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mardi 21 avril 2026

Le plan d’investissement dans les compétences (PIC), une gabegie de près de 14 Md€

Temps de lecture : 2 minutes

russie

La Cour des comptes vient de publier son évaluation du plan d’investissement dans les compétences (PIC). Pour vous éviter de lire les 150 pages du rapport – édifiantes cependant – allons directement à la phrase choc : « Le résultat du PIC est, du point de vue de l’objectif macroéconomique initial, sans appel : 13,8 milliards d’euros (Md€) de crédits nouveaux ont été mobilisés pour un projet qui n’a pas vu le jour » !

Rappelons ce qu’est le PIC : une trouvaille du rapport Pisani-Ferry de 2017. Ce dernier considérait, en effet, que le manque de compétences de la population active française empêchait de relever les défis économiques majeurs à venir. Le pays devait selon lui rendre son économie plus compétitive afin d’en assurer la croissance future. Il préconisait un grand plan d’investissement (GPI) et proposait que l’un de ses quatre axes, intitulé Plan d’investissement dans les compétences (PIC) et doté de près de 15 Md€, serve à « édifier une société de compétences » fondée sur la notion de capital humain.

La Cour s’est donc penchée sur ce PIC (2018-2023) en cherchant à savoir s’il a transformé le système de formation et si ses publics cibles ont été atteints. La réponse aux deux questions est « non ».

Pour les magistrats financiers, « le PIC est devenu un plan de financement de la formation professionnelle des publics éloignés de l’emploi semblable aux précédents plans ». Il n’a donc « pas répondu à l’ambition du rapport Pisani-Ferry de transformer le système de formation et n’a pas constitué un investissement porteur de transformations durables. À son issue, les indicateurs économiques de la France demeurent en décalage avec ceux des pays voisins les plus performants ». Par ailleurs, le PIC n’a pas permis d’atteindre les publics cibles. Les volumes d’entrées en formation se sont accrus, mais l’accès des moins diplômés à la formation par rapport aux bacheliers et diplômés du supérieur ne s’est pas amélioré ». Il n’est pas non plus possible de déceler d’effet visible du PIC sur les parcours des demandeurs d’emploi, ni sur celui des bénéficiaires du RSA.

Ce gâchis n’empêche pas Jean Pisani-Ferry d’être toujours consulté. N’est-il pas le co-auteur en 2023 d’un rapport sur les incidences économiques de l’action pour le climat dans lequel il préconise un accroissement de l’endettement de l’État et une ponction sur le capital des 10% de Français les plus aisés ?

Rappelons aussi qu’il a été le directeur du pôle programme et idées d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017.

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12 réponses

  1. Mr Jean Pisani-Ferry a des idées surtout, il a surtout des idées (Coluche). Maintenant on sait où passe notre pogon de dingue…(Macron) !

  2. Seule les entreprises sont compétentes pour former un ouvrier,un cadre…certainement pas les centres de formations,j’en parle en connaissance de cause:un exemple,vous trouvé des stagiaires en mécanique qui n’ont aucun intérêt pour le métier,en attente de toucher le RSA, il ne sont pas comptabilisés comme chômeurs .

  3. Ah! bon! je croyais que le PIC était destiné aux hommes politiques !
    …ça pourrait être une idée de reconversion!

    1. Ce serait effectivement une bonne idée de leur verser le RSA au terme de leur mandat ! On ferait des économies . Au lieu de cela on créé un poste de Direction Générale dans une ONG par exemple . N’est-ce pas ce que l’on a fait pour Cecile Duflot Directrice Générale de OXFAM nourrie de subventions .

  4. Pisani-Ferry, le grand inspirateur de notre « Mozart » complètement délirant et imbu de lui-même que « nous ne méritons pas », selon sa prof de français.

  5. C’est écœurant ! Macron a dépensé des milliards pour des projets qui ne tiennent pas « la route » , endetté la France. Rien n’est suivi d’effets !
    Les établissements de formation que Brigitte va visiter tous les ans ne feraient-ils pas partie de ce projet inutile ? Cela ne m’étonnerait pas ! Une partie des français ont mis un psychopathe à la tête de notre pays et son épouse n’est guère mieux ! Ce n’est pas elle qui va bonifier son époux. Elle était professeur de théâtre ! Jouer la comédie elle sait bien le faire ainsi son poulain !

  6. De l’art subtil d’investir dans du vent et s’en gonfler d’orgueil. La compétence s’acquiert après les connaissances de base et le discernement dont elle constituent les prérequis indispensables et c’est là que le bât blesse dans notre pays.
    Généralement lorsque l’État se mêle de ce qui relève de l’activité économique et non des conditions pour qu’elle puisse se développer, la gabegie n’est pas loin.

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