Le Président américain a détaillé la deuxième partie de son grand plan de dépenses de début de mandat. Le premier volet (1900 milliards de dollars) était officiellement focalisé sur la relance post-covid, le second est censé concerner les infrastructures. S’il est adopté, son coût s’élèverait à près de 2250 milliards de dollars, ce qui porterait les dépenses totales à près de 4150 milliards de dollars. L’appellation « plan pour les infrastructures » est toutefois trompeuse car la grande majorité des dépenses n’a pas grand-chose à voir avec des investissements pour bâtir ou rénover les infrastructures américaines.
Le Président américain a détaillé la deuxième partie de son grand plan de dépenses de début de mandat. Le premier volet (1900 milliards de dollars) était officiellement focalisé sur la relance post-covid, le second est censé concerner les infrastructures. S’il est adopté, son coût s’élèverait à près de 2250 milliards de dollars, ce qui porterait les dépenses totales à près de 4150 milliards de dollars. L’appellation « plan pour les infrastructures » est toutefois trompeuse car la grande majorité des dépenses n’a pas grand-chose à voir avec des investissements pour bâtir ou rénover les infrastructures américaines.
Que contient le plan dans le détail
Le plan prévoit des investissements étalés sur une période de 8 ans. Au total, 115 milliards de dollars doivent être alloués pour la modernisation des infrastructures de transports du pays, ce qui représente 32 000 kilomètres de routes et 10 000 ponts. Sont également prévus 55 milliards de dollars pour la rénovation des ports maritimes et des aéroports. Ces investissements sont louables, sachant que certaines infrastructures datent des années 50 et ont besoin d’être modernisées. Cependant, la réussite de ces projets dépendra de l’évolution des travaux, certains experts craignant des retards (et donc des dépenses supplémentaires), fréquents lorsque le gouvernement se charge de lourds projets de construction. De plus, la nécessité d’un plan fédéral de cette ampleur est contestable, car les collectivités locales sont déjà assises sur une importante manne financière provenant du premier plan Biden (autour de 500 milliards de dollars).
Mais hormis ces 160 milliards de dollars, on cherche vainement dans le plan ce qui concerne encore des investissements dans les infrastructures. On voit 450 milliards de dollars pour subventionner les énergies vertes ainsi que les véhicules électriques et 100 milliards de dollars pour développer l’accès à internet. Le reste est presque entièrement consacré au secteur social : près d’un cinquième, soit 400 milliards de dollars, sont alloués à la prise en charge des personnes âgées et handicapées et 300 milliards de dollars, à des programmes de logements sociaux.
Le plan Biden comprend également des subventions pour la relocalisation des entreprises à hauteur de 300 milliards de dollars.
Seuls 7% de l’enveloppe du plan Biden sont donc effectivement réservés aux infrastructures américaines, une grande partie de l’argent mobilisé allant à des dépenses sociales et des subventions ne disant pas leurs noms.
Les milliards restants sont répartis à des fins politiques, tels des financements pour les écoles et universités dites « noires » ou le renflouement des caisses des syndicats pour s’assurer de leur soutien.
Pour financer le plan : la plus forte hausse des impôts depuis 1968 !
La classe moyenne supérieure et les entreprises seront principalement appelées à contribuer au financement de ces mesures. Une hausse des taxes pour les foyers gagnant plus de 400 000 dollars par an servira en partie à financer le plan, bien que le montant n’en ait pas encore été détaillé. Joe Biden va également supprimer les réductions de taxes sur les entreprises mises en place en 2017 par Trump. Elles avaient pourtant permis à l’économie américaine de tourner à plein régime, de faire baisser le chômage à un niveau record, et de rapatrier 1600 milliards de profits autrefois taxés à l’étranger. Les impôts sur les entreprises vont être augmentés de 21% à 28%, ce qui fera passer les États-Unis au-dessus de la moyenne de l’OCDE (23,5%). Au total cela devrait représenter 1500 milliards de dollars de taxes supplémentaires sur 10 à 15 ans : la plus grande hausse depuis 1968.
Tractations politiques
Ces propositions devront être votées par le Parlement, ce qui sera loin d’être simple pour les Démocrates. Joe Biden a voulu les présenter comme « bipartisanes », c’est-à-dire émanant d’un consensus entre Démocrates et Républicains, mais l’ampleur des dépenses et l’orientation politique des mesures sont loin de faire l’unanimité. Malgré les sommes astronomiques avancées, l’aile gauche démocrate représentée par Alexandra Ocasio-Cortez s’est empressée d’en demander encore plus. Tout comme les Républicains, les Démocrates les plus modérés s’inquiètent de ces largesses, ce qui pourrait forcer le Président à se montrer plus sage et à recalibrer son plan. Affaire à suivre…
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