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dimanche 10 mai 2026

Le cannabis est une drogue dangereuse

Temps de lecture : 2 minutes

De plus en plus de voix s’élèvent en faveur de la légalisation de certaines drogues « douces » afin de lutter contre le trafic de stupéfiants. Nous avons écrit plusieurs fois, en prenant des exemples dans les Etats américains, que cela ne résoudrait rien. Les dealers sont  prompts à s’adapter. Ils ne ferment pas boutique du jour au lendemain, ils vendent d’autres produits, fort probablement plus durs et plus dangereux. De surcroît, on ne le dit pas assez, les prétendues drogues « douces » ne le sont pas vraiment. Aux Etats-Unis, la consommation de cannabis a considérablement augmenté lorsqu’il est devenu plus accessible et mieux accepté. Des études ont établi par exemple que chez les 35 ans, environ une personne sur huit consomme maintenant du cannabis quotidiennement (alors que pour l’alcool, c’est une sur vingt !). Or, la science médicale n’est pas avare de mises en garde contre ses dangers : pression accrue sur les vaisseaux sanguins, potentiel dysfonctionnement du muscle cardiaque, troubles neurologiques… Une étude présentée au Collège américain de cardiologie en mars 2025 a par exemple révélé que les risques de crise cardiaque et d’AVC sont, respectivement, six et quatre fois supérieurs chez les moins de 50 ans accros au cannabis que chez les autres. Selon une autre étude sortie cette année, les cas de schizophrénie associés à la consommation de cannabis ont presque triplé après la libéralisation de la législation canadienne.

Enfin, d’autres recherches ont montré que paradoxalement, le cannabis accroît l’agressivité, les idées suicidaires et la dépression alors qu’il est parfois utilisé comme substance relaxante, voire apte à soulager des troubles mentaux… Les risques de décès seraient multipliés par trois dans les cinq années suivantes et les risques de suicide, décuplés, chez patients hospitalisés pour des problèmes liés à une surconsommation. Il se trouvera toujours des sceptiques ou des « progressistes » pour balayer ces études et ces recherches, mais la convergence des résultats devrait pourtant inciter tout un chacun à ne pas les prendre à la légère.

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28 réponses

  1. Sans parler de ceux qui fument le chichon et prennent le volant.
    La drogue, comme tout principe actif a des effets secondaires y compris le canabis.
    Après… chacun fait ce qui lui plaît tant que cela ne nuit pas à autrui (je suis libéral).

  2. La légalisation des drogues douces est une vieille antienne soixante huitarde du fond de commerce des progressistes de tout poil
    Cette mise en pratique très diversifiée suivant les qq pays qui ont commencé ne montre pas de bilan positif tant en terme de consommation que de trafic et de violence

  3. Jugement de valeur et arguments utilitaristes. C’est un positionnement idéologique typiquement socialiste. C’est assez cocasse de lire autant d’articles sur un site aux idées dites « libérales », non ?

      1. Ceux qui s’empiffrent de canabis sont parfaitement conscient de ce qu’ils font. L’information sur les dangers du canabis est disponible.
        De toute façon c’est de leur responsabilité pas de la mienne.

      2. Je n’ai pas dit le contraire.
        Alors oui, le cannabis est potentiellement dangereux, la question essentielle est de savoir si chacun est maître de son corps, de sa santé ou si ce concept de « santé publique » a un sens. Si l’état peut m’interdire de consommer tel ou tel produit, même nocif, quid de ma souveraineté ?

