Après l’incompréhensible paquet Farm to fork, la commission a présenté un projet de réforme de la directive de 2010 sur les émissions industrielles de polluants. En apparence, la directive ne touche pas directement le monde agricole. Cependant les ministres européens de l’Agriculture ont eu la désagréable surprise de découvrir qu’elle prévoyait d’alourdir la réglementation en vigueur sur l’élevage. En effet, dans sa folie réglementaire, la Commission veut définir un nouveau seuil pour qualifier les élevages industriels en recourant à l’indicateur UGB (Unité gros bétail). L’UGB est une unité de mesure qui permet de comparer le bétail de différentes espèces sur la base des besoins nutritionnels de chacune. Le projet prévoit qu’au-delà de 150 UGB un élevage est qualifié d’industriel. Ce qui correspond à 150 têtes de bovins, 10 000 poules ou 500 porcs. On est loin de l’image des élevages américains de plusieurs milliers de têtes de bovins pour lesquels le terme d’élevage industriel peut s’appliquer. Le ministre français de l’Agriculture s’est offusqué que la directive ne fasse aucune différence entre un élevage de plein air et un élevage en cage. D’autant que ce seuil fatidique pourrait concerner autour de 50% des élevages Français, pourtant pas réputés pour leurs pratiques industrielles.
Au travers de cette directive, la Commission considère l’élevage comme une nuisance industrielle et veut imposer une réglementation similaire à celles des industries dangereuses. Les nouvelles normes rendraient pratiquement impossible l’extension des exploitations agricoles sur le territoire européen. Dans le contexte de la guerre en Ukraine qui fragilise notre approvisionnement alimentaire, l’UE ne cesse de psalmodier le terme de souveraineté à tout va. Ce texte va à l’encontre de la sécurité alimentaire puisque, en empêchant les éleveurs de travailler sereinement, il place l’Europe dans une situation de dépendance vis-à-vis de pays qui ne respectent pas les mêmes normes environnementales. N’est-il pas préférable d’avoir des élevages « industriels » en Europe plutôt que d’importer de la viande d’un obscur élevage du fin fond du Brésil ? La logique des fonctionnaires de la DG environnement est difficilement compréhensible. Sauf à considérer qu’elle est devenue une succursale des ONG environnementales favorables à la décroissance.
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2 réponses
J’vous l’dis, on va crever de faim devant le buffet bien garni !!!
Comment l’ensemble des nations européennes peut il être régi par une poignée de commissaires non élus qui font la pluie et le beau temps dans des domaines de connaissances qui leur sont probablement étrangers. Des gens qui ont déterminé la taille de la tranche de jambon par exemple ou pire encore, les subventions accompagnant les plantations de fruitiers et celles accordées pour l’arrachage des mêmes…
L’Europe marche sur la tête avec des réglementations édictées par des fonctionnaires, comme si nous n’avions déjà pas assez avec les nôtres.
On nous saoûle à longueur d’antenne avec le carbone, l’écologie, le réchauffement climatique mais on continue (grâce à l’OMC ce merveilleux bazar !) de transporter d’un bout à l’autre de la planète des milliers de produits dont on peut trouver certains sur place.
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J’vous l’dis, on va crever de faim devant le buffet bien garni !!!
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