Le gouvernement du président Javier Milei a réalisé des progrès « impressionnants » dans la lutte contre l’inflation et le resserrement de la politique budgétaire, a estimé vendredi l’agence de notation Fitch. Cela lui a valu deux relèvements de note depuis fin 2024, le portant à CCC+, soit sept dans la catégorie spéculative.
Selon les données officielles les plus récentes de l’INDEC (Institut national de statistique et de recensement d’Argentine), publiées il y a deux semaines, l’inflation mensuelle s’est établie à seulement 2,9 % en février dernier, environ dix fois moins que lors de l’arrivée au pouvoir du président libéral radical, Javier Milei, en décembre 2024. En rythme annuel, la dérive des prix reste de 33,1 % en février. Les projections du Fonds monétaire internationale et de la Banque mondiale pour la croissance du PIB réel de l’Argentine en 2026 convergent autour de 4 %.
Mais « l’accumulation de réserves de la banque centrale est la pièce manquante », a estimé un responsable de Fitch, une des trois grandes agences internationales de référence de la situation financière d’Etats et de grandes entreprises, lors d’une interview auprès d’agences de presse. « Pour franchir cette nouvelle étape vers la note B-, nous aimerions voir le gouvernement acheter suffisamment de dollars pour rembourser sa dette et se constituer une réserve de sécurité pour l’avenir ». L’Argentine, qui s’est retrouvé à plusieurs reprises en défaut de paiement, doit honorer près de 4,2 milliards de dollars de paiements sur des obligations en devises étrangères en juillet.
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Une réponse
Il arrivera aussi en France que la dette ne pourra plus être honorée, les expédients, rafistolages et augmentations d’impôt ne peuvent pas durer éternellement. Et la France ne contrôle plus la planche à billets qui lui aurait permis de s’en sortir avec cet impôt insidieux qu’est l’inflation. On ne parle plus du FMI, mais son tour viendra, préparons nous à des moments difficiles, la cigale de la fable a souffert pendant l’hiver.