De toutes les carences de l'économie italienne, c'est le chômage des jeunes (40 %) qui est la plus inquiétante. Le nouveau premier ministre, Matteo Renzi, s'y attaque en réformant le droit du travail, qui est néfaste et obsolète. Réussira-t-il là où Mario Monti a échoué ? Pourtant, ce qui s'est passé chez Fiat peut redonner de l'espoir.
Le nouveau Premier ministre italien, Matteo Renzi, n'a pas tardé à annoncer un vaste programme de réformes au sein desquelles figure celle du marché du travail, intitulée en anglais : « Jobs Act ». Le taux de chômage en Italie n'est pas beaucoup plus élevé que celui que subit la France : de 12.7 % en Italie contre 10.5 % en France ; mais ce sont les jeunes, de 16 à 25 ans, qui sont les plus touchés, avec un taux qui dépasse les 40 %.
De toutes les carences de l’économie italienne, c’est le chômage des jeunes (40 %) qui est la plus inquiétante. Le nouveau premier ministre, Matteo Renzi, s’y attaque en réformant le droit du travail, qui est néfaste et obsolète. Réussira-t-il là où Mario Monti a échoué ? Pourtant, ce qui s’est passé chez Fiat peut redonner de l’espoir.
Le nouveau Premier ministre italien, Matteo Renzi, n’a pas tardé à annoncer un vaste programme de réformes au sein desquelles figure celle du marché du travail, intitulée en anglais : « Jobs Act ». Le taux de chômage en Italie n’est pas beaucoup plus élevé que celui que subit la France : de 12.7 % en Italie contre 10.5 % en France ; mais ce sont les jeunes, de 16 à 25 ans, qui sont les plus touchés, avec un taux qui dépasse les 40 %.
La situation des jeunes est assez dramatique et c’est ce que confirment les sondages : plus de 48 % des jeunes souhaitent partir à l’étranger chercher du travail. Face à ce fléau, Matteo Renzi souhaite simplifier le Code du travail pour y introduire plus de flexibilité. Par exemple, les juges perdraient la possibilité d’obliger les entreprises à réembaucher les employés licenciés. Parallèlement les charges sur les salaires devraient fortement baisser.
Un droit du travail obsolète et créateur de chômage
En Italie, comme en France, le pire ennemi de l’emploi est le droit du travail. Concoctées dans les années 1970 en pleine période marxiste, les lois qui régissent le marché du travail sont tellement strictes qu’il est pratiquement impossible pour un patron de licencier.
Il existe même le fameux article 18 du Statut du travailleur qui interdit à un chef d’entreprise de se séparer d’un employé pourtant reconnu comme incompétent. Le licenciement ne peut intervenir que si la preuve est apportée des « négligences de l’employé », après qu’il soit précisé « en quoi il n’a pas atteint ses objectifs ».
L’employé licencié peut porter plainte au Tribunal, et si les juges estiment qu’il a été licencié abusivement, le chef d’entreprise doit le réembaucher, à moins de lui payer 15 mois de salaire ! C’est à ces entraves qu’en 2012 s’étaient attaqué, sans beaucoup de succès, Mario Monti et son ministre du travail, Elsa Fornero. Il faut également porter au crédit de Mario Monti la libéralisation des lignes ferroviaires italiennes. Le premier TGV privé italien a été inauguré en avril 2012 sur la ligne Bologne-Naples. Et dès le mois suivant, la totalité des lignes ferroviaires nationales était libéralisée. Plusieurs investisseurs sont ainsi sur le marché italien, y compris la…. SNCF qui a pris des parts (à hauteur de 20 %) sur le réseau à grande vitesse.
Normalement, Matteo Renzi a jusqu’en 2018 pour perpétuer ses réformes. Cependant, il est difficile de croire que son gouvernement, qui n’a pas une majorité solide, pourra tenir d’ici là, d’autant que l’Italie est un pays habitué à la valse des gouvernements. Mais déjà, la croissance s’éloigne : après 2.5 % en 2012 et 1.9 % l’année passée, on prévoit seulement 0.6 % de croissance en 2014.
Le modèle Fiat
Pourtant, pour ce qui concerne le marché du travail, Matteo Renzi pourrait s’inspirer du modèle… Fiat. En janvier 2011, les employés des usines Fiat en Italie ont approuvé un plan qui changeait radicalement leur contrat de travail. En échange d’augmentations de salaires (environ 3 500 euros par an), les ouvriers ont accepté beaucoup plus de flexibilité dans leur travail : les horaires ont été prolongés sans l’accord des syndicats, les pauses ont été réduites, ainsi que les vacances. De même, le droit de grève a été drastiquement limité, alors qu’il constituait une pratique courante dans ces usines contrôlées par les syndicats. Mais il est important de noter – que ce plan a été approuvé par quatre syndicats sur cinq. Seul le Fiom, le syndicat de gauche, a rejeté l’accord. Ces changements intervenus dans les usines Fiat, symbole de l’industrie italienne, pourraient pousser l’économie italienne à la mise en oeuvre d’autres réformes libérales dont le pays a tant besoin.
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Une réponse
chômage.. ..dire qu'il n'y a pas beaucoup plus de chômage en Italie qu'en France est une litote.En effet entre 12.7 et 10.5 il y a quand-même plus de 20%…!
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..dire qu'il n'y a pas beaucoup plus de chômage en Italie qu'en France est une litote.En effet entre 12.7 et 10.5 il y a quand-même plus de 20%…!