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mercredi 15 avril 2026

Fabien Roussel veut nationaliser les banques

Temps de lecture : 2 minutes

nationalisation des banques française

Le 23 août, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste (PCF), a proposé un « pacte pour la France » qui consiste à dépenser 500 milliards d’euros en cinq ans. Le financement se pose à peine : pour M. Roussel, il suffirait de nationaliser une partie du secteur bancaire et de prêter à taux zéro à l’État, aux entreprises et aux collectivités « sur la base de critères définis et au service du climat » et des « urgences sociales ». Bref, la vieille recette communiste : confier les clés du coffre à ceux qui ont déjà vidé la caisse.

Cette proposition est d’autant plus lunaire qu’elle s’inscrit dans un contexte où la dette publique atteint près de 114 % du PIB, où la pression fiscale en France est la plus élevée de l’UE et où nos responsables politiques ont tellement perdu le contrôle de la trajectoire des comptes publics que le FMI a alerté le gouvernement en mai dernier et que la question de la mise sous tutelle a déjà été évoquée sérieusement.

Nationaliser les banques c’est dévoyer leurs missions

Le PCF ne semble pas non plus tirer des leçons de l’histoire puisque les nationalisations de banques ont été un échec partout où elles ont été imposées : en URSS, au Venezuela, en France… Comme le rappelait l’économiste Jacques Garello, celles qui ont été faites entre 1945 et 1981 ont engendré un gaspillage de l’épargne, de l’inflation et une dévaluation monétaire. Nationaliser les banques, c’est ignorer leur rôle fondamental : orienter l’épargne vers les projets les plus viables. Les transformer en guichets politiques qui distribuent du crédit à tout-va revient à encourager le clientélisme et les projets ruineux.

Fabien Roussel promet plus de salaires, de retraites, de logements, mais aussi des billets de train moins chers d’un coup de baguette magique, en confiant la planification au Parti. Les communistes ne retiennent décidément rien : quand l’État se met à gérer les finances, il ne reste ni croissance, ni épargne, ni prospérité, mais des faillites et des files d’attente.

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8 réponses

  1. Avec les communistes c’est la continuité dans l’absurdité. Ils n’ont pas évolué depuis plus de un siècle, leurs solutions se soldent toujours par des échecs, mais ils ne se remettent jamais en cause.

  2. Les communistes n’aiment pas le Libéralisme parce que, dans un régime libéral, ils seraient payés à leur vraie valeur.

  3. Comment un homme politique responsable peut-il raconter autant d’âneries?
    Comment se fait-il que des citoyens puissent voter pour ce genre d’olibrius?
    On comprend pourquoi la France est au fond du trou avec ce genre de personnage.

    1. De nombreuses déclarations politiques n ont qu un seul but, cajoler leur électorat en vue des prochaines élections municipales puis celles de 2027……

  4. Ah se sont les communistes qui gère la France en se moment car il ne reste ni croissance, ni épargne, ni prospérité, mais des faillites et pour les files d’attente ça commence dans les pharmacies.
    Faudrait quand même pas nous prendre pour des pigeons !

  5. Si les communistes avaient tiré la moindre leçon de l’histoire , ça se saurait et il ne raconterait pas autant d’âneries.

  6. Et l’élimination des récalcitrants ? le beau Fabien l’oublie à son programme. On comprend qu’un certain et tout récent monument aux morts mette son parti en furie.

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