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mercredi 11 février 2026

Louis Gallois critique la suppression des exonérations de charges sur les salaires supérieurs à 2,5 SMIC

Temps de lecture : < 1 minute

russie

Dimanche 28 décembre, Louis Gallois, fervent défenseur de la politique de l’offre en économie, a lancé une attaque en règle contre la décision de supprimer les exonérations de charges sociales pour les salaires dépassant les 2,5 SMIC.

Comme l’a encore rappelé le président de la République lors de ses vœux de nouvelle année, la lutte contre la désindustrialisation est devenue une priorité du Gouvernement. Or, la mesure avait été poussée par Marc Ferraci, économiste, député des Français de Suisse et ami intime d’Emmanuel Macron. Après avoir corédigé un rapport sur la question avec Jérôme Guedj, il l’avait fait adopter dans la loi de finances pour 2024 à la fin de l’année dernière.

Selon l’ancien patron de la SNCF, cette décision est « mal calibrée » et « impacte beaucoup plus fortement l’industrie, qui se positionne beaucoup plus sur ces rémunérations ». Un coup de rabot sur les marges qui devrait coûter la bagatelle de 550 M€ au secteur secondaire.

En 2012, Louis Gallois était resté célèbre pour avoir réclamé un « choc de compétitivité » à 30 Mds€ pour les entreprises, choc que Pierre Moscovici, alors aux manettes à Bercy, avait transformé en « trajectoire de compétitivité », elle-même capable de n’accoucher que du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) qui avait principalement favorisé les sociétés de services.

Deux mandats et un président plus tard, cette thématique n’a en rien perdu de son actualité. Les aides à la relocalisation sont inefficaces, les exonérations de charges sociales privilégient les secteurs abrités de l’économie et l’investissement industriel est toujours aussi bas en France et en Europe. Seule une action rapide et profonde en faveur d’une baisse des coûts du travail ainsi que des impôts de production semble être la meilleure solution pour tenter de réindustrialiser un Hexagone qui en a grand besoin.

RD

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2 réponses

  1. Que des aides, de l’assistanat des rentes et des passe droits pour les uns et des taxes, charge et contraintes pour les autres. Et ce qui est pire c’est que ce sont toujours ceux qui dirigent des entreprises publics en déficits chroniques depuis toujours qui ramènent leur poire et qui veulent des exceptions alors que la règle voudrais que l’on les foute dehors au seul RSA et encore c’est encore beaucoup trop bien payé.

    1. En effet, ce sont toujours les mêmes qui réclament et qui obtiennent et ce ne sont pas forcément ceux qui auraient besoin et ceux qui s’en servent le mieux.

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