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dimanche 1 novembre 2026

L’Education nationale a suscité la colère lycéenne

Temps de lecture : 4 minutes

Bien sûr, une certaine gauche souffle sur les braises lycéennes, voire les alimente. Mais le système éducatif français, centralisé, idéologisé, fonctionnarisé, monopolistique a une large part de responsabilité dans ce naufrage.

Des litanies de revendications

Les lycéens se plaignent de tout. Ils demandent des ordinateurs, du papier toilette et des locaux décents, moins d’élèves par classe, plus de professeurs remplacés, moins d’heures de cours, plus de chauffage l’hiver et moins de chaleur l’été, moins de ségrégation, des infirmières, des journées moins chargées, une réforme de Parcoursup, moins de contrôle continu… Peut-être que le déclencheur a été l’interdiction des téléphones à l’école. Ils ont des droits disent-ils.

Ils prétendent ne pas être manipulés. Leur mouvement n’a pas germé tout seul pourtant. Pour le moins certains s’emploient à l’amplifier. Le collectif trotskiste Poing levé se targue de « travailler » le mouvement lycéen depuis le début. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis et très présent auprès des lycéens en révolte, leur dit qu’ils font « honneur à la République ». Louis Boyard, député LFI, a rejoint les blocages dès le 28 septembre. Ces revendications sont utilisées comme autant de prétextes à reprendre la révolution. Toutes ne sont pas fondées, toutes ne sont pas infondées !

Manque d’enseignants ?

Le nombre d’enseignants dans le secondaire (collège et lycée) a beaucoup progressé depuis 1970 alors que celui des élèves décroissait régulièrement. En 1970, il y avait 60,1 enseignants pour 1 000 élèves du secondaire, 76,53 en 1990, 87,5 en 2008 et 86,36 en 2025.

Certes, la France ne fait pas partie des pays où les effectifs par classe sont les plus faibles, mais le nombre d’élèves par classe joue un rôle mineur dans le niveau d’éducation. Et les élèves ne meurent pas sous le travail. Le problème est peut-être qu’il est mal organisé avec trop de filières, des horaires décousus, des enseignants manquants…

Le Mammouth est épuisé

Sur les effectifs d’environ 1 220 000 personnels, 70 % seulement sont des enseignants. En moyenne chaque jour ouvré, 5,8 % des enseignants sont absents. Et ils ne sont guère remplacés. A cet égard, les lycéens ont raison de récriminer. Quand la SNCF a un conducteur de TGV malade, elle le remplace plutôt que de renvoyer les passagers chez eux. L’éducation nationale ne le fait pas parce qu’elle est devenue une machine impuissante sinon pour broyer les quelques bonnes volontés qui y survivent. Les syndicats en gèrent les leviers dans leur intérêt plutôt que dans celui des élèves. L’idéologie guide la machine.

L’Etat impose par la loi de dispenser des cours qui n’ont rien à voir avec l’instruction et qui imprègnent tous les enseignements du primaire au lycée au titre de la sexualité et des genre (programme EVAR et EVARS)) ou de l’éducation à l’environnement et au développement (article L312-19 du Code de l’éducation). Mais à vouloir tant apprendre aux enfants qu’ils peuvent changer de genre et comment il faut gérer ses déchets, l’école en oublie les matières principales : écrire, parler, compter… Et les étudiants, pour lesquels le baccalauréat n’a plus été qu’une formalité, s’étonnent de ne pas réussir à l’université ! Ils en sont d’autant plus surpris qu’on leur a fait croire qu’ils étaient tous égaux dans les résultats unifiés par le bas du collège unique aux notes trafiquées aux examens.

L’école publique française forme mal ainsi qu’en témoignent les classements PISA. Elle ne joue plus le rôle d’ascenseur social qu’assuraient les hussards noirs de la République à ses débuts. Elle crée des désenchantements et des frustrations qui se retrouvent dans la rue. Certains établissements ne savent plus offrir des conditions élémentaires d’accueil des enfants (salles d’étude, toilettes, propreté…). Ça n’excuse en rien ni les feux de poubelles, ni ceux qui détruisent leur lycée au nom du manque de moyens ! Mais ça en donne le contexte.

Retour à la liberté d’enseignement

Parcoursup est une boite noire centralisée et destructrice des choix des jeunes. Ils ont sans doute tort de crier à la discrimination par les notes de contrôle continu accordées peut-être plus généreusement dans les établissements des banlieues. Mais les élèves ne choisissent plus vraiment leur avenir. Pire, le système leur impose souvent des choix et des coûts loin de leur famille comme s’il voulait les en séparer.

