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vendredi 6 février 2026

Le projet de budget de Donald Trump prévoit des réductions d’impôts et une hausse spectaculaire des dépenses

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Ce budget, qu’on pourrait qualifier de keynésien si on est indulgent, ou de démagogique « pork and barrel » (formule américaine pour promettre en gros « demain, on rase gratis ») si on l’est moins, était de retour devant la Chambre des représentants mercredi soir après son adoption d’extrême justesse par le Sénat.

Ce dernier a adopté le projet de loi, qualifié de plus « beau » de l’Histoire des Etats-Unis par Donald Trump, qui devrait selon des experts non partisans alourdir la dette de l’Etat fédéral de 3.300 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, par la plus petite des marges, après un débat intense sur son coût et sur les coupes imposées au programme Medicaid, qui garantit l’accès aux soins aux plus défavorisés. Après la défection de trois sénateurs républicains, les partisans et adversaires du projet n’ont pu se départager, à 50 vs 50 et c’est la voix du vice-président, DJ Vance, qui comme c’est prévu par la Constitution dans des cas de blocages où il a le droit de vote, a permis à la Maison-Blanche de l’emporter.

La Chambre des représentants, où les républicains disposent d’une courte majorité (220 sièges contre 212), est également divisée, y compris au sein du Parti républicain qui a souvent ferraillé ces dernières années avec les démocrates sur le plafond de la dette. Malgré les doutes de certains, les élus républicains ne se sont cependant opposés à aucun projet de Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. « La Chambre va travailler rapidement pour adopter le projet de ‘grande et belle loi’ qui met en œuvre l’ensemble du programme ‘America First’ du président Trump d’ici le 4 juillet », a assuré le président de la Chambre, Mike Johnson, dans un communiqué diffusé mardi.

L’issue du vote est incertaine, certains élus républicains, qui fustigent un texte ne prévoyant pas suffisamment de baisses de dépenses de l’Etat fédéral, ayant déjà fait part de leur intention de s’y opposer. L’ensemble des élus démocrates devraient aussi voter contre, considérant que les baisses d’impôts vont surtout profiter aux plus riches, et, selon des experts indépendants, douze millions d’Américains risquent de perdre l’accès à l’assurance-maladie.

La version du texte adoptée par le Sénat mardi alourdirait davantage la dette que la version adoptée par la Chambre des représentants en mai. Toute modification apportée par la Chambre nécessiterait un nouveau vote du Sénat, ce qui rendrait pratiquement impossible le respect de la date limite du 4 juillet, jour de la fête de l’Indépendance, que Donald Trump a symboliquement imposée au Congrès.

Ce projet de loi confirme les conceptions étatistes de Donald Trump, mâtinées, dans un méli-mélo confus, d’approches libérales sur d’autres plans, comme la volonté de baisser les impôts, ou de déréguler.

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