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mercredi 10 juin 2026

Aux Etats-Unis, le cannabis tue sur la route : jusqu’à 40% d’accidents mortels dans certains comtés

Temps de lecture : 2 minutes

Des chercheurs de l’Université Wright State ont analysé les résultats d’autopsies de conducteurs victimes d’accidents de voiture dans le comté de Montgomery (Ohio) entre janvier 2019 et septembre 2024. Plus de quatre sur dix ont été testés positifs au THC, un ingrédient psychoactif du cannabis, avec un taux moyen de 30,7 nanogrammes. C’est plus de six fois le niveau qui affaiblit les facultés psychologiques et physiques.

Il faut savoir que le cannabis d’aujourd’hui est cinq fois plus puissant que celui que les boomers fumaient quand ils étaient jeunes ; il en faut donc beaucoup moins pour se retrouver dans un état second.

Interpeller les conducteurs au volant est difficile car les éthylotests ne détectent pas la consommation récente de cannabis. Pourtant, elle contribue sans aucun doute à l’augmentation du nombre d’accidents que l’on a observé au cours de la dernière décennie, malgré la sécurité accrue des voitures et la baisse de la consommation d’alcool. Selon une enquête fédérale, près d’un quart des 18-25 ans et 15% au-delà, en ont consommé au cours du dernier mois. Une étude publiée au printemps dernier dans le Journal of the American College of Cardiology en a révélé les risques : risque six fois plus élevé de crise cardiaque chez les moins de 50 ans même indemnes de maladies cardiovasculaires, risque quatre fois plus élevé d’accident vasculaire cérébral. Certains défendent la légalisation des drogues en arguant du fait, entre autres, qu’une consommation mieux encadrée, avec des produits mieux contrôlés, sera moins dangereuse pour la santé. Ce qui se passe aux Etats-Unis montre le contraire.  Tout a augmenté, la consommation, les décès, les problèmes de santé. Et aussi la production ! Le mois dernier, les autorités californiennes ont détruit plus de 20 000 plants de cannabis illégaux en interrompant le cours d’opérations menées par des organisations criminelles transnationales. Elles ont également découvert des armes à feu et des pesticides dangereux qui contaminent l’environnement.

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8 réponses

  1. L’alcool est autorisé à la consommation mais interdit sur la route. Le canabis s’il est un jour libéralisé en France sera interdit sur la route, comme il l’est aujourd’hui d’ailleurs. Je ne vois pas le problème. Chacun est propriétaire de son corps et libre de prendre de la drogue.

  2. La légalisation du cannabis en Californie et au Colorado est un système trop réglementé.  » Maximum autorisé de grammes de cannabis sur soit et par jour, plafond du taux de THC, culture personnelle également réglementé etc.. « . La depenalisations du cannabis n’est pas un échec, c’est une fois de plus à cause des travers de l’état à vouloir réguler un marché qui est la cause de l’échec de ces pseudos légalisations. Revoir l’étude de Milton Freidman dans les années 70 chiffre à l’appui, comment une libéralisations des drogues coûterait en terme de répression et de dommages sanitaires beaucoup moins cher que la prohibition qui n’a jamais rien résolu et ce jusqu’à aujourd’hui.

    Si dans les états la depenalisations est un échec et que le marché illégal prospère toujours c’est que ce dernier fait un commerce rationnels face à un pseudo commerce avec des réglementations étatiques et rigides. La baisse de la consommation d’alcool aux États-Unis, ce n’est pas grâce à une prohibition de l’alcool. Le taux de THC est aussi plus élevé dans le cannabis illégal. Donc ça va rien changer. Laissons le commerce illégal continuer à prospérer seul, avec ses problèmes sanitaires et la criminalité entre gangs et cartels. Décidément le pays de la prohibition de l’alcool n’a rien retenu des leçons de l’interdiction d’un produit de consommation courant.

  3. Dans la mesure ou la consommation d’alcool est légale je ne vois pas en quoi celle de cannabis poserait un problème.
    Son utilisation est interdite dur la route, tout comme celle d’alcool.

  4. C’est faux. Mais quand bien même, si tel est mon bon plaisir, quel principe libéral pourrait m’en empêcher ?
    Mon corps est à moi, j’y mets ce que bon me semble.

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