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dimanche 10 mai 2026

L’Islande veut relancer son adhésion à l’Union européenne

Temps de lecture : 2 minutes

L’intégration économique et sécuritaire occidentale a encore de beaux jours devant elle malgré tout ce qu’on peut reprocher à une Union européenne bureaucratisée et qui élabore régulièrement des directives plombant l’activité économique.

Ainsi, le gouvernement islandais a annoncé vendredi qu’il proposait d’organiser le 29 août un référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, officiellement interrompues depuis 2015. L’Islande a déposé sa candidature d’adhésion à l’UE en 2009, un an après avoir été durement touchée par une crise financière. Des négociations se sont tenues entre 2010 et 2013 avant d’être suspendues.

Une résolution sera présentée en début de semaine prochaine au Parlement sur la tenue de ce référendum le 29 août. L’issue du vote est incertaine. Les trois partis de la coalition de centre-gauche, qui ont accédé au pouvoir fin 2024, avaient convenu d’organiser un référendum avant la fin 2027. Selon un sondage publié début février par la télévision publique islandaise RÚV, l’opinion publique est aujourd’hui vraiment partagée.

« Dans un monde où les sphères d’influence se font concurrence, l’adhésion à l’UE offre un point d’ancrage dans un bloc fondé sur des valeurs, la prospérité et la sécurité », a vanté la commissaire européenne chargée de l’élargissement, Marta Kos. Lorsque les négociations d’adhésion de l’Islande ont été suspendues, 27 des 33 chapitres avaient été ouverts et 11 avaient été conclus, selon le gouvernement. Le chapitre sur la pêche, de loin le plus épineux en raison à la fois du rôle de ce secteur dans l’activité du pays et des règlementations européennes restrictives, n’avait pas été ouvert.

Les objectifs de l’Islande en matière d’adhésion à l’UE sont « d’assurer le contrôle islandais sur nos ressources… de garantir la justice économique et sociale, d’examiner comment nous pouvons renforcer nos défenses, non seulement en termes de stabilité, mais aussi en termes de sécurité économique et autres, dans le cadre d’une adhésion potentielle à l’Union européenne », a souligné le gouvernement.  « Le monde a changé » depuis la dernière fois que l’Islande a engagé des négociations en vue de son adhésion à l’UE et l’Islande « va entamer les négociations dans une position différente », a souligné pour sa part la Première ministre.

Le souhait de Donald Trump de s’emparer du Groenland a suscité l’inquiétude de l’Islande, dont la défense est actuellement assurée par les États-Unis et l’OTAN, car elle ne dispose pas de ses propres forces armées. Parallèlement, la Finlande a affirmé, à peine deux ans après son adhésion à l’OTAN, qu’elle était prête à laisser des armes nucléaires américaines se déployer sur son sol.

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6 réponses

  1. Merci Monsieur Bourdillon d’avoir simplement l’honnêteté de constater que la Finlande, récemment adhérente à l’OTAN, envisage maintenant l’installation d’armes nucléaires sur son territoire, donc près de la frontière avec la Russie, ce qui n’avait pas été le cas même lors de la guerre froide.
    Un pas de plus en avant donc.

    1. Quand à un dément au Kremlin, c’est la moindre des choses à faire ! Par ailleurs, la Russie a bien installé des missiles nucléaires à Kaliningrad et en Biélorussie

  2. Quand les islandais sont dans la panade ils posent leur candidature à l UE puis des que le temps se dégage ils abandonnent

  3. Je ne comprends pas que cette Europe « allemande » puisse encore attirer des prétendants !!!

  4. Ce qui m’inquiète, c’est que cette « Europe » là n’est pas un dépassement du chauvinisme, mais l’établissement d’un chauvinisme continental. Le marché européen était supposé aider à dépasser les limitations nationales, mais Bruxelles apparaît de plus en plus comme un monstre socialo-bureaucratique et maintenant comme un bloc militaire. En outre, le centralisme bruxellois empêche les pays de faire valoir leurs avantages comparatifs. Il faudrait au contraire favoriser la concurrence institutionnelle et fiscale en Europe. Donc, cette Europe me paraît plutôt s’inscrire dans la logique des « blocs » que dans un libéralisme bien compris.

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