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lundi 8 décembre 2025

La dérive écologiste de la Cour des comptes

Temps de lecture : 2 minutes

« La Cour des comptes est l’institution supérieure de contrôle chargée de vérifier l’emploi des fonds publics et de sanctionner les manquements à leur bon usage. » Tel est défini le rôle de la juridiction financière sur son site internet.

Cette définition paraît pourtant obsolète au vu des dernières prises de position de l’institution et de son Premier président Pierre Moscovici. Contrepoints a dénoncé il y a peu leur immixtion dans le champ de l’écologie. Ce ne sont pas les partenariats que noue la Cour qui vont changer la donne.

Dans un communiqué daté du 3 novembre 2025, l’institution de la rue Cambon a annoncé avoir signé une convention de partenariat avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), en vue de « rapprocher le monde de la recherche et celui du contrôle et de l’évaluation des politiques publiques ». Il est précisé que ce partenariat « doit favoriser les échanges d’expertise, la formation et la co-construction de travaux communs sur des thématiques au cÅ“ur des grands défis de société : agriculture, alimentation, environnement, transitions énergétique et climatique, et gestion durable des ressources naturelles. »

Si l’on comprend bien que les magistrats financiers aient parfois besoin d’avoir des éclaircissements de la part d’experts pour mieux comprendre ce qu’ils sont en train de contrôler, il nous semble cependant que cette coopération pose question.

Elle s’inscrit, en effet, dans la droite ligne du rapport publié en septembre 2025 sur la transition écologique dans lequel la Cour estimait notamment que les efforts français « ne sont désormais plus suffisants pour remplir les objectifs climatiques » du pays.

Rappelons que la Cour des comptes a noué un partenariat avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 2020 dont la dernière manifestation publique a consisté en un colloque sur « Les politiques d’adaptation face au changement climatique ». Colloque au cours duquel Pierre Moscovici a déclaré qu’il avait « à cœur de faire de l’enjeu de la transition écologique un axe central » de l’action de la Cour.

En mettant la transition écologique au cœur de son action, Pierre Moscovici transforme l’institution sans que personne ne s’en émeuve à la tête de l’État.

La Cour des comptes dénonce régulièrement les dérapages, voire les dérives, des institutions publiques. N’est-il pas temps de dénoncer la dérive écologiste de la juridiction financière ?

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8 réponses

  1. Le catéchisme écolo wokiste a tout infiltré : partis politiques, syndicats, administrations, entreprises, institutions, etc. Nous sommes foutus !

  2. L’INRAE et le CNRS sont parasités par des pseudo-scientifiques genre sociologues qui se couvrent de la réputation scientifique de ces Instituts pour développer une idéologie mortifère écolo-socialisante. Que Moscovici soit devenu leur complice n’a rien pour surprendre. Si la Cour des Comptes avait un peu de jugeote elle se débarrasserait rapidement de cet olibrius qui la dévoie de sa fonction.

  3. Posons donc la question qui fâche : dans combien d’autres pays européens ou occidentaux existe t’il un organisme étatique juridico-administratif qui correspond, en termes de financement budgétaire, du nombre d’employés et de magistrats , et de l’efficacité des avis rendus, à la cour des comptes ? Ah bon, si peu…..; Et pourquoi donc selon vous ?

  4. Voici le péché originel:
    La Charte de l’environnement est un texte à valeur constitutionnelle. Intégrée en 2005 dans le bloc de constitutionnalité du droit français, elle constitue une norme juridique de plus haut rang, reconnaissant les droits et devoirs fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement. Elle introduit notamment dans la Constitution trois grands principes : le principe de prévention, le principe de précaution, et le principe pollueur-payeur.

    Cette charte est l’aboutissement d’un projet initié et annoncé par le président de la République française Jacques Chirac, et préparé par la Commission Coppens.

  5. Pour Moscovici la chute de la Gauche sera y compris son éviction salutaire pour le pays et qu’un enseignement pour lui. D’abord il apprendra par la force de la Science qui finira à s’imposer, malheureusement par l’entremise de la Politique, que le RC anthropique est la plus grande escroquerie scientifique imposée par la Gauche mondiale ( ONU, GIEC…). Et que par ailleurs les escrologistes qu’ils vénèrent seront matés à la hauteur de leurs délires. Genre : interdire de pêcher pour nourrir les hommes afin de protéger les dauphins et faire joli quand ils approchent des côtes. Que ce non serviteur de l’Etat qui a fait trop de mal à la France, aille en banlieue, cultiver ses légumes…en Bio. FD http://www.bordeauxclassicwine.fr

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