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mercredi 15 avril 2026

Mike Johnson, soutenu par Trump, restera très probablement le « speaker » de la Chambre

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grève France

C’est un test pour la cohésion du camp républicain autour de Donald Trump : la Chambre des représentants, à majorité conservatrice, vote vendredi sur le maintien de son actuel patron, officiellement soutenu par le président élu mais auquel une poignée d’élus sont ouvertement hostiles. Avec 220 républicains contre 215 démocrates à la chambre basse du Congrès américain, son président ou « speaker », Mike Johnson, ne pourra pas se permettre beaucoup de défections dans son camp. Cet élu de Louisiane, très religieux, peut cependant compter sur l’appui de Donald Trump, qui espère éviter une bataille rangée entre républicains au Congrès avant son retour à la présidence le 20 janvier. Dissensions au demeurant normales en démocratie.

Au coeur des reproches faits à Mike Johnson par ces quelques élus républicains : l’accord budgétaire qu’il a négocié récemment avec les démocrates pour éviter une paralysie des services publics fédéraux juste avant les fêtes. De nombreux élus de l’aile droite des républicains s’étaient étranglés face aux vastes dépenses prévues par le texte, considérées comme une gabegie par ces partisans d’une cure d’amaigrissement de l’Etat fédéral.

La bataille qui s’annonce a des airs de déjà vu, après la destitution inédite il y a un an du précédent président de la chambre basse, Kevin McCarthy. Une chute du perchoir orchestrée par la frange trumpiste au Congrès, qui accusait déjà Kevin McCarthy d’avoir accru le déficit en cédant trop aux démocrates. La destitution avait donné lieu à un psychodrame de 22 jours et exposé au grand jour les luttes intestines du camp républicain. Si Mike Johnson n’atteint pas la majorité des voix exprimées, le scrutin se répétera dans les heures et les jours suivants, avec des négociations en coulisses, jusqu’à trouver l’heureux élu au perchoir. Sans « speaker », la Chambre des représentants se trouverait en outre dans l’incapacité d’agir, et donc de certifier la victoire de Donald Trump à la présidence, lors d’une session prévue le 20 janvier.

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