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samedi 13 décembre 2025

L’aile droite des députés macronistes s’oppose à toute hausse des impôts

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Environ 27 députés appartenant à l’aile droite de la macronie s’opposent dans une tribune à la hausse des impôts (« Le rétablissement des comptes publics passe avant tout par la création de richesses et le plein-emploi », La Tribune Dimanche, 29 septembre 2024). Malheureusement, il y a à boire et à manger…

De prime abord, nous ne pourrons que saluer le courage, pour ne pas dire, compte tenu de l’ambiance actuelle, l’inconscience, de Mathieu Lefèvre, de Charles Rodwell et des 25 autres signataires, dont l’ancien ministre du Budget, Eric Woerth, qui donne par ailleurs un entretien dans la même page du quotidien (« Impôts, ne touchons surtout à rien »).

En effet, ces parlementaires refusent une hausse de la fiscalité (« Trop d’impôt tue l’impôt. La justice sociale ne saurait constituer le prétexte d’un défouloir fiscal »), rejettent une baisse des dépenses dites régaliennes de l’État (armées, intérieur et justice) et prônent la baisse des dépenses publiques. Une position qui les distingue des extrêmes, de l’extrême gauche en particulier bien entendu, mais aussi de l’aile gauche de la macronie et du centre.

Pour autant, on sent les auteurs de la tribune quelque peu gênés aux entournures. Ils se glorifient des réalisations du macronisme depuis 2017, entres autres des baisses d’impôts sur les entreprises comme sur les particuliers (« 60 milliards d’euros sur 7 ans ! »), alors même qu’il s’agit d’un montant réduit et qu’ils sont obligés de reconnaître que le taux français des prélèvements obligatoires est l’un des plus élevés au monde (en fait, régulièrement le plus élevé) et que la dépense publique a doublé depuis 2000 (en préférant opportunément cette année-là aux chiffres largement aggravés depuis 2017…).

On regrettera aussi que la tribune se contente de parler de la (nécessaire) baisse des dépenses publiques sans dire un mot du périmètre de l’État et, par une sorte de « en même temps », qu’elle se réfère au financement de « notre modèle social » sans remettre en cause ce modèle ruineux.

Terminons cependant par une note positive en se disant qu’il y aura tout de même un certain nombre de parlementaires « récupérables » lorsqu’une offre politique libérale sera portée au plus haut niveau.

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