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jeudi 15 janvier 2026

L’Espagne et le Portugal ont réussi à faire baisser leurs déficits

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Quand on veut, on peut, du moins en matière de réduction de déficit budgétaire… sauf quand on est Français. Après cinq ans de dérapage budgétaire, l’Espagne a ramené l’an dernier son déficit public sous la barre des 3% fixée par les traités européens, à la faveur d’une forte croissance économique, de 3.2 %, qui a dopé les rentrées fiscales de l’Etat. Selon des données publiées jeudi par le ministère espagnol du Budget, le déficit espagnol a atteint 2,8% du PIB soit 0,7 point de moins qu’en 2023 (3,5%) et 1,8 point de moins qu’en 2022, où il avait atteint 4,6%. Un rappel, au passage, à propos d’un des plus gros postes de dépenses publiques : l’âge de départ à la retraite est fixé à 66 ans et huit mois en Espagne… La dette publique espagnole, a été ramenée à 101 % du PIB contre un pic de 124,2% en mars 2021, en raison du Covid.

Les chiffres espagnols, annoncés au lendemain de ceux du Portugal, qui a dégagé un excédent budgétaire, confirment que les deux pays engrangent les bénéfices de leurs efforts des dernières années pour assainir leurs comptes publics. Lisbonne a dégagé l’année dernière un excédent budgétaire à hauteur de 0,7% du PIB) après 1,2% en 2023, selon une première estimation publiée mercredi par l’Institut national des statistiques. Le pays est parvenu ces dernières années à assainir ses comptes publics après une période difficile. Il avait dû se soumettre à une sévère cure d’austérité afin de surmonter la crise de la dette dans la zone euro en 2011, en échange d’un plan d’aide financière international.

La France a, pour sa part, souffert en 2024 d’un dérapage budgétaire, certes un peu moins élevé qu’anticipé (6%) par le gouvernement, mais le plus important de la zone euro, à 5.8 % du PIB, contre 5,4% en 2023. Les dépenses publiques, à 57,1% du PIB en 2024, demeurent les plus élevées de la planète au coude à coude avec la Belgique. La Banque de France a abaissé à 0,7% sa prévision de croissance pour 2025. On peine à discerner le moindre effort sérieux de réduction des dépenses publiques, dont une part non négligeable consiste en des gaspillages, clientélisme ou gabegie.

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6 réponses

  1. Tout le monde sait, à part quelques irresponsables, qu’on ne doit pas dépenser plus que ce qu’on a.
    Il semblerait que ces irresponsables se soient regroupés à la tête de notre pays, le chef montrant l’exemple

  2. Et la République gauchiste de France continue à creuser la DETTE pour distribuer des milliards aux autres et pour accueillir gratuitement toute la racaille du monde. Trouvez l’erreur et ne cherchez pas les Abrutis ils sont partout.

  3. Est-ce un exploit d’être revenu sous la barre des 3% de déficit ? Ma grand-mère m’expliquait qu’un budget devait être à l’équilibre, et pas en déficit… Je n’ai pas entendu que l’Espagne ni le Portugal n’aient mené de réformes radicales. Il faudrait donc savoir si ces chiffres ne sont pas simplement le fruit de conjonctures plus favorables. Même si l’on peut en effet déjà assainir de nombreuses dérives tout en restant dans le système actuel.

  4. Il est bien gentil de comparer au Portugal mais allez être résident là-bas en tant que portugais et puis vous verrez comment les habitants perçoivent la chose. Je ne pense pas que les français accepteraient les lois que le Portugal pond et à ce titre, la France mine de rien prend exemple sur eux. Puis ne croyez pas, l’extrême droite commence aussi à monter au pouvoir car les portugais sont pris à la gorge. Il ne suffit pas de comparer, il faut aussi savoir comment le Portugal baisse son déficit et ça, il n’y a que l’habitant lui-même qui sait ce qu’il endure. Allez donc plus vous renseigner et vous verrez les conséquences qui font que beaucoup de magasins en l’occurence ferment. Comme dans tous pays, il y a du bon et du mauvais mais rien n’est rose partout. Pour baisser un déficit, pas de surprise, il faut savoir accepter de se faire détester.

  5. Responsabilité et volonté politque… Voilà des gros mots pour monsieur Macron.
    Présidence de l’Europe en 2027 et culture intensive de son Ego sur son seul territoire d’appartenance ….. Voilà les mots incontournables, reconnus pour monsieur Macron.

  6. Enfin un journaliste qui ne confond pas points et% !

    En effet la différence entre 4.6 % et 2.8 % est bien de 1.8 point. C’est en revanche moins marquant qu’en pourcentage, lequel dans ce cas serait de moins 40% !

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