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vendredi 23 janvier 2026

Les consultations politiques de François Bayrou seront très probablement vaines

Temps de lecture : 2 minutes

François Bayrou a entamé lundi une série de consultations politiques, a priori vaines, à une semaine du vote de confiance à l’Assemblée qui devrait sceller le sort de son gouvernement. Le Premier ministre a reçu lundi les dirigeants du Parti communiste, et continuera mardi et mercredi avec notamment ceux des partis soutenant la coalition présidentielle et ceux du Rassemblement national.

Le RN, qui a déclaré qu’il ne se rendrait au rendez-vous que par « courtoisie républicaine », est surtout concentré sur une potentielle dissolution de l’Assemblée, dont il sortirait gagnant selon les sondages, sans être pour autant en capacité de former une majorité. Depuis sa décision surprise il y a une semaine d’engager la responsabilité de son gouvernement sur sa trajectoire de désendettement du pays par un effort budgétaire (au demeurant minime et surtout sous forme de hausses déguisées d’impôts) de 44 milliards d’euros, François Bayrou a multiplié les déclarations dans lesquelles il fustige le recours névrotique de l’Etat au déficit public, au détriment des jeunes et prochaines générations, et critiquant le système profitant surtout aux retraités.

Tous les risques de chute de gouvernement « sont préoccupants »

Déclarations qui auraient été éminemment respectables et courageuses lors de son discours de politique générale après sa nomination en décembre dernier mais qui, énoncées aujourd’hui, donnent l’impression qu’on a perdu neuf mois. François Bayrou n’a quasiment pas mis en chantier de réforme d’envergure et a bricolé un budget 2026 dont le seul point qui ressort est la suppression de deux jours fériés, forme moderne de rétablissement de la corvée due au seigneur au Moyen-Age.

Tous les risques de chute de gouvernement « sont préoccupants », a estimé lundi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde, car « ils ont un impact évident sur l’économie, sur l’appréciation par les marchés financiers des risques-pays ». Elle a toutefois estimé que la nécessité d’une intervention de la BCE, ou du Fonds monétaire international pour éviter la banqueroute à l’Etat français n’existait pas « à ce stade ».

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10 réponses

  1. L’art et la manière de passer le temps et de se dédouaner.
    Tout ces gens n’en ont rien à faire de ce pays, tout ce qui les intéresse c’est leur fauteuil et la gamelle qui va avec.
    Ils ne pensent qu’à eux.
    Et en prime aucun d’eux n’a de cojonès….
    Leurs points communs sont la lâcheté, le profit et l hypocrisie.
    Vraiment marre de tout ces gros et gras parasites !

  2. Le retraité que je suis à commencé à travailler à 16 ans,comme beaucoup d’entre-nous.Bayrou dénonce une catégorie de gens ,au lieu d’un système ou tout le monde profite de tout le monde.

    1. Certains profitent plus que d’autres, la revalorisation des retraites de Macron en 2024 coûte à elle seule le prix du RSA ou alors elle a dépensé d’un les économies budgétaires escomptées sur le recul à 64 ans de l’âge légal de la retraite. C’est ça que Bayrou dénonce avec raison, mais trop tardivement pour lui accorder le moindre crédit vu que c’est en fait de la malveillance pour savonner la planche des candidats plus ou moins déclaré à la prochaine présidentielle, en particulier Retaillau et Darmanin qui lui ont pourri son passage à Matignon.

      1. Augmentation des retraités en 2024 c’est l’ARGIC-ARCO rretraites privées complémentaires… Rien a voir avec le budget de l’etat.
        Dépenses sociales minimas sociaux 29 milliards dont RSA 40 % soit 12 milliards.

  3. Maintenant que la chute de son gouvernement est actée et ayant décidé de finir sa carrière politiques en jouant les martyrs, Bayrou a en effet décidé de déballer ce que les partis politiques se succédant au pouvoir depuis l’époque de VGE planquent sous le tapis depuis l’époque de VGE, à savoir que l’argent des déficits finit dans la poche des mêmes depuis 50 ans, ce qui se voit comme le nez au milieu du visage quand on voit un histogramme les patrimoines par année de naissance, un pic ressortant nettement vers la fin des années 40.

  4. Les Français devraient accepter le budget Bayrou, même s’il n’est pas suffisamment orienté vers les réductions de dépenses et les super-taxations des plus hauts revenus. Il n’y a pas le choix car il vaut mieux ce budget que précipiter le pays dans la déroute financière, qui sera quand même supportée par tous les citoyens, y compris les plus mal lotis.
    Le RN devrait voter la confiance, ainsi que tous les LR, partisans ou non de Bayrou et de Macron. Ainsi, on économise presque deux ans de chaos et on prépare tranquillement la présidentielle.
    La sagesse ne semble pas la qualité majeure des Français.

    1. Le RN ne votera pas la confiance car ils se fracturerait alors comme le PS en 2017, une moitié d’électeurs retraités partis à la soupe chez Macron et une moitié d’actifs partis chez Mélenchon, ne laissant au PS que des apparatchiks vieillissants.

  5. Il est bizarre de paraître surpris de l’inaction de ce petit monsieur qui n’a jamais rien entrepris ni réalisé de sa vie et dont l’existence « professionnelle » est garantie par de l’argent public.

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