Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le ministre Bruno Le Maire vante les mesures prises depuis un an et souhaite que le plan de relance prenne encore plus d’ampleur en donnant le chiffre de « 35 000 faillites d’entreprises l’an passé contre 50 000 en temps ordinaire » (sic). Cela ne voudrait-il pas dire que des milliers d’entreprises ont été sauvées artificiellement car, de toute façon, pandémie ou pas, elles étaient condamnées ? Ce qui aurait été important de savoir c’est d’abord le nombre d’entreprises concernées et qui avaient réellement besoin d’aides pour surmonter la période de la pandémie.
Déjà, en juillet 2020, on mentionnait une étude du cabinet Altarès qui révélait que le nombre de défaillances d’entreprises n’avait jamais été aussi bas depuis 30 ans. Pour Altares, cela s’explique en grande partie par l’activité réduite des tribunaux pendant le confinement et surtout par l’ordonnance prise par le gouvernement qui a permis de considérer que toute entreprise qui n’était pas en cessation de paiement au 12 mars 2020 devait être considérée comme telle jusqu’au 23 août. Mais un jour viendra où ces entreprises en survie artificielle devront aller au tribunal. Les dégâts seront alors plus graves !
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