Existe-t-il un vote libéral en France ? Hélas, pas encore… Le vote libéral est aujourd’hui « impossible et stérile », écrit avec lucidité le professeur Jacques Garello dans son dernier essai, publié aux Editions Libréchange. « Impossible », car il n’y a pas vraiment d’offre politique libérale de la part d’une classe politique biberonnée à l’argent public et qui a tout intérêt à faire vivre l’Etat providence et « stérile » car la seule fois où la France a eu un candidat libéral – Alain Madelin en 2002 – les électeurs n’ont pas vraiment cru en lui à cause d’une campagne électorale très ambigüe.
Existe-t-il un vote libéral en France ? Hélas, pas encore… Le vote libéral est aujourd’hui « impossible et stérile », écrit avec lucidité le professeur Jacques Garello dans son dernier essai, publié aux Editions Libréchange. « Impossible », car il n’y a pas vraiment d’offre politique libérale de la part d’une classe politique biberonnée à l’argent public et qui a tout intérêt à faire vivre l’Etat providence et « stérile » car la seule fois où la France a eu un candidat libéral – Alain Madelin en 2002 – les électeurs n’ont pas vraiment cru en lui à cause d’une campagne électorale très ambigüe.
Même les autres types de votes ne sont plus aussi visibles qu’auparavant. Le vote ouvrier a basculé de la gauche vers le Front national… Comme le vote paysan, de la droite vers l’extrême droite. Et avec la baisse du nombre d’agriculteurs, son importance est déclinante. Mais les agriculteurs peuvent bloquer les routes, mieux vaut les avoir de son côté… Le vote protestant est beaucoup moins unanime qu’auparavant, tout comme le vote catholique. On peut rajouter le vote des fonctionnaires et des agents publics qui représentent en France une force électorale impressionnante. Si l’on compte tout le monde (contractuels, etc…), on dépasse 6 millions de voix. Jusqu’à aujourd’hui, leur vote a été largement (surtout chez les enseignants) en faveur du candidat socialiste mais on remarque un basculement vers le candidat frontiste, surtout chez les policiers et les militaires. Néanmoins, le vote des fonctionnaires et des agents publics est majoritairement orienté à gauche. C’est le vote d’une caste qui souhaite garder ses privilèges. Ce n’est pas un hasard si la France est le seul pays à ne pas avoir fait une vraie réforme de l’Etat et de sa fonction publique…
Alors, où trouver des électeurs libéraux ? Chez les abstentionnistes et les déçus de l’offre politique bien entendu. Mais l’électeur libéral est un peu partout, il faut le convaincre. Et le professeur Garello donne les arguments imparables d’un vote en faveur de la liberté. On n’a jamais essayé le libéralisme en France et il est temps de comprendre qu’il s’agit d’une philosophie et pas seulement d’un système économique L’idée de liberté est valable partout dans le monde et tous les peuples aspirent à plus de liberté et il n’y a pas de raison que les Français n’en fassent pas partie. L’auteur a raison d’écrire que la conjoncture électorale est favorable au vote libéral. Les partis traditionnels sont contestés, partout dans le monde on a fait des réformes libérales et ceux qui les ont faites ont été réélus… Plusieurs candidats à la primaire de droite, dont Hervé Mariton, font des propositions libérales inspirées des travaux réalisés par les organisations de la société civile. C’est bien elle qui aura le dernier mot dans la transition libérale…
Clair, précis, pédagogique, l’essai de Jacques Garello devrait être lu non seulement par ceux qui ne savent pas comment voter mais aussi par ceux qui veulent être élus. A noter à a fin de l’ouvrage deux contributions de Patrick Simon et de Jean-Philippe Delsol qui complètent parfaitement les propos du professeur Garello.
Merci! Je profite de cet article pour vous remercier de m'avoir invitée à la conférence-débat d'hier soir avec Mr Fillon.
Le discours du candidat, les questions, et les réponses étaient très intéressantes. Moi qui milite pour Nicolas Dupont-Aignan, j'ai été très surprise d'entendre Mr Fillon parler de 'souveraineté'. Ce n'est donc plus un gros mot pour lui. On avance, on avance!
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Merci!
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Le discours du candidat, les questions, et les réponses étaient très intéressantes. Moi qui milite pour Nicolas Dupont-Aignan, j'ai été très surprise d'entendre Mr Fillon parler de 'souveraineté'. Ce n'est donc plus un gros mot pour lui. On avance, on avance!