  4. Il faut légaliser ! après avoir vu l’échec de ces 25 dernières années.
    On parle d’un marché a 4 milliards d’euros en France.
    On aurait pu rembourser la dette publique a hauteur de plus de 100 milliards si on avait légaliser dans les années 2000.
    Il faut voir la réalité que l’on a des produits de plus en plus fort avec aucun contrôle. Il faut que nos dirigeants prennent au sérieux ce problème de santé publique

  5. Si on ne peut pas légaliser quelque chose de dangereux, la liste risque d’être longue. Alcool, cigarette, circulation automobile, sports extrême etc… Les états qui ont légalisé la consommation du cannabis, ont légalisé et non libéralisé ce qui n’est pas pareil.. Le premier ce fait avec une tonne de réglementations qui pour le consommateur n’y voit pas beaucoup d’intérêt et continue à s’approvisionner au marché noir et le second, c’est d’en faire un libre commerce. Rendre le commerce légal plus compétitif que le marché illégal. Le consommateur aura plus intérêt vis-à-vis de la loi de s’approvisionner dans un marché légal.

    Milton Freidman avait calculé que libéraliser le marché de toutes les drogues en prenant compte les coûts de la répression, les guerres entre gangs, les coûts des procès, les séjours en prison, les coûts liés à la santé et des overdoses due à la mauvaise qualité des stupéfiants coûteraient bien moins cher à la société en libéralisant toutes les drogues. Il n’ a néanmoins jamais affirmé que tout les problèmes liés au commerce de la drogue illégales allaient disparaître. Mais il faisait le choix du moins pire des solutions. Aujourd’hui je ne sais pas si libéraliser le marché de la drogue serait possible tant les cartels sont devenus très puissants et iraient sans problème assassiner les vendeurs des commerces légaux. Si la France devenait un narco- état faudra pas jouer les étonnés. 60 ans d’une politique qui ne fonctionne nul part, ce n’est plus une mauvaise appréciation, mais une cécité volontaire. En France il nous sorte le postulat qu’il faut aussi punir le consommateur. Pour eux « : pas de consommateur, pas de vendeur « . On sait avec la loi de Say que c’est l’offre qui crée sa propre demande. Bref ça continue dans l’erreur.

  6. L’alcool est aussi un produit dangereux qui fait des ravages : accident, violence, cancer. Pourtant, la fin de la prohibition a été un véritable progrès. Et une information sur ces dangers a fait baisser la consommation. En revanche il faut punir plus gravement ceux qui causent des accidents ou des actes violents suis l’emprise de la drogue.

  7. Les ravages du cannabis… Vraiment ???
    Vous ne savez vraisemblablement pas de quoi vous parlez.
    Mais peu importe, la libéralisation des drogues est un principe fondamental de la liberté individuelle.
    Liberté, responsabilité.

  8. 30% des accidents mortels sur les routes en France est due à l’alcool. 10% sont dues aux smartphones. Pourtant téléphoner ne bousille pas la santé par définition.

    1. Oui, c’est pour ça que téléphoner au volant c’est permis confisqué et grosse amende… Mais ça ne provoque pas la schizophrénie et ne multiplie par le taux de suicide par dix

      1. Correlation ne veut pas dire  » la cause  » . Les suicides ont des causes multiples. Des fumeurs de cannabis qui se suicident ne la font pas forcément à cause du cannabis. Beaucoup de non fumeur se suicident également.

  9. Milton Freidman n’ était pas vraiment un soixante huitard.

    Légaliser avec des restrictions et des réglementations ne va forcément pas marcher.

    Ce serait comme réglementer la consommation du vin pour lutter contre l’alcoolisme en autorisant l’achat que d’une bouteille de vin par semaine et seulement 2 verres de vin par jour au bistrot avec une réduction d’alcool à 5% et une limitation de deux hectares de vigne par personne qui veut produire son vin et venir après expliquer que ça marche pas car ça créé un marché noir du vin.

  10. Faire mon bien contre ma volonté et protéger la société. Etes vous socialiste, écologiste ou fasciste ?
    Définitivement les libéraux sont pour la fin de la prohibition. Question de principe. Non négociable.
    Le libéralisme ne s’arrête pas au taux d’imposition des milliardaires…

  11. Finalement, à lire les commentaires, il est évident que les personnes en faveur de la légalisation du cannabis ne seront jamais prêts à écouter les arguments de ceux qui sont contre. Un dialogue impossible.

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