Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était au Festival de Bourges en bonne compagnie, accompagné qu’il était du responsable culture du parti et de cégétistes. Il s’agissait pour lui d’un retour aux sources puisqu’il y était venu en 2019, également année d’élections européennes…
L’ancien candidat à l’élection présidentielle a mis en cause les « politiques libérales (sic) menées par l’Union européenne, qui font de la culture non pas une exception mais une marchandise » (Le Berry républicain, 24 avril 2024) On se demande ce qu’est une marchandise pour un communiste puisque ni la culture ni l’éducation ni la santé ni l’agriculture ni le logement ni l’ensemble des autres domaines ne devraient en faire partie. La critique marxienne du « fétichisme de la marchandise » se porte toujours bien.
Occasion a été donnée aux communistes présents de rappeler qu’ils venaient de déposer une proposition de loi (n° 2322) à l’Assemblée nationale le 12 mars dernier « visant à l’instauration d’un revenu de remplacement pour les artistes-auteurs temporairement privés de ressources », à l’instar des intermittents du spectacle (qui, dans certains cas, devraient plutôt être dénommés « permanents de France Travail »…).
Il s’agit, selon l’exposé des motifs de cette proposition, de « protéger » ces « travailleurs et travailleuses», victimes d’un « rapport de force défavorable », traduisons : victimes d’un paupérisme dû aux exploiteurs capitalistes.
Un nouveau « droit » se trouverait créé, à savoir un revenu de remplacement d’un montant minimal correspondant à 85 % du Smic (Smic que par ailleurs les communistes souhaitent substantiellement accroître, alors même qu’il a été montré et démontré combien un revenu minimum, au surplus élevé par rapport au marché du travail, était néfaste).
Pour que la proposition soit recevable, les députés communistes prévoient une compensation de la charge de l’État à due concurrence « par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs ». Une proposition fumeuse qui apparaît d’autant plus étonnante que cette compensation ne se trouve pas prévue dans l’exposé des motifs, lequel parle, lui, d’une « cotisation des diffuseurs correspondant à la part de cotisation des employeurs du privé pour les cotisations chômage des travailleurs salariés »…
Rappelons que le régime des intermittents du spectacle a été plusieurs fois mis sur la sellette par la Cour des comptes qui en avait déjà chiffré le coût annuel à 1 milliard d’euros en 2012. L’Iref demande depuis longtemps la suppression de ce régime qui participe de la malheureuse exception française. Raison de plus pour ne pas l’étendre !
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5 réponses
L’intermittence, quelle qu’elle soit, est un phénomène previsible, il n’y a donc pas lieu de l’assurer. La profession doit donc provisionner plutôt que voler la collectivité. C’est une évidence, sauf pour des esprits tordus de gauche. Rappelons que « gauche » en terme de métier signifie… tordu!
Cette ideologie est la plus inhumaine que l’homme n’ait jamais imaginée.
Qu’est-ce qu’une marchandise ? Je dirais que c’est quelque chose qui se vend et s’achète. Dès lors que des gens veulent vendre leur production, qu’elle soit artistique ou non, c’est une marchandise. La marchandisation de la culture commence donc dès les auteurs prétendent être rémunérés pour cette production culturelle.
La clique politico-médiatique persiste à vouloir se gaver en souscrivant des emprunts au nom de nos petits-enfants…
Quand allons-nous arrêter cette gabegie ?
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5 réponses
L’intermittence, quelle qu’elle soit, est un phénomène previsible, il n’y a donc pas lieu de l’assurer. La profession doit donc provisionner plutôt que voler la collectivité. C’est une évidence, sauf pour des esprits tordus de gauche. Rappelons que « gauche » en terme de métier signifie… tordu!
Cette ideologie est la plus inhumaine que l’homme n’ait jamais imaginée.
Et si plutôt ils demandaient l’uniformisation de tous les régimes pour que tous les citoyens soient à égalité.
Qu’est-ce qu’une marchandise ? Je dirais que c’est quelque chose qui se vend et s’achète. Dès lors que des gens veulent vendre leur production, qu’elle soit artistique ou non, c’est une marchandise. La marchandisation de la culture commence donc dès les auteurs prétendent être rémunérés pour cette production culturelle.
Ben voyons !
NON NON ET NON
La clique politico-médiatique persiste à vouloir se gaver en souscrivant des emprunts au nom de nos petits-enfants…
Quand allons-nous arrêter cette gabegie ?