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dimanche 10 mai 2026

Le nombre de morts causées par la pollution de l’air ne cesse de chuter 

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Combien sont-elles ? 40 000 ? 400 000 ? 4 millions ? Les écologistes adorent lancer des chiffres évaluant les victimes de la pollution de l’air. C’est un jeu macabre, c’est n’importe quoi mais ils s’en donnent à cœur joie. Il est vrai que voir des villes congestionnées par les voitures et enveloppées d’un brouillard gris, des bouchons s’étirant sur des kilomètres, des façades noircies, cela fait parfois peur.

Mais que disent réellement les chiffres ? Pour ne pas tomber dans les pièges alarmistes de la propagande écologiste, il faut aller à la source. Selon le rapport « État de l’air mondial » (2024), résultant d’une collaboration entre le Health Effects Institute et le projet « Global Burden of Disease » de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, environ 8 millions de décès pouvaient être imputés en 2021 à la pollution de l’air, dont plus de 700 000 enfants de moins de 5 ans. C’est beaucoup. Les régions les plus touchées se situent en Asie du Sud et en Afrique.

Cependant, le même rapport apporte un facteur d’espoir car on observe dans ces pays une baisse continue des décès dus à la pollution atmosphérique : moins 36% depuis 2020 (35% chez les enfants). Au niveau mondial, toujours depuis 2000, le taux de mortalité  dit « standardisé » (méthode permettant des comparaisons fiables entre populations très différentes) établi selon l’âge et lié à la pollution de l’air, a diminué de 61 %. Les écologistes ne le diront pas.

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18 réponses

  1. Et pourtant ils sont aux abonnés absents quant au pollution assez réel des centrales aux charbon redémarres en Allemagne ☹️

  2. Des chiffres, peut-être vrais mais basés sur quoi ? Qu’est-ce qu’un décès causé par la pollution de l’air ? Tuberculose, cancer, autre cause plus subtile ? Un fumeur qui meurt, comment classe-t-on son décès ? Revenons à Churchill, selon lui il y a 3 catégories de mensonges : les gros, les petits et les statistiques.

  3. Avec les mensonges relatés dans le médias français et gobés tel quel par les pseudos intellectuels, on est quand même en droit de se poser des questions sur vos chiffres !

    Bien à vous
    Gilles VERDUN

  4. C’est d’autant plus criticable que les études parlent toujours de décès prématurés, c’est à dire de décès qui auraient dû avoir lieu un certain temps après, s’il n’y avait pas eu ce facteur aggravant (la présence de particules dans l’air, par exemple).
    Comme ce certain temps se situe entre quelques jours et, (mais c’est rare) au maximum 2 ans, il ne s’agit pas du tout du même type de décès. En effet, que grand-père soit mort en décembre au lieu de janvier (1 mois après) n’est pas la même chose que s’il était resté vivant. (Surtout que les chiffres correspondent à des calculs et sont donc purement statistiques. La pollution ne fait pas partie des causes de décès déclarées).

  5. Comment différencier les morts par pollution de l’air, mauvaises habitudes et manque d’aération des logements ou véhicules, tabac, boites de nuit ou troquets…
    La pollution de l’air a bon dos pour taxer et interdire

  6. Le graphique représente « La pollution de l’air intérieur (household air pollution) (qui) désigne la contamination de l’air à l’intérieur des habitations par des substances nocives, principalement due à la combustion de combustibles solides (bois, charbon, bouse) pour la cuisine et le chauffage »

    Ceci n’est pas du tout la même chose que la pollution totale, qui elle tue de plus en plus, d’après le même rapport ( « Overall, 2021saw more deaths linked to air pollution than were estimated for any previous year, indicating the disease burden of air pollution has continued to rise » : Globalement, 2021 a vu plus de morts liés à la pollution de l’air que les estimations de toutes les années précédentes, indiquant que le fardeau médical de la pollution de l’air continue à augmenter )

    1. C’est vrai, le graphique montre la pollution intérieure. Mais le rapport donne aussi les chiffres sur la pollution de l’air en général et ça baisse aussi.

      1. « Air pollution poses an enormous — and growing — public health
        challenge » ( En termes de santé publique, la pollution de l’air pose un énorme problème – qui s’amplifie – ) est la conclusion du rapport, bien moins optimiste que la vôtre

        Et, pour le nombre de morts : « air pollution contributed to 8.1 million deaths in 2021 alone » ( la pollution de l’air a contribué à la mort (prématurée) de 8,1 million de personnes )

        Ce que le rapport montre clairement, par contre, c’est que, dans les pays développés, l’effet des pollutions atmosphériques est presque ridicule par rapport à celui des pays qui se développent, ce que le discours « vert » tait soigneusement

        1. Le plus gros problème – je n’en parle pas, d’autres l’ont fait – c’est la fiabilité des chiffres. Prouver qu’ils sont morts directement à cause de la pollution c’est une gageure.

          1. En fait le problème de ces statistiques mondiales c’est qu’elles mélangent des phénomènes de pollution importants dans certains pays en développement (équivalents de la pollution industrielle des années 1950 dans le monde occidental) pour lesquels les mécanismes d’action sont parfaitement connus et documentés et des phénomènes résiduels bien plus diffus identifiés uniquement par des études épidémiologiques
            dont une majorité sont incorrectes et qui ne donnent quasiment jamais leur intervalle de confiance…

            Il est vrai que dire que « statistiquement 3% des morts français de l’année auraient vécu deux mois de plus s’ils avaient échappé à la pollution atmosphérique de toute origine » claque moins qu’affirmer que « la pollution atmosphérique tue 40000 personnes par an en France ».