L’Etat doit désormais s’interroger sur son rôle dans l’éducation. Il doit continuer bien sûr de veiller à ce que chacun puisse suivre un enseignement adapté à ses besoins en même temps qu’à ses capacités. Il doit s’assurer du sérieux et de la probité financière, intellectuelle et éthique des établissements d’enseignement. Mais il n’a pas à gérer lui-même ces établissements, embaucher les enseignants, délivrer les diplômes… sauf, de manière subsidiaire, en cas de carence d’autres initiatives. Il pourrait par contre assurer à chaque enfant, chaque étudiant une bourse annuelle, un bon scolaire ou universitaire, pour que la famille ou l’étudiant choisisse l’établissement, public ou privé, dans lequel il souhaite et pourrait être admis.

Certes, l’Education nationale existe et il ne s’agit pas de la rayer de la carte d‘un trait. Il y a simplement lieu de la mettre en concurrence avec des établissements moins dépendants que les écoles sous contrat encore tenues par des quotas implicites et le respect des programmes et des contre-valeurs imposés par l’Etat. La liberté réelle d’enseigner développerait une offre qui rendrait aussi leur liberté de choix aux jeunes et pourrait s’adapter à leurs besoins comme tout marché sait répondre à la demande. Les lycéens n’auraient plus à défiler contre l’Etat, mais à s’adresser à leur école ou université.

Ce serait moins onéreux pour l’Etat. A l’encontre des discours suffisants et fallacieux de Raphaël Glucksmann et de la gauche, qui dénoncent la « concurrence déloyale » du secteur privé, c’est le secteur public qui est un concurrent déloyal. Il dépense en moyenne plus de 10 000 € par élève ou étudiant dans le public, deux fois plus que dans les écoles privées, dix fois plus que dans les universités libres. Pourtant l’argent public n’appartient pas à l’Etat mais il est fait pour servir tous les citoyens qui sont aussi les contribuables. Et si avant de pratiquer un égalitarisme délétère, il respectait une égalité de traitement des parents et de leurs enfants dans le choix de l’école ?

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25 réponses

  1. Fort juste dans l’ensemble, mais vous avez tort de minimiser l’impact du contrôle continu. Cette mesure vise à rien de moins qu’à harmoniser entre elles toutes les moyennes de tous les élèves de France. Mégalomanie d’état. On pourrait recruter cent fois plus d’inspecteurs qu’on n’y arriverait pas. Le recrutement chaotique des enseignants, à lui seul, interdit d’y songer. De même, dans une seule classe, nous avons des disparités telles que l’échelle sur 20 ne permet pas de les mesurer. Alors au niveau du pays… entre un lauréat de concours général et Hamza la Douane, j’aimerais bien que M. Blanquer me montre concrètement quelle échelle d’évaluation commune s’applique.

    Impossible et démentiel, mais non sans conséquence. Le contrôle continu nous force, nous professeurs, à tout faire en commun. Les progressions, les cours, les évaluations. L’extrême-gauche scolaire est parvenue à imposer son grand rêve collectiviste : tout le monde doit faire la même chose de la même manière au même moment. Et qui bénéficie du collectivisme ? Le camp majoritaire, c’est à dire celui du pédagogisme, qui impose sa volonté aux minoritaires. D’évidence, les relations entre collègues sont devenues d’autant plus tendues, difficiles.

    Viennent aussi les conflits permanents avec les familles et les élèves, les stratégies d’évitement parfaitement coordonnées (mon petit chéri est malade le jour du contrôle de maths, quelle coïncidence…), la surnotation, les trucages de bulletins par la hiérarchie, qui franchissent toutes les limites de grotesque. C’est que, figurez-vous, étrangement, les notes ont tendance à s’accorder magiquement aux souhaits d’orientation des élèves : on achète la paix sociale, les résultats de l’établissement brillent, les familles sont contentes. Jean-Michel Blanquer a institué le faux en écriture publique comme principe de gestion.

    Tout cela est déjà catastrophique, mais ce n’est pas le pire. Le pire est que tout le système fonctionne désormais selon le principe « juge-et-partie ». Dans un système rationnel, vous avez d’un côté ceux qui font et de l’autre ceux qui certifient. Ce n’est pas l’auto-école qui vous donne le permis, sinon il suffirait de facturer des tampons tout prêts. Hé bien, désormais, à l’éducation nationale, c’est comme ça. Avec le contrôle continu, l’administration certifie que l’administration fait de l’excellent travail. La seule surprise est qu’il n’y ait pas encore 99 % de mentions très bien avec félicitations. On le doit uniquement à la résistance désespérée des professeurs, qui s’épuise d’année en année.

    Autrement dit, dans ce fonctionnement en vase clos digne de l’URSS, l’administration se nourrit de ses propres échecs. Elle est désormais en capacité d’absorber l’ensemble du système éducatif. On ne fera bientôt plus que de la bureaucratie et rien d’autre.

