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mercredi 27 mai 2026

Le déficit public britannique a atteint 83.8 milliards de livres sterling

Temps de lecture : 2 minutes

La livre sterling a nettement dévissé ce vendredi, plombée par un déficit public britannique plus lourd qu’escompté : le niveau des emprunts entre avril et août a atteint 83,8 milliards de livres, soit « le deuxième plus haut niveau d’emprunts » sur la période « depuis le début des relevés mensuels en 1993, après celui de 2020 », en pleine pandémie, selon l’Office national des statistiques. Un emprunt de 73 milliards de livres est prévu.

De quoi « susciter des interrogations sur la viabilité des finances publiques et la nécessité d’augmenter les impôts lors du prochain budget », indique Kathleen Brooks, analyste chez XTB. La présentation du budget fin novembre se présente donc comme un exercice redoutable pour un gouvernement travailliste dont la popularité a connu une chute vertigineuse depuis son triomphe, sur les décombres des Tories, le parti de Thatcher qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut, aux législatives de juillet 2024.

L’extrême droite n’a quasiment jamais existé au Royaume Uni depuis l’instauration de la démocratie parlementaire il y a près de 340 ans

Loin de la légende selon laquelle les Travaillistes au Royaume-Uni pourraient s’avérer gestionnaires plus raisonnables des dépenses publiques que les conservateurs, à l’image de ce qui se constate parfois dans les pays scandinaves, tout indique que les dépenses sont hors de contrôle désormais outre-Manche. Les Travaillistes sont désormais derrière le parti xénophobe et anti-européen Reform UK de Nigel Farrage dans les sondages, une anomalie d’autant plus impressionnante que l’extrême droite n’a quasiment jamais existé au Royaume Uni depuis l’instauration de la démocratie parlementaire il y a près de 340 ans.

Parallèlement, la saine gestion des dépenses publiques du gouvernement italien dirigé par Giorgia Meloni, devait être récompensé vendredi soir par une amélioration de la note de la dette souveraine à BB+. Deux crans en dessous du A+ de l’Etat français suite à la dégradation de vendredi dernier. En fait, depuis quelques jours, la prime de risque sur les emprunts d’Etat italiens est légèrement inférieure à celle sur les bons du Trésor français. Pour la première fois depuis la pandémie, l’Italie va dégager un déficit inférieur à 3 % du PIB (en fait, hors service de la dette, Rome dégage un excédent depuis trois ans, ce qui semble inaccessible à la France avant…. très très longtemps sur les bases actuelles).

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2 réponses

  1. Rome nous montre le bon chemin. On ne saurait trop féliciter les Romains d’avoir civilisé la Gaule du temps de Jules !

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