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mercredi 10 juin 2026

Rencontres historiques entre les représentants du Liban et d’Israël

Temps de lecture : 2 minutes

Une rencontre historique, avec une France malheureusement hors-jeu des négociations pour l’avenir d’un pays avec qui elle a eu et a encore des relations historiques étroites. L’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh Mouawad et l’ambassadeur israélien Yehiel Leiter, se sont rencontrés mercredi soir sous l’égide du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, pour amorcer le début de négociations en vue d’une normalisation des relations entre leurs deux pays, techniquement en guerre depuis 1948. La dernière rencontre de ce niveau remontait à… 1993.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « va parler » avec le président libanais Joseph Aoun, a déclaré jeudi la ministre israélienne de l’Innovation, Gila Gamliel. « Le Premier ministre va parler pour la première fois avec le président du Liban après de si nombreuses années de rupture totale du dialogue entre les deux pays, a déclaré Mme Gamliel sans préciser exactement quand et comment les deux hommes allaient s’entretenir. « Un processus historique est en train de se produire ici à tous les égards pour éradiquer la menace du mouvement islamiste libanais Hezbollah », a-t-elle ajouté. Jamais des chefs d’Etat ou de gouvernement israélien et libanais ne se sont parlé directement. Donald Trump a précisé que cet éventuel accord n’entrait pas dans le cadre des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran visant à obtenir une fin durable du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran. Une trêve est en vigueur depuis le 8 avril.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars après avoir attaqué Israël en représailles à l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, a dénoncé les discussions entre les deux pays, les qualifiant de « capitulation ».

La France est à l’écart des négociations à la demande d’Israël, ce qui ne semble au demeurant pas avoir chagriné le gouvernement libanais, en raison de la complaisance de l’Elysée envers le Hezbollah, présenté comme une « force de stabilisation au Liban », contre toute évidence. Cette milice terroriste a, au contraire, mis en coupe réglé ce pays de dix millions d’habitants qui était jusqu’à la guerre civile de 1974 présenté comme la Suisse du Moyen-Orient. On peine même à discerner les régions du monde où la politique étrangère de Paris est saluée aujourd’hui, hormis les discours de convenance comme récemment au Japon et le dossier ukrainien…

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2 réponses

  1. La veulerie de notre PR le conduit à toujours plus de compromissions avec les terroristes moyen_orientaux

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