    Le contrôle continu n’a l’air de rien. Il fait partie des points techniques qui n’intéressent personne. A part Gabriel Lattanzio, grâces lui en soit rendues, aucune figure médiatique ne l’a même mentionné. Pourtant, les conséquences sont dévastatrices.

    1. ah ce fameux contrôle continu n’est pas tombé du ciel ; il a été souhaité par des  » progressistes  » qui critiquaient l’ancestral examen réputé injuste par son caractère  » tout ou rien  » ne reflétant pas le niveau ni la qualité de travail du candidat !!!! soit mais maintenant les mêmes ou leurs descendants critiquent le contrôle continu lui aussi injuste car basé sur des notations disparates selon les zones d’enseignement !! alors que veulent ils ??? le diplôme sans contrôle ???? c’est déjà presque le cas avec les résultats du Bac dont les pourcentages de réussite ne peuvent que susciter la méfiance !!! peut-on imaginer que 96% des jeunes sportifs soient capables d’obtenir une médaille d’or aux JO ????

      1. Les examens et les concours sont des notions éminemment bureaucratiques
        Dans le privé les recrutements sont réalisés par entretiens après un tri des dossiers de candidatures puis une période d essai avant un CDI
        Le problème n est pas le contrôle continu mais le fait de surnoter systématiquement toutes les réalisations pour satisfaire l egalitarisme de tous en fac
        Cela traduit le refus de la sélection qui pourtant s imposera a tous dans la vie professionnelle

        1. @Lhph : dans le privé en France, le tri des dossiers est souvent bureaucratique au point d’écarter systématiquement des candidats de grande qualité et c’est de notoriété publique que les nantis bénéficient généralement de passe-droits permettant de décrocher directement des entretiens… Et c’est pour ça que les profils de qualité ont tendance à partir à l’étranger ou bien à vouloir se reconvertir dans le public où le mode de sélection par concours limite tout de suite… Et d’ailleurs, j’aurais une idée géniale pour réduire les dépenses publiques, conditionner la nationalité française à la réussite d’un concours, et afuera les recalés! Que diriez-vous de cette idée?!? 🙂

  2. Supprimons le mammouth hagard, sclérosé et place à la subsidiarité
    L enseignement obligatoire doit rejoindre complètement les communes y compris la gestion des recrutements avec un chef d établissements pleinement reconnu autonome et responsable avec un projet local
    En parallèle ouvrir tres largement l enseignement privé dont la contractualisation serait aussi locale

  3. Et la gauche est largement responsable de la fonctionnarisation de l’éducation nationale. La gauche est responsable de bout en bout et la droite est responsable d’avoir, par lâcheté, par trahison, par soumission idéologique d’avoir laissé faire.

  4. Quand on voit l’orthographe de l’inscription, si toutefois elle a été faite par des lycéens, on peut s’inquiéter pour leur avenir

  5. Comme les réformes de fond à faire (tronc commun à revoir, sélection) sont nombreuses et qu’elles subiraient des résistances fortes de la part des syndicats enseignants, le plus efficace serait de développer l’enseignement privé.

    1. oui en précisant que enseignement privé ne veut pas dire confessionnel ; en effet à l’époque des écoles SNCF ou RENAULT nous avions des formations privées parfois même rémunérées de haute qualité et permettant une évolution de carrière intéressante !!! mais nos progressistes sous couvert de laïcité ont tenté de démolir les écoles privées ne supportant pas le comparatif qualitatif des résultats !!!!!

    2. Sauf que le privé est payant et il y a des arnaques, comme ces écoles bidon créées pour capter l’argent du ayant proliféré pour capter les fonds publics à l’apprentissage, souvent présenté comme la panacée pour résorber le chômage…

      1. Les arnaques relèvent du privé hors contrat notamment dans le supérieur mais pas du tout dans le privé sous contrat
        Il suffit de promouvoir le chèque éducation pour ceux qui choisissent le privé

  6. Ils ont des droits disent ils….. Et des devoirs non aussi ? Mais vu ceux qui les instrumentalisent le niveau ne grimpera pas c’est certain ! Quand on lit les pancartes, les tags (bel exemple que celui affiché) et le peu que j’ ai écouté car je n’ai pas pu tenir plus longtemps que 5 mn, et bien ça pique les yeux et les oreilles ! On se rend vraiment compte du niveau. Mais où sont les parents ? N’ ont ils pas honte de leurs progénitures ? Ils n’ ont même pas un niveau de CE1 ! Et on s’étonne encore une fois d’être la risée des autres pays ? Comment ont ils pu laissé faire ça ? Quelle honte. Ce n’est pas possible.

