Le 13 janvier, les acteurs de la distribution en Martinique ont été assignés en justice pour abus de position dominante par quatre « lanceurs d’alerte ». Cette « plainte citoyenne » repose sur l’idée erronée selon laquelle la concentration du marché entre des groupes comme GBH expliquerait, à elle seule, la flambée des prix et qu’il suffirait d’un plus grand contrôle de l’État pour soulager le portefeuille des consommateurs.
L’IREF a déjà eu l’occasion de le rappeler : si les prix sont nettement plus élevés en Martinique qu’en métropole – l’écart atteignant parfois 40 % dans l’alimentation – cela s’explique principalement par les coûts liés au transport, à la logistique, mais aussi par le poids des taxes sur les importations. À ce sujet, la Cour des comptes a publié un rapport qui a mis en évidence l’impact négatif de l’octroi de mer, un impôt spécifique aux territoires ultramarins qui augmente mécaniquement le prix des produits importés. Loin de stimuler l’économie locale ou de favoriser la concurrence, cette taxe contribue à accentuer la hausse des prix pour les consommateurs. Les distributeurs doivent donc composer avec des charges élevées, tandis que leurs marges se situent à des niveaux comparables à ceux de la métropole (1 % et 3 %). Faire peser sur ces entreprises la responsabilité du problème ne résoudra rien, sinon à détourner l’attention des vraies causes structurelles qui pèsent sur le coût de la vie en Martinique.
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5 réponses
…et puis, importer en avion, des yaourts aux fraises depuis la Métropole, ça fait cher le yaourt. Faudrait peut-être produire du lait sur place, et l’associer aux fruits locaux. Mais pour ça, faut se retrousser les manches.
Entièrement d’accord ! Même si le rendement par vache est inférieur à celui obtenu dans des zones plus tempérées, il devrait être possible de produire du lait, du beurre, des yaourts et autres produits laitiers sur place. Un exemple parmi d’autres. Ce fut possible dans un pays comme entre autres le MAROC où j’ai vécu de nombreuses années.
Trop facile de manifester, casser, bruler et.. de ne pas se retrousser les manches !
En accord avec votre article , les entreprises privées ne sont pas responsables du surcout de la vie pour les besoins quotidiens ( qui ne peuvent étre produits sur ces ilots ) L’Octroi de Mer représente 1/3 des financements des Collectivités locales , municipales , départementales , pour les ultra-marins .(principalement pour frais de fonctionnement , faut le dire)
La supprimmer OK , mais cette somme de 1.3Milliards €/an sera réclamé par les administrations locales (surtout par les élus ) . Nous pouvons facilement imaginer que ce financement sera reporté sur la fiscalité de tous les francais de métropole .
Tous ces ilots , morceaux de terres lointaines coutent déja trés cher fiscalement a la métropole : la logistique , la sécurité , les fonctionnaires d’Etat sur place , l’armée ( terre et bateaux ) avec des salaires multipliés par 2 ou 3 dans ces zones . et en plus ces ilots réclament leur autonomie , voire leur indépendance .
Les Britanniques qui ont comme nous participé a l’invasion de ces terres lointaines et furent confrontés au méme désir d’émancipation dans les années 50/60 , ont créé le » CommonWealth »
C’est beaucoup plus pragmatique
L’octroi de mer est fixé à 2,5% pour la Martinique et la Guadeloupe. C’est loin des 40% d’écart des prix
Avez vous regardé aussi qui sont les propriétaires des transporteurs et si il existe une concurrence réelle ?
Pourquoi ne pas rappeler qu’il n’y a pas de concurrence réelle entre grande surface. Leclerc qui voulait s’implanter en Martinique en a été évincé par une grève des dockers qui a empêché l’approvisionnement du magasin quelques jours avant l’ouverture. Et qui a organisé cette grève….
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5 réponses
…et puis, importer en avion, des yaourts aux fraises depuis la Métropole, ça fait cher le yaourt. Faudrait peut-être produire du lait sur place, et l’associer aux fruits locaux. Mais pour ça, faut se retrousser les manches.
Entièrement d’accord ! Même si le rendement par vache est inférieur à celui obtenu dans des zones plus tempérées, il devrait être possible de produire du lait, du beurre, des yaourts et autres produits laitiers sur place. Un exemple parmi d’autres. Ce fut possible dans un pays comme entre autres le MAROC où j’ai vécu de nombreuses années.
Trop facile de manifester, casser, bruler et.. de ne pas se retrousser les manches !
Le bon sens est le système immunitaire de la pensée.
En accord avec votre article , les entreprises privées ne sont pas responsables du surcout de la vie pour les besoins quotidiens ( qui ne peuvent étre produits sur ces ilots ) L’Octroi de Mer représente 1/3 des financements des Collectivités locales , municipales , départementales , pour les ultra-marins .(principalement pour frais de fonctionnement , faut le dire)
La supprimmer OK , mais cette somme de 1.3Milliards €/an sera réclamé par les administrations locales (surtout par les élus ) . Nous pouvons facilement imaginer que ce financement sera reporté sur la fiscalité de tous les francais de métropole .
Tous ces ilots , morceaux de terres lointaines coutent déja trés cher fiscalement a la métropole : la logistique , la sécurité , les fonctionnaires d’Etat sur place , l’armée ( terre et bateaux ) avec des salaires multipliés par 2 ou 3 dans ces zones . et en plus ces ilots réclament leur autonomie , voire leur indépendance .
Les Britanniques qui ont comme nous participé a l’invasion de ces terres lointaines et furent confrontés au méme désir d’émancipation dans les années 50/60 , ont créé le » CommonWealth »
C’est beaucoup plus pragmatique
L’octroi de mer est fixé à 2,5% pour la Martinique et la Guadeloupe. C’est loin des 40% d’écart des prix
Avez vous regardé aussi qui sont les propriétaires des transporteurs et si il existe une concurrence réelle ?
Pourquoi ne pas rappeler qu’il n’y a pas de concurrence réelle entre grande surface. Leclerc qui voulait s’implanter en Martinique en a été évincé par une grève des dockers qui a empêché l’approvisionnement du magasin quelques jours avant l’ouverture. Et qui a organisé cette grève….