Pas un jour sans entendre le couplet sur la nécessité de réduire les émissions de CO2. Journalistes, écologistes, certains scientifiques, militants divers… ils sont tous d’accord : le CO2 est l’ennemi absolu. Pourtant, la recherche vient de nous apporter quelques preuves de son utilité. Une étude récente montre par exemple un fait surprenant : la taille moyenne des arbres en Amazonie a augmenté de 3,3 % par décennie, ce qui coïncide avec la hausse des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Publiée dans la revue scientifique Nature Plants, elle a été menée par une équipe internationale de chercheurs de plus de 60 universités d’Amérique du Sud et du Royaume-Uni, dont celles de Birmingham, Bristol et Leeds. Ces spécialistes des forêts tropicales ont mesuré des arbres dans 188 parcelles et constaté une augmentation de leur taille qui se poursuit depuis au moins 30 ans.
Selon l’étude, le changement climatique et le dioxyde de carbone modifient le fonctionnement des forêts à l’échelle mondiale, même si leurs effets sur la structure même de ces zones restent flous. Grâce à la fertilisation par le COâ‚‚ ou aux dépôts d’azote, les grands arbres, ceux qui ont le meilleur accès à la lumière, bénéficient de ressources supplémentaires. Ils ont augmenté en nombre et en taille. Le phénomène a été moins important pour les spécimens plus petits, mais on a pu l’observer quand même. Ces données concordent avec une augmentation du CO2 dans l’atmosphère, ce qui indique, selon les chercheurs, que « les impacts négatifs du changement climatique sur les forêts et les grands arbres ont jusqu’à présent été atténués par les effets positifs. » Il serait peut-être prudent de s’informer très sérieusement auprès de sources autorisées et diverses, et de modérer quelque peu la « lutte » contre le CO2.
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7 réponses
Le boost de croissance des plantes avec du CO2 est bien connu des maraîchers et des aquariophiles.
Malheureusement ça ne suffira pas pour faire repousser les glaciers alpins…
Le CO2 est vital : le jour il est absorbé par les plantes, qui rejettent l’oxygène (O2) et gardent le carbone (C) pour se construire. S’il y a plus de CO2, pas étonnant que les plantes poussent plus. C’est d’ailleurs ce que je constate dans mon jardin. La nuit les plantes absorbent de l’oxygène mais moins qu’elles n’en produisent dans la journée.
Bon sens : c’est une succession d’évidences!
La CO2 est ajoutée aux serres précisément pour augmenter la croissance des plantes…
J’ai vécu 3 ans en Amazonie péruvienne. La nature y est d’une vitalité extraordinaire. Défrichez une parcelle de quelques hectares et abandonnez là 4 ou 5 ans, vous ne retrouverez même pas où c’était tellement la végétation aura repris le dessus. Il n’y aura pas encore de grands arbres bien sûr, mais la végétation sera tellement dense que vous ne pourrez pas y accéder. On dit que l’homme fait souffrir la nature, c’est vrai dans bien des cas mais la nature sait se venger quand elle en a une opportunité. Les écolos sont des vendeurs de peur, leur ennemi c’est le climat qui se réchauffe. Ennemi bien commode qui ne proteste pas, ne fait pas grève, ne manifeste pas, ne contredit pas, être écolo est une autre façon d’espérer arriver au pouvoir quand on n’a pas d’argument convaincant pour résoudre les problèmes urgents.
Bof !
J’ai un autre scoop… pour lutter contre les anticapitalistes du GIEC : la chaleur tue moins que le froid.
Voilà , voilà .
Mais on va pas loin avec ce genre d’argumentaire.
Il en existe heureusement de plus sérieux…
La lutte contre le CO2.
Son principal objectif est la respiration des citadins dans les villes, au risque de faire payer la facture à tout le monde.
C’est d’ailleurs dans les villes qu’il y a la plus grande majorité des écologistes.
S’ils aimaient autant la nature qu’ils le prétendent, ils habiteraient en campagne.