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jeudi 12 février 2026

La défaite électorale n’entamera pas les réformes lancées par Javier Milei

Temps de lecture : 2 minutes

Le président libéral radical argentin, Javier Milei, a réaffirmé mercredi que son programme économique ne bougera « pas d’un millimètre » malgré un revers électoral dimanche, réitérant comme priorités « l’équilibre budgétaire », une politique de change semi-flottant, et se réclamant de l’appui du Fonds monétaire international (FMI). « En plus, nous continuerons à déréguler » l’économie, ajoute le message, conclu du classique « VLLC! », acronyme pour le slogan de Milei « Vive la liberté, bordel ! »

Le parti de Javier Milei, La Libertad Avanza, a subi dimanche dernier un net revers lors d’une élection régionale dans la province de Buenos Aires, qui concentre un tiers des électeurs du pays, perçue comme un test en vue des législatives nationales de mi-mandat en octobre : il a été largement devancé par l’opposition péroniste (33,71% pour Milei contre 47,28% pour les péronistes). Car l’indéniable succès du gouvernement Milei contre l’inflation, et en matière de lutte contre les gaspillages d’argent public et de corruption, tarde à s’imposer dans la population, qui perçoit surtout l’austérité budgétaire de la « tronçonneuse » dans la santé, l’université, les retraites, et l’impact de la récession (-1,8 en 2024) sur la consommation et l’emploi. Le taux de pauvreté a pourtant reculé de presque vingt points depuis le printemps 2024. Un échec à relativiser, toutefois, son parti a gagné dix points par rapport aux dernières élections et une victoire de Javier Milei aurait tenu de l’exploit dans ce fief péroniste.

L’inflation est passée en un an et demi de 40 % à 1,3 % par mois

La devise argentine, le peso, était sous pression depuis plusieurs semaines, dans un contexte de nervosité pré-électorale des marchés financiers et d’une hypothèse de changement de cap économique par rapport à la drastique austérité budgétaire depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei fin 2023, pour juguler l’inflation. Cette dernière est passé en un an et demi de 40 % à 1,3 % par mois

Lors du scrutin du 26 octobre, se renouvelleront un tiers du Sénat et la moitié des députés, un scrutin-clef pour M. Milei qui, depuis décembre 2023, gouverne avec une minorité législative, et a vu plusieurs de ses réformes amputées par un Parlement retors.

Illustration de couverture ©Freepik

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5 réponses

  1. On peut supposer que Buenos-Aires était la province qui bénéficiait le plus des largesses des gouvernements péroniste et donc celle qui a été le plus impacté par les réformes.

  2. Je penses que, hélas, la carrière politique de Milei sera courte, le socialisme à trop d’attrait pour les foule décérébrés qui sont largement majoritaires dans le monde.

  3. Je suis persuadée que « plusieurs de ses réformes amputées par un Parlement retors » explique le fait que le positif « tarde à s’imposer dans la population, qui perçoit surtout l’austérité budgétaire de la « tronçonneuse » dans la santé, l’université, les retraites ».
    On le voit bien chez nous avec les lois joyeusement rétorquées par notre magnifique conseil constitutionnel majoritairement socialiste grâce à notre président présenté comme libéral. Ensuite, c’est facile de dire que par exemple Retailleau n’a pas tenu ses engagements.

  4. Question posée à ‘IA :
    « Parmi les drogués, quel pourcentage souhaite faire une cure de désintoxication? »
    Réponse :
     » On peut estimer de 20 à 30% ! » disons 25%
    Donc, dans une population droguée aux subventions, obtenir 33,7% de votes n’est pas si mal!

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