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lundi 9 février 2026

Le théologien Leonardo Boff persiste à prôner une « éco-théologie de la libération »

Temps de lecture : 2 minutes

La Croix (15 septembre 2025) est toujours à la pointe du « christianisme de gauche ». A preuve l’entretien donné par Leonardo Boff, récipiendaire du prix Laudato si’ décerné par les Franciscains.

Leonardo Boff est l’un des promoteurs de la théologie de la libération, mouvement chrétien-marxiste qui a sévi en Amérique du sud dans les années 1960-1980. Sanctionné à plusieurs reprises sous Jean-Paul II, il quitte le sacerdoce en 1992 après avoir dit que « les religions abrahamiques étaient les plus belliqueuses et en particulier le catholicisme, qui a lancé les croisades ».

Comme il l’explique dans l’entretien, la théologie de la libération manifeste une « préférence pour les pauvres ». L’originalité de Leonardo Boff a été d’inclure dans cette préférence « le ‘grand frère’ qu’est la Terre, dévastée, exploitée, crucifiée » et ce, afin de créer une « éco-théologie de la libération ». L’homme ne peut plus, ne doit plus être « maître et possesseur de la nature » ; il en est partie intégrante. Dès lors, le théologien brésilien plaide en faveur d’une « justice sociale » et d’une « écologie-spiritualité ». Ainsi qu’il l’avait dit aux émissaires de Jean-Paul II, « le grand risque n’était pas le marxisme, mais le capitalisme sauvage ».

Récipiendaire du prix Laudato si’, le théologien brésilien avait inspiré son ami, le pape François.

Ce critique du « progrès illimité » a manifestement retenu l’attention de son ami Bergoglio, devenu le pape François, lui-même adepte de la théologie du peuple, un rameau détaché de la théologie de la libération. Il est considéré comme l’un des inspirateurs de l’encyclique Laudato si’ de 2015, dont nous avons dit à plusieurs reprises tout le mal que nous pensions, tant au fond qu’en la forme.

C’est donc justice que Leonardo Boff ait reçu le prix Laudato si’, au même titre que le patriarche œcuménique de Constantinople qui a eu la bonne idée, le 29 mai dernier, de mettre en cause la « société de consommation »… celle qui permet justement aux pauvres de sortir de la pauvreté !

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4 réponses

  1. Bonjour. Vous critiquez la critique de la surconsommation. Pourtant ce n’est pas la surconsommation qui a délivré de la pauvreté mais l’innovation technologique, l’énergie abondante et peu chère et la liberté d entreprendre. Vous faites la même erreur de raisonnement que la gauche qui interprète mal Keynes. Non la richesse n’est pas créé par la demande mais par l’offre (pour simplifier évidemment). La consommation suffit. La surconsommation n’est pas necessaire

  2. Il confond manifestement la « pauvreté » avec la « pauvreté évangélique ». Je ne sais pas où il a fait ses études de théologie, mais il y a manifestement de graves lacunes doctrinales. Néanmoins, son charabia permet de comprendre que l’écologie moderne n’est souvent qu’une résurgence du panthéisme (dont on a déjà goûté les dérives sanguinaires au XXème siècle). Il échappe également à ce monsieur que l’homme est une « espèce ingénieure » (à l’instar de nombreuses autres, fourmis, castors, abeilles, oiseaux, renards, lapins, etc.) et qu’il aménage donc naturellement son écosystème ! D’une manière générale, tout le vivant modifie en permanence l’écosystème (respiration, photosynthèse, reproduction, alimentation, mort, naissance, etc.). Comme beaucoup d’écologistes, il court après une « nature idéale » qui n’existe pas. La saine écologie, ancestrale et accrue par les connaissances scientifiques, consiste à prendre soin de notre écosystème et le développer, afin de le conserver compatible avec la vie humaine. Rappelons toujours que l’écologie puise aux mêmes racines que le nazisme : le panthéisme romantique allemand. A surveiller de près, donc.

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