    1. Le niveau des parents est parfois très bas… ceci dit vouloir des droits sans les devoirs allant avec est le propre de la bourgeoisie française, toujours encline à vouloir singer la noblesse comme Monsieur Jourdain dans « Le Bourgeois Gentilhomme » qui faisait déjà en son temps beaucoup rire à la cour de Louis XIV…

  7. Peur de dire !
    il faut oser

    l’Education Nationale, n’est qu’un formidable outil de propagande au service des européiste-mondialiste-libertaires.

    Fabriquer un troupeau d’ignares pour lui imposer facilement son PROJET.

    Abaisser le niveau, pour se mettre au niveau des QI de 70 !!

    Allez vous me censurer ?

  8. La première des choses que l’on remarque et qui saute aux yeux de tous , y compris des pays étrangers , c’est l’effroyable niveau scolaire . Regardez le slogan en début d’article peint sur le mur d’une maisonnette ( le propriétaire doit être ravi ) et vous comprendrez qu’on ne pourra écouter ces jeunes crétins que dès lors qu’ils auront compris l’intérêt d’apprendre et de travailler.

  9. Dans la Chine antique, comme dans les écoles d’officiers de l’ancien régime ou dans le lycée napoléonien qui en est dérivé, on fait une « certaine confiance » aux enseignants, mais cette confiance ne va pas jusqu’à accepter leurs avis ou leurs notes concernant leurs élèves sans chercher des avis complémentaires ou opposés. Il y a plusieurs raisons pour çà, la raison principale à mon avis, c’est que si on cherche à apprécier l' »intelligence » des élèves et pas leurs capacités de mémoire, leur souplesse d’échine ou leur bonne santé, on a constaté depuis longtemps que lorsqu’un élève était plus intelligent au sens étymologique que son professeur, ce qui arrive de plus en plus souvent aujourd’hui vu le niveau des professeurs, il y avait très souvent des relations assez tendues entre eux, et qu’il était très courant dans ce cas que le professeur soit assez malhonnêtes à propos des capacités de l’élève en question, ou bien sincèrement convaincu qu’il avait raison et que l’élève avait tort. La suppression de fait de la sélection par un examen anonyme et impartial, comme le bac d’autrefois, dans le système de sélection actuel (« parcoursup… ») est sans précédent historique crédible et montre à quel point le système d’enseignement français est devenu l’otage des visées corporatistes des enseignants et a failli a sa mission

    1. Pour avoir de nombreux enseignants dans mon entourage, TOUS se plaignent de pressions de la hiérarchie pour relever les notes…

  10. Il y a tellement à dire sur ce sujet …
    Vraiment marre d’argumenter sur ce sujet en pure perte de temps !
    Juste une remarque : à mon avis hors du privé point de salut ! (et encore il faut choisir son établissement car quelques aigrefin ayant senti la bonne aubaine se glissent sur l’échiquier dans le seul but de s’enrichir)
    Dans toute organisation il faut des gens réalistes, motivés pour le bien public… 
    L’Etat bouffi ne sait plus jouer son rôle !

  11. Un micro-point concernant EVARS : pour mon fils en 6e, c’est une conférence de 2h dans l’année, au même niveau que la sensibilisation à la sécurité routière. Difficile d’affirmer que ça pourrait mettre en danger sa scolarité.
    Au passage : des informations sur le consentement et le respect de tous et toutes, oui. Des informations sur les questions de genre, il n’en est pas question. Mais c’est peut-être parce-qu’il est dans l’enseignement catholique.

  12. Quand va t’on comprendre que Parcoursup n’est pas une « boîte noire » ? c’est simplement un médium ! une boite aux lettres qui reçoit les dossiers des élèves et les transmets aux établissements, mais il n’y a aucun algorithme qui trie les élèves ! Le seul éventuel algo est celui pratiqué par les établissements qui reçoivent trop de candidatures, et qui se voient obligés de faire un tri industriel, mais celui-ci n’est pas pratiqué par Parcoursup !

    Parcoursup a permis à beaucoup plus d’élèves de candidater à des établissements dont leurs parents n’avaient jamais entendu le nom ou eu connaissance de leur existence. C’est un outil de démocratisation.
    En revanche le point négatif, c’est l’émergence d’une inflation du nombre de dossiers transmis, qui oblige les établissements à faire le tri. Ceux-ci laissent alors parfois de côté par erreur parfois de très bons dossiers.

    Néanmoins le véritable souci a été la volonté des dirigeants d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac, par la baisse de niveau. Parcoursup est donc engorgé d’élèves n’ayant pas leur place en terme de niveau dans l’enseignement supérieur. D’où les déceptions à l’arrivée, puisque les formations post-bac n’ont, elles, pas réduit leurs attentes. D’où la dénonciation d’un « algorithme sombre » qui déciderait du sort de chacun !

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