Journal d'actualité libéral
|
vendredi 12 décembre 2025

Les migrants comme armes de guerre

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Environ 2.8 millions de migrants auraient déjà franchi la frontière avec le Mexique pour se réfugier aux Etats-Unis. Ils étaient 2.7 millions en 2022. Parmi eux, 10 à 15 % ne sont pas originaires d’Amérique latine. Ceux-là (qui viennent surtout d’Afrique) ont par conséquent dû traverser les mers et ils ne l’ont sûrement pas fait tout seuls. Il existe donc des filières assez puissantes pour transporter tout ce monde aux portes de l’Amérique. En Europe, on connaît la complaisance des associations de gauche qui ne se contentent pas de secourir les migrants en danger, elles font tout ce qu’elles peuvent pour les aider à entrer dans nos pays. On soupçonne fortement aussi la Russie d’organiser ce genre de manœuvres pour déstabiliser l’Occident. Poutine l’a déjà prouvé en envoyant des migrants venant d’Afrique à la frontière qui sépare la Biélorussie de la Pologne. Les soldats polonais ont même été obligés d’user de la force pour les repousser.

Le même Poutine est en train de renouveler ces actes de charité, cette fois en  dirigeant des milliers de réfugiés africains (et du Moyen-Orient) vers la frontière finlandaise. Helsinki a d’ailleurs annoncé, le 24 novembre, la fermeture de tous ses postes frontaliers avec la Russie, à l’exception d’un seul, fortement surveillé. Les autorités finlandaises ont invoqué l’article 16 de leur loi nationale qui autorise les fermetures des frontières pour prévenir une menace à la sécurité nationale et à l’ordre public. Selon les informations données par les autorités, 176 personnes sont arrivées aux points frontaliers du sud-est du pays en une journée, soit plus que les dix mois précédents. Depuis début août, quelque 700 demandeurs d’asile sont gardés à la frontière orientale. Selon le Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, « il est clair que les migrants sont aidés. Ils ont été escortés et transportés. »

Qu’il s’agisse de l’Amérique ou de l’Europe, le migrant est la meilleure arme pour fragiliser la société et affaiblir les pouvoirs démocratiques. C’est une manière d’influencer les élections et même de faire élire des partis dont le seul programme se résume à la lutte contre l’immigration. La méthode la plus efficace pour contrer ces attaques est de s’occuper du problème migratoire avec fermeté et de faire respecter l’Etat de droit. Ne pas céder aux migrants, ni à ceux qui les envoient vers l’Occident.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


11 réponses

    1. Il faut arrêter de faire l autruche ,arrêter avec des principes totalement inadaptés à la situation mondiale contemporaine ! Stop à l Europe passoire des bureaucrates nuisibles qui nous emmène dans le mur en décidant pour nous ce qui est bon pour nous alors que cela nous détruit ts les jours un peu plus et ce contre la volonté pourtant claire des populations !

  1. « le migrant est la meilleure arme pour fragiliser la société et affaiblir les pouvoirs démocratiques ».
    C’est exact, Nicolas Lecaussin
    Commençons par changer les DISPOSITIONS HYPER FAVORABLES en terme de migration prises depuis plusieurs décennies par l’Europe!
    Poutine n’est pas la cause du problème.
    Il se sert de notre tolérance excessive vis à vis d’une immigration débridée inscrite dans notre droit.

    Heureusement, les élections européennes approchent.
    Le logiciel des politiciens qui nous représenterons doit changer
    Envoyons à Bruxelles en juin prochain des représentants qui souhaitent s’attaquer aux causes premières de l’immigration (le DROIT Européen) plutôt qu’à ses conséquences .
    La révolution peut encore se faire PACIFIQUEMENT par le vote.
    Ne manquons pas cette opportunité en juin 2024.
    Sinon la révolution se fera malheureusement dans la rue et conduira à une libanisation de la France!
    Et à ce moment Poutine aura gagné 🙁 🙁

    1. La politique d’immigration relève des Etats, pas de l’Europe. D’ailleurs, beaucoup d’Etat membres ont une politique stricte et certains ont adopté des lois plus dures, comme les pays nordiques…

      1. Votre réponse est ambigüe.
        Il existe des règles communes (le règlement de Dublin) en cours de renégociation actuellement.
        Il y a également la cour européenne de justice.
        Quand nous examinons ses décisions elles penchent plutôt pour la libre entrée des migrants en Europe puis à leur libre circulation entre états membres.
        D’où l’importance en 2024 d’envoyer à Bruxelles des représentants qui ont une approche plus réaliste de la situation migratoire.
        D’autre part pour la France il faudra attendre 2027 pour élire un nouveau président et de nouveaux députés.
        C’est un peu tard pour exprimer le souhait (majoritaire) des Français d’arrêter l’immigration « bisounours »

  2. C’est beaucoup trop tard !
    Les mesurettes qui seront prises ne seront que ……de la poudre aux yeux, des effets de manches !
    Ils n’auront jamais le courage de « taper du poing » fermement !

  3. Nous pourrions commencer par refuser que les navires qui font le ramassage en mer (avec nos subventions) viennent déverser leurs cargaisons de migrants sur les côtes européennes. Il faudrait aussi limiter les « droits » obtenus dès l’entrée sur le territoire et enfin modifier la législation pour éviter les recours abusifs des associations.

    1. Il faudra commencer par faire le ménage avec ceux qui organisent leur départ..parmi eux, la Russie avec les autocrates en place…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.