« L’IA est bonne pour la croissance » titre fièrement l’article montrant un homme arborant un sourire enthousiaste. Fabien Curto Millet, chef économiste de Google, était interviewé par La Tribune Dimanche.
Mais que dire alors de toutes les suppressions d’emplois attribuées à l’IA (comme dans le conseil ou l’audit aux Etats-Unis l’an dernier) ? « [I]l est plus facile d’accuser l’IA que de remettre en question la pertinence d’un produit face à son marché ou le bien-fondé d’un modèle économique. L’IA peut parfois avoir une responsabilité, mais on l’implique très souvent à tort » corrige M. Curto Millet.
Et d’ajouter : « Au sujet du marché du travail, des prédictions parfois apocalyptiques s’expriment quotidiennement. Ces inquiétudes sont compréhensibles, compte tenu de la rapidité sans précédent de ce changement. Mais je ne les partage pas. Toute l’histoire économique enseigne que la technologie est créatrice d’emplois. » Ainsi de l’informatique, qui a créé plus de 19 millions d’emplois aux Etats-Unis quand il n’en a supprimé que 3,5 millions. Ou de l’automatisation, comme dans le secteur automobile au début du XXe siècle, où « [l]es emplois, loin d’être supprimés, ont malgré tout significativement augmenté dans ce secteur, parce que le prix des voitures a diminué grâce à cette productivité, entraînant une hausse de la demande, d’où des embauches importantes ».
C’est le fameux processus de destruction créatrice au cœur du capitalisme, cher à Joseph Schumpeter. Le progrès technique détruit de l’emploi, certes, mais en créé encore plus car en augmentant la productivité du travail, il le rend encore plus attractif pour l’investissement.
Cela suppose néanmoins une politique de concurrence, pour éviter les concentrations et autres abus de position dominantes qui nuisent au progrès, ainsi qu’une initiative de formation des employés pour monter en compétence sur l’IA. « Il faut aller rencontrer les gens là où ils sont et organiser des formations en milieu de carrière, car selon une enquête Google-Ipsos aux États-Unis, seuls 14 % des employés ont reçu une formation IA de leur employeur entre mars 2025 et mars 2026. »
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9 réponses
Si, l’IA va créer des millions de chômeurs… chez ceux qui ne lutiliseront pas !
Entre les enthousiastes et les apocalyptiques, il est bien difficile de se faire une opinion personnelle sur ce que sera le monde et la vie de tous les jours dans 5 ou 10 ans, quand l’IA sera partout ? Peut-être même qu’elle sera là où personne ne la prédit aujourd’hui. C’est une aventure de plus à l’échelle mondiale.
A ceci près que les emplois menacés sont des emplois à haut salaires dont la consommation fait tourner le commerce de proximité et dont les cotisations financent le système social alors que les pensions des retraités actuels sont déjà passablement payées à crédit…
A quoi servirait que l’IA détruise tout les emplois comme certains le prétendent si les entreprises utilisant plus que l’IA n’ont en fin de course plus assez de clients pour consommer leurs produits?
Gagner 19 millions d’emplois et en perdre 3,5 millions …. Où est l’intérêt si avec 3,5 le travail se faisait ? D’autant que l’on a mis à contribution tous les administrés et les clients qui doivent se débrouiller avec cet outil de progrès
Exemple : plusieurs heures pour une déclaration d’impôts quand il fallait 1/4 d’feure avant l’informatique !
L’IA, c’est certain ne peut que détruire des emplois. Affirmer le contraire est naïf. Il n’y a aucun intérêt à augmenter la masse salariale dans quelque domaine que ce soit. L’IA peut être un facteur de compensation et même de gain de pouvoir d’achat face à la dénatalité. A la condition que l’on ne recherche pas à compenser la perte d’habitants par l’importation de populations inadaptées pour satisfaire le besoin d’électeurs.
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9 réponses
Si, l’IA va créer des millions de chômeurs… chez ceux qui ne lutiliseront pas !
Entre les enthousiastes et les apocalyptiques, il est bien difficile de se faire une opinion personnelle sur ce que sera le monde et la vie de tous les jours dans 5 ou 10 ans, quand l’IA sera partout ? Peut-être même qu’elle sera là où personne ne la prédit aujourd’hui. C’est une aventure de plus à l’échelle mondiale.
A ceci près que les emplois menacés sont des emplois à haut salaires dont la consommation fait tourner le commerce de proximité et dont les cotisations financent le système social alors que les pensions des retraités actuels sont déjà passablement payées à crédit…
A quoi servirait que l’IA détruise tout les emplois comme certains le prétendent si les entreprises utilisant plus que l’IA n’ont en fin de course plus assez de clients pour consommer leurs produits?
Le syndrome des luddites continue de faire des ravages au sein des medias en vendant de la peur aux gogos!!!!
Gagner 19 millions d’emplois et en perdre 3,5 millions …. Où est l’intérêt si avec 3,5 le travail se faisait ? D’autant que l’on a mis à contribution tous les administrés et les clients qui doivent se débrouiller avec cet outil de progrès
Exemple : plusieurs heures pour une déclaration d’impôts quand il fallait 1/4 d’feure avant l’informatique !
Vous extrapolez l’avenir à partir des révolutions technologiques du passé : c’est humain…
Qu’en savez-vous ?
L’IA, c’est certain ne peut que détruire des emplois. Affirmer le contraire est naïf. Il n’y a aucun intérêt à augmenter la masse salariale dans quelque domaine que ce soit. L’IA peut être un facteur de compensation et même de gain de pouvoir d’achat face à la dénatalité. A la condition que l’on ne recherche pas à compenser la perte d’habitants par l’importation de populations inadaptées pour satisfaire le besoin d’électeurs.