L’Union européenne a confirmé vendredi étudier les demandes de plusieurs pays membres, qui appellent à taxer les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient. Face à l’envolée actuelle des prix de l’énergie en Europe, « toute une gamme de mesures peut être envisagée, dont certaines ont déjà été mises en oeuvre il y a quelques années », a déclaré à la presse Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne.
« Il nous faut donc examiner quelles mesures ont été efficaces et pertinentes à l’époque, et lesquelles pourraient être ajustées, ciblées et limitées dans le temps », a-t-elle ajouté. Cela inclut la possibilité d’une taxation à l’échelle européenne des superprofits des entreprises énergétiques, comme en 2022. Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, l’UE avait instauré une « contribution temporaire de solidarité » sur les producteurs et distributeurs d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) dont les bénéfices avaient été gonflés par la guerre. En outre, un autre dispositif avait été mis en place, ciblant les recettes excédentaires des producteurs d’électricité. Au début du mois, l’Espagne et quatre autres pays de l’UE (Autriche, Allemagne, Italie et Portugal) avaient appelé à la mise en place d’une mesure similaire, qiu permettrait notamment de financer des mesures de soutien aux consommateurs qui subissent la hausse des prix de l’énergie.
Le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis, a déclaré jeudi lors d’une audition au Parlement que cette demande était « actuellement à l’étude ». Même si les Etats membres sont libres de mettre en place de telles mesures à l’échelle nationale, l’idée est d’évaluer « la possibilité d’une approche plus coordonnée au niveau européen », a-t-il précisé.
Certes, il peut sembler légitime que les firmes du secteur de l’énergie qui bénéficient d’un « effet d’aubaine » lié à l’augmentation du prix du baril renvoient en quelque sorte l’ascenseur aux acteurs économiques, entreprises et ménages – ce qui se ferait d’ailleurs sans doute spontanément si la concurrence régnait en maître dans ce secteur hyper-régulé. Surtout, à propos d’effet d’aubaine, la proposition de la Commission vise à profiter, via la surtaxation envisagée, de cette hausse alors qu’il serait plus simple et sain économiquement, d’organiser une baisse coordonnée de la fiscalité sur l’énergie, une des plus hautes de tous les secteurs d’activité. Rappelons par exemple qu’en France 60 % environ du prix de l’essence part en taxes diverses.
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6 réponses
Correction habituelle: « les carburants supportent 150% de taxes diverses »…
Il est surprenant que cette présentation biaisée ne soit jamais dénoncée ni par l’opposition ni par les medias, ni par les think tanks! Comment expliquer une telle complicité ?… tous complices?
Bonjour – Dans la polémique politique actuelle de taxer, imposer ou cotiser plus les bénéfices, recettes et autres avantages des vendeurs énergétiques, c’est-à-dire, demander à payer plus aux consommateurs, pour finalement pouvoir mieux s’en mettre plein les poches, ou alternativement financer les grands héros démocratiques de l’époque, je me permets de noter que les coûts des prochains remplissages de stocks en matières productives d’énergie vont coûter plus chers ; que les bourses de biens vont rapidement être amenées à raccourcir sensiblement les durées des contrats sur livraisons futures, que par conséquent, tous les gains desdits super-enrichis de la crise vont diminuer, de sorte que les bilans fin N vont dégriser les actuels prometteurs aux citoyens, sans parler des possibles pénuries en matières productives, à moins, de nouvelles dettes inflationnistes.
Où l’on peut remarquer une fois de plus que l’UE est nettement contaminée par divers vices français comme la tendance à régler tout problème par de la taxation et de la bureaucratie. Quel serait l’objectif d’une telle surtaxation ? S’il s’agit de redistribuer vers des secteurs nécessiteux, pourquoi ne pas laisser faire le marché, plus souple, plus rapide, plus efficace ? Ah oui, j’oublie : passer par un état permettrait à celui-ci de nourrir quelques fonctionnaires de plus.
Je trouve que le dramatique de cette situation est dans l’énoncé même du sujet : » l’UE pourrait taxer les bénéfices exceptionnels … à la demande de plusieurs pays membres ». Outre que cette réflexion conduite sous la houlette de UVDL relève du racket ( le mot qui conviendrait le mieux n’est hélas pas autorisé ) il est grave qu’il faille en référer à quelqu’un que nous n’avons pas élu pour prendre ce type de décision , tout autan que de penser que parce que des bénéfices sont exceptionnels , il faut les soustraire à ceux qui travaillent. Juste un peu de honte aux joues ? Non ?
Quand on taxe un produit de premier nécessité à 150% et que l’unanimité ne s’insurge pas, il y a un problème.
Je crois avoir trouvé la raison, ils se disent tous:
« Si on ramenait les taxes sur le carburant à 30% par exemple… c’est moi qu’on imposerait plus pour combler la différence! »
Et ils n’ont pas tort, mais une pratique raisonnable vaudrait toujours mieux que le délire actuel.
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6 réponses
Correction habituelle: « les carburants supportent 150% de taxes diverses »…
Il est surprenant que cette présentation biaisée ne soit jamais dénoncée ni par l’opposition ni par les medias, ni par les think tanks! Comment expliquer une telle complicité ?… tous complices?
Bonjour – Dans la polémique politique actuelle de taxer, imposer ou cotiser plus les bénéfices, recettes et autres avantages des vendeurs énergétiques, c’est-à-dire, demander à payer plus aux consommateurs, pour finalement pouvoir mieux s’en mettre plein les poches, ou alternativement financer les grands héros démocratiques de l’époque, je me permets de noter que les coûts des prochains remplissages de stocks en matières productives d’énergie vont coûter plus chers ; que les bourses de biens vont rapidement être amenées à raccourcir sensiblement les durées des contrats sur livraisons futures, que par conséquent, tous les gains desdits super-enrichis de la crise vont diminuer, de sorte que les bilans fin N vont dégriser les actuels prometteurs aux citoyens, sans parler des possibles pénuries en matières productives, à moins, de nouvelles dettes inflationnistes.
Taxer peut-être mais si c’est pour dépenser plus au lieu d’économiser, NON.
Où l’on peut remarquer une fois de plus que l’UE est nettement contaminée par divers vices français comme la tendance à régler tout problème par de la taxation et de la bureaucratie. Quel serait l’objectif d’une telle surtaxation ? S’il s’agit de redistribuer vers des secteurs nécessiteux, pourquoi ne pas laisser faire le marché, plus souple, plus rapide, plus efficace ? Ah oui, j’oublie : passer par un état permettrait à celui-ci de nourrir quelques fonctionnaires de plus.
Je trouve que le dramatique de cette situation est dans l’énoncé même du sujet : » l’UE pourrait taxer les bénéfices exceptionnels … à la demande de plusieurs pays membres ». Outre que cette réflexion conduite sous la houlette de UVDL relève du racket ( le mot qui conviendrait le mieux n’est hélas pas autorisé ) il est grave qu’il faille en référer à quelqu’un que nous n’avons pas élu pour prendre ce type de décision , tout autan que de penser que parce que des bénéfices sont exceptionnels , il faut les soustraire à ceux qui travaillent. Juste un peu de honte aux joues ? Non ?
Quand on taxe un produit de premier nécessité à 150% et que l’unanimité ne s’insurge pas, il y a un problème.
Je crois avoir trouvé la raison, ils se disent tous:
« Si on ramenait les taxes sur le carburant à 30% par exemple… c’est moi qu’on imposerait plus pour combler la différence! »
Et ils n’ont pas tort, mais une pratique raisonnable vaudrait toujours mieux que le délire actuel.