            À vrai dire cette manière de présenter des chiffres en espérance de décès prématurés plutôt que qu’en seuil significatif de pertes d’espérance de vie a été initiée par la commission européenne qui voulait à toute force justifier le renforcement des normes !

  7. Lorsque je m’intéressais à la question sur le plan professionnel, j’avais relevé que ces études portaient sur une mortalité accélérée potentiellement par la pollution de l’air ce qui avait été transformé par les écologistes comme une cause de mortalité en tant que telle. A vérifier mais j’imagine que cela n’a pas changé…

  8. En fait, avec quelques statistiques, c’est assez simple de retrouver une valeur de 7 ou 8 millions de morts. Premièrement, ont peut trouver, pour un certain nombre de villes dans le monde, les valeurs mesurées de la pollution particulaire 2,5 et 10 microns. Premier problème, ce n’est pas complètement représentatif de l’exposition moyenne de la population de ces pays, parce que cette mesure n’est généralement faite que dans les grandes villes, où la pollution est plus élevée que dans les petites villes. (Au Canada, elles sont en plus concentrées dans les zones à plus forte émission, comme près des terminaux portuaires à pondéreux, qui émettent beaucoup de poussières.)
    Ensuite, on peut trouver le taux de décès standardisés pour les principales maladies dans le monde. (Comme ici: https://www.worldlifeexpectancy.com) Étonnamment, ces taux pour une maladie donnée varient énormément d’un pays à l’autre -d’un facteur de 10 en fait. Ce taux de décès ne tient pas compte de la taille des pays, qui varie aussi beaucoup.
    Il reste ensuite à faire une régression linéaire classique pour chaque maladie, avec en x le taux de pollution et en y le taux de décès. Pour retrouver une valeur de 7 ou 8 millions de décès par la pollution, il ne reste qu’à additionner chaque courbe . Cependant, cela est fait sans tenir compte de trois points. Si l’on ramène à 0 la pollution, le taux de décès n’est pas 0 mais 75 à 80% de la valeur moyenne, ce qui fait que seulement 20 à 25% des 7-8 millions de décès peuvent théoriquement être attribués à la pollution. Ensuite, le calcul du R carré de Pearson est de l’ordre de 10% en moyenne. Ce qui signifie que seulement 10% des 20 à 25% des 7 à 8 millions de décès attribués à la pollution par les environnementalistes en sont probablement, soit 140 à 200 k décès par an.
    Enfin, on assume que l’effet des particules 2,5 et 10 microns sont indépendants, ce qui n’est probablement pas vrai. Cela implique que l’on compterait un certain nombre de décès en double, une fois à cause des particules 2,5 microns et une fois à cause des particules 10 microns.
    Cette « étude«  présente de trop graves problèmes pour être prise au sérieux.

  9. En France la pollution de l’air dans les villes a fortement chuté, c’est un fait mesuré et bien plus certain que les extrapolations sur les décès.
    Ce n’est pas le fruit du hasard mais d’une évolution de la réglementation, de l’évolution technologique, des mœurs (déplacements en vélo par ex.) et de la disparition des industries.

    1. Au risque de vous faire de la peine l’effet du vélo est négligeable devant celui de l’évolution du parc automobile et surtout la disparition rapide du chauffage au bois…

  10. Le nombre de décès directement liés aux particules fines est difficile à déterminer. Les gouvernements en font pourtant un argument politique.
    La pollution ne tue pas 48 000 Français par an. Aucune étude, en tout cas, n’en apporte la preuve. La réalité semble même être complètement différente. Cette allégation reprise par plusieurs associations et même Macron dans un tweet de 2018 découle d’une étude de 2011 baptisée « Aphekom »dont les résultats ont été publiés en 2012 ;
    . Extrait :
    L’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, ce qui équivaut à différer près de 3000 décès par an, si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l’OMS (10 µg/m3). Le bénéfice économique associé est estimé à près de 5 milliards d’euros par an.
    Pour affirmer que la pollution particules fine est la cause, il faudrait que tous les morts soient autopsiés et que la médecine démontre que les particules fines sont bien responsables .Or cela est impossible et aucun médecin sérieux n’affirmera une telle chose. Aucune étude nationale n’apporte la confirmation de ce chiffre élevé de 48 000 décès annuels. Tout procède de calculs de probabilité, absolument invérifiables dans ce domaine.
    D’autre part a Paris l’analyse des relevés « Air Parif » concernant la pollution parisienne est accessible à tous. Dans les archives on s’aperçoit que le nombre de jours ou les seuils de pollution sont dépassés ne représente que 20 jours /an en moyenne sur les dernières années. Ce qui correspond aux situations météorologiques type anticyclone d’hiver ou marais barométrique l’été.
    Enfin ne pas oublier que la circulation auto est très loin d’être la seule à produire des particules fines.
    En 2018, le principal secteur responsable des émissions de particules fines en France est le “résidentiel” (31 % des PM10 et 49 % des PM2,5), et plus particulièrement la combustion des appareils de chauffage, selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA). Les voitures diesel sont quant à elles responsables de 9 % des émissions de PM2,5, tandis que l’élevage émet 14 % des PM10.
    A l’échelle de l’UE, la production de particules fines est issue en premier lieu des “activités commerciales”, des “activités des ménages” ainsi que de la “production industrielle” et du transport routier.

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