La verbosité et la gâchis. Tout individu sensé a pu découvrir par lui-même que l'école républicaine, donc démocratique, n'a pas pour objet de niveler les connaissances au niveau de celles des élèves les moins doués mais celui de détecter la différence entre leurs aptitudes respectives et de les encourager à suivre et à développer la voie qui leur convient le mieux.
C'est ainsi qu'elle se doit d’accompagner aussi efficacement les plus doués intellectuellement sur une trajectoire d'excellence conduisant, par exemple, aux classes préparatoires et aux grands concours que ceux qui sont attirés précocement par l'exercice d'une activité plus manuelle, en les orientant vers une filière d'apprentissage qui pourra être, pour eux, tout aussi épanouissante que la précédente, pour ceux qui sont fait pour cela.
Mais tout cela passe par des cours magistraux, qui enseignent d'abord les outils de base que sont la lecture, le calcul, l'écriture et l'aptitude à s'exprimer correctement en Français, indispensable aussi bien dans les disciplines littéraires que dans les disciplines scientifiques pour bien les comprendre, savoir en débattre et, le cas échéant, savoir les transmettre.
L'homme a mis des millénaires à se forger des connaissances et à les mettre en ordre. Le cours magistral enseigne en quelques années un résumé de ces tâtonnements interminables. Vouloir que les enfants redécouvrent seuls, sans cours magistraux, tout ce processus multi-millénaire relève d'une idéologie aussi obtuse que totalement imbécile.
Le cours magistral enseigne également l'ordre, la méthode et le sens de l'autorité nécessaire à la structuration de toute société efficace, qui ne saurait être ni une armée de colonels ni une chienlit aussi désorganisée que la population d'une fourmilière renversée et dispersée par un coup de pied. Il n'a certes pas pour objet d'empêcher les élèves d'acquérir aussi le sens de l'observation directe ni celui de l'expérimentation. De mon temps (hélas très ancien) les "leçons de chose" et les "travaux pratiques" le faisaient plutôt bien.
C'est comme cela que l'on construit une vraie démocratie et non pas en prônant, dans un jargon incompréhensible, la mise en place d'une pétaudière égalitariste dont les autres pays civilisés et développés se moquent de plus en plus ouvertement.
Bernard ROLET
Ingénieur de l'Ecole Centrale Paris
Ancien cadre dirigeant de l'industrie chimique
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La verbosité et la gâchis.
Tout individu sensé a pu découvrir par lui-même que l'école républicaine, donc démocratique, n'a pas pour objet de niveler les connaissances au niveau de celles des élèves les moins doués mais celui de détecter la différence entre leurs aptitudes respectives et de les encourager à suivre et à développer la voie qui leur convient le mieux.
C'est ainsi qu'elle se doit d’accompagner aussi efficacement les plus doués intellectuellement sur une trajectoire d'excellence conduisant, par exemple, aux classes préparatoires et aux grands concours que ceux qui sont attirés précocement par l'exercice d'une activité plus manuelle, en les orientant vers une filière d'apprentissage qui pourra être, pour eux, tout aussi épanouissante que la précédente, pour ceux qui sont fait pour cela.
Mais tout cela passe par des cours magistraux, qui enseignent d'abord les outils de base que sont la lecture, le calcul, l'écriture et l'aptitude à s'exprimer correctement en Français, indispensable aussi bien dans les disciplines littéraires que dans les disciplines scientifiques pour bien les comprendre, savoir en débattre et, le cas échéant, savoir les transmettre.
L'homme a mis des millénaires à se forger des connaissances et à les mettre en ordre. Le cours magistral enseigne en quelques années un résumé de ces tâtonnements interminables. Vouloir que les enfants redécouvrent seuls, sans cours magistraux, tout ce processus multi-millénaire relève d'une idéologie aussi obtuse que totalement imbécile.
Le cours magistral enseigne également l'ordre, la méthode et le sens de l'autorité nécessaire à la structuration de toute société efficace, qui ne saurait être ni une armée de colonels ni une chienlit aussi désorganisée que la population d'une fourmilière renversée et dispersée par un coup de pied. Il n'a certes pas pour objet d'empêcher les élèves d'acquérir aussi le sens de l'observation directe ni celui de l'expérimentation. De mon temps (hélas très ancien) les "leçons de chose" et les "travaux pratiques" le faisaient plutôt bien.
C'est comme cela que l'on construit une vraie démocratie et non pas en prônant, dans un jargon incompréhensible, la mise en place d'une pétaudière égalitariste dont les autres pays civilisés et développés se moquent de plus en plus ouvertement.
Bernard ROLET
Ingénieur de l'Ecole Centrale Paris
Ancien cadre dirigeant de l'industrie chimique