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samedi 18 avril 2026

Les dirigeants cubains cherchent à sauver leur peau

Temps de lecture : 2 minutes

Cuba semble estimer qu’il serait judicieux de trouver un terrain d’entente avec les Etats-Unis étant donnée sa situation économique catastrophique, les coupures d’électricité récentes sur les deux tiers de son territoire et le fait que le pays n’a plus reçu de pétrole depuis deux mois. Du coup, l’île de 10 millions d’habitants n’est plus desservie que par des avions de compagnies internationales ayant pour instruction d’atterrir avec de quoi effectuer leur vol retour.

Aussi, le chef de l’Etat cubain, Miguel Diaz-Canel, également Premier secrétaire du PCC, a confirmé vendredi que des « responsables cubains ont mené récemment des discussions » avec des représentants des Etats-Unis afin d’aplanir leurs différends bilatéraux. « Des responsables cubains ont mené récemment des discussions avec des représentants du gouvernement des États-Unis », a déclaré le président cubain, lors d’une intervention devant les plus hautes autorités du pays, retransmise à la télévision nationale, alors que Donald Trump exerce des pressions économiques pour provoquer un changement dans cet État à parti unique situé à 145 km au large des côtes de la Floride. Le président américain affirme que le régime communiste qui dirige Cuba depuis 1959, soit le deuxième plus ancien régime socialiste du monde derrière la Chine et devant la France (on plaisante…), est au bord de l’effondrement. Washington tente de rendre son voisin plus dépendant des approvisionnements américains afin d’accroître son influence et accélérer un changement économique, puis politique.

Jeudi soir, La Havane a également annoncé la libération prochaine de 51 prisonniers, sur les mille politiques supposés emprisonnés, sous l’égide du Vatican, médiateur historique entre Cuba et les Etats-Unis.

L’appauvrissement spectaculaire de Cuba s’explique par la collectivisation de l’économie (malgré une libéralisation cosmétique ces dernières années) et n’a rien à voir avec le boycott des Etats-Unis décidé en 1961 en représailles à des confiscations de filiales locales d’entreprises américaines – que des analphabètes d’extrême gauche qualifient de « blocus » (pour rappel : un blocus est un acte de guerre empêchant physiquement l’approvisionnement d’un territoire. Cette mesure n’a été imposée à Cuba que pendant quelques jours durant la crise des fusées soviétiques à l’automne 1962). Cuba a ainsi tout loisir de commercer avec tous les pays du monde sauf les Etats-Unis.

Au passage, il est assez savoureux de voir un pays proclamer urbi et orbi que les entreprises capitalistes cherchent systématiquement à exploiter les travailleurs et à piller les pays avec lesquelles elles font commerce, tout en déplorant que les entreprises américaines ne commercent pas avec lui ni n’y investissent…

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Une réponse

  1. Et malgré cela, il y en a encore en France et ailleurs qui font l’apologie du communisme et voudraient l’imposer, par les urnes ou par la force, en bénéficiant de la liberté d’expression et des subventions des pays démocratiques, toutes choses que le communisme ne tolère pas.

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