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jeudi 12 février 2026

La surprenante résilience de l’économie israélienne

Temps de lecture : 2 minutes

bourse Tel Aviv 2025

La guerre que mène Israël contre les terroristes du Hamas et du Hezbollah lui coûte cher en dépenses militaires. Les finances publiques en souffrent nécessairement. La banque américaine JP Morgan prévoit un déficit de 6,2% du PIB cette année, conforme aux prévisions du ministère israélien des Finances (6%). Un chiffre élevé certes, mais finalement pas si éloigné du déficit français qui était, faut-il le rappeler, de 5,8% du PIB en 2024.

Un déficit public limité malgré deux ans de guerre

Si Israël connaît un déficit relativement faible après deux années de guerre, c’est essentiellement parce que le pays avait d’excellents ratios avant le conflit. En 2022, il avait un excédent budgétaire de 0,4% du PIB.
Au début de la guerre, le ratio dette/PIB était d’environ 60% et le taux de chômage d’environ 3%.

Aujourd’hui, la bourse de Tel Aviv figure parmi les marchés les plus performants au monde, et les indices TA-125 et TA-35 ont bondi de plus de 28% depuis le début de l’année, dépassant de loin le S&P 500 (+12%), le Nikkei (+11%) ou le CAC 40 (+7%). La Banque d’Israël table sur une croissance de 3,3% cette année.

La confiance des investisseurs internationaux

Depuis trois décennies, le secteur des hautes technologies est le moteur de la croissance d’Israël, et il le reste aujourd’hui. Les tirs de roquettes n’ont pas empêché les entrepreneurs de conclure des accords de fusion-acquisition.
Les ventes récentes de Wiz à Alphabet, la maison-mère de Google, pour 32 milliards de dollars (Md$) et de CyberArk par Palo Alto Networks pour 25 Md$, reflètent la confiance des investisseurs internationaux.

Ceux-ci sont également conscients que les derniers succès militaires d’Israël ont permis de réduire les menaces en provenance de l’Iran et de ses affidés et rendent le paysage géopolitique finalement plus sûr.

Si le tourisme a diminué, les exportations restent solides. Et la demande mondiale croissante pour des systèmes de défense ouvre de nouvelles perspectives, Israël étant, comme chacun le sait, un des leaders en la matière.

La remarquable résilience de l’économie israélienne est en grande partie due à son potentiel de croissance et à ses fondamentaux solides. Dans quel état serait la France si elle avait connu deux ans de guerre ?

Ce n’est sûrement pas en négociant avec la gauche de nouvelles dépenses que le Premier ministre risque d’améliorer la situation de la France. S’engager sur la voie des réformes n’est plus une option si l’on veut retrouver une économie solide capable de faire face aux coups durs.

Illustration de couverture, Azrieliflag ©Fipplet via Wikimedia Commons

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10 réponses

  1. Israël est un petit état-nation exemplaire de courage et de résilience. Autrefois j’étais indifférent à cette histoire du Proche-Orient, mais le déchaînement continuel des campagnes d’opinion contre Israël m’a ouvert les yeux. Ce pays serait coupable de se défendre contre ses agresseurs ? Ce peuple qui a vécu l’enfer refuse de se laisser massacrer en silence dans le « silence des pantoufles » de l’ONU et des intellectuels islamo-gauchistes. La vitalité économique de ce pays, malgré la guerre, procède aussi de cette vitalité existentielle. Au lieu de le critiquer (de le jalouser), inspirons-nous de lui.

    1. C’est bien ça le problème chez Contrepoints comme dans d’autres cercles d’obédience libérale, nous avons et nous aurons toujours la droite la plus bête du monde.

      1. Et moi je déplore ces « intelligents » qui vont se faire applaudir à la Fête de l’Humanité ou fricoter dans les cercles islamistes…

    2. Entièrement d’accord. Et pour ce qui est de la cause palestinienne, on peut vraiment ce demander ce que font les états voisins comme la Jordanie, la Syrie ou l’Egypte ou les pays arabes hyper prospères du Golfe – et dans une moindre mesure la Turquie qui fut très influente dans la région – pour aider leurs coreligionnaires car ils ont vraiment les moyens de les aider efficacement au plan économique.
      Au lieu de ça, les dirigeants de ces pays – tous des démocrates exemplaires comme notre führer potentiel Mélenchon – préfèrent manipuler ce peuple pour en faire un martyr, recruter des idiots utiles chez les frustrés « de gauche » de chez nous (France, Belgique et Espagne surtout), inciter à tuer des Juifs et viser à éliminer Israël.

  2. Étonnant de la part d’un site libéral et c’est pour cela qu’on vous lit d’ailleurs, la mise en exergue d’un état hyper- nationaliste alors que vous fustigez la moindre dérive nationaliste, patriote ou souverainiste d’autres pays…..

    1. C’est un Etat qui se bat pour sa survie ! Et on fustige les faux patriotes-souverainistes, ceux qui le sont avec l’Occident et se couchent devant la Russie de Poutine !

  3. Surprenant ! La mise en exergue d’un état hyper – nationaliste de la part d’un site se revendiquant libéral alors que le moindre soupçon de nationalisme, de souverainisme, ou de patriotisme pour d’autres pays dont la France est soumis à vos critiques…..comme c’est bizarre …!

  4. Moralité : un état nationaliste et patriote s’en sort plutôt bien. Je suis tout à fait d’accord avec vous sauf bien sur la France qui doit être ouverte, inclusive, multiculturelle…ben voyons !.

  5. Il faut soutenir Israël dans sa prise de contrôle de Gaza et lui demander, une fois le Hamas iranien extirpé, de programmer la mise en place d’une démocratie palestinienne qui ne soit pas sous influence des tyrannies islamistes environnantes.
    La seule question : comment faire prospérer une nation si petite ?

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