Les représentants des syndicats seront encore dans la rue lors de la nouvelle journée de mobilisation du mercredi 15 mars. Nous le savons très bien maintenant : la plupart d’entre eux font partie du secteur public qui est peu impacté par la réforme et continuera à bénéficier de nombreux privilèges, ainsi que de l’argent public. Ce que l’on sait moins c’est que nos retraites, celles du privé, sont gérées par une caisse (CNAV) dont le président est un… syndicaliste FO. Il s’agit d’Eric Blachon, élu président du conseil d’administration de la CNAV. Son parcours professionnel se résume, selon le Guide du pouvoir, à des activités dans différentes commissions d’Etat : premier vice-président de la commission enseignement supérieur et recherche, membre de la commission économie et emploi, membre de la commission finances et évaluations, membre et vice-président du Conseil économique, social et environnemental régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. On apprend aussi, dans la rubrique « Autres activités en cours », qu’il est secrétaire général de l’Union départementale FO de la Loire (depuis 2005) et président du Conseil de développement de Saint-Etienne Métropole (depuis juillet 2021). Il faut avoir une énorme capacité du travail pour accomplir toutes ces tâches, en plus de s’occuper d’une caisse dont dépendent plus de 36 millions de retraités.
Très inquiétant est le fait qu’au nom du paritarisme, la direction de la CNAV soit confiée à un syndicat, FO – très peu représenté dans le privé, comme d’ailleurs les autres syndicats (moins de 7 %) -, dont le représentant n’est pas concerné par la caisse qu’il dirige. En effet, la carrière de M. Blachon ne semble pas l’avoir amené à fréquenter le secteur privé. Sa retraite dépend de l’Etat et des régimes spéciaux. C’est le conseil d’administration qui choisit le président, les affiliés n’ont pas leur mot à dire. Son prédécesseur à la tête de la CNAV, Gérard Rivière, est aussi un syndicaliste FO et ancien agent de La Poste, donc nullement concerné par le régime du privé. L’élection de M. Blachon a comblé le syndicat, qui s’en est ouvertement réjoui dans un communiqué par un triomphant : « FO conserve la présidence de la CNAV » !
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3 réponses
Si les syndicats sont prompts à dénoncer les riches et les super profits, ils se gardent bien de dénoncer les prés carrés qui leur sont réservés et qu’ils se partagent.
Après, la question est de savoir si les procédures qui s’imposent à la CNAV pour le calcul et la distribution des retraites sont décidées ou pas par le législateur. Si tel était le cas, il ne s’agirait que de petits arrangements entre amis. Un de plus…
De la même manière, on peut dénoncer la gestion des caisses ARRCO et AGIRC où les retraités ne sont pas présents au conseil d’administration. Et l’opacité de cette gestion entre représentants du patronat et des syndicats.
Il serait logique que les administrateurs de la CNAV soient obligatoirement des affiliés, et qu’en outre des sièges soient réservés à des retraités. Au fait, comment sont-ils désignés ? Il y a des élections ? Personnellement je n’en ai jamais entendu parler…
Le parasitage endémique du pays n’est pas près de réduire. Le Cornu à la recherche d’économie dans la fonction publique vient de nommer deux d’entre eux à cette fonction. Ah ah ah! Sûr qu’à l’issue de leur étude qui n’est pas pour demain nous découvrirons que les parasites se sont encore multipliés. C’est leur sauvegarde dans une démocratie d’irresponsables.
Seule une révolution du peuple pourrait déparasiter le monde du travail , ou l’effondrement total de la bête comme dans la nature.
Des lendemains qui chantent !
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Si les syndicats sont prompts à dénoncer les riches et les super profits, ils se gardent bien de dénoncer les prés carrés qui leur sont réservés et qu’ils se partagent.
Après, la question est de savoir si les procédures qui s’imposent à la CNAV pour le calcul et la distribution des retraites sont décidées ou pas par le législateur. Si tel était le cas, il ne s’agirait que de petits arrangements entre amis. Un de plus…
De la même manière, on peut dénoncer la gestion des caisses ARRCO et AGIRC où les retraités ne sont pas présents au conseil d’administration. Et l’opacité de cette gestion entre représentants du patronat et des syndicats.
Il serait logique que les administrateurs de la CNAV soient obligatoirement des affiliés, et qu’en outre des sièges soient réservés à des retraités. Au fait, comment sont-ils désignés ? Il y a des élections ? Personnellement je n’en ai jamais entendu parler…
Le parasitage endémique du pays n’est pas près de réduire. Le Cornu à la recherche d’économie dans la fonction publique vient de nommer deux d’entre eux à cette fonction. Ah ah ah! Sûr qu’à l’issue de leur étude qui n’est pas pour demain nous découvrirons que les parasites se sont encore multipliés. C’est leur sauvegarde dans une démocratie d’irresponsables.
Seule une révolution du peuple pourrait déparasiter le monde du travail , ou l’effondrement total de la bête comme dans la nature.
Des lendemains qui chantent !