Lors de la mise en place, en 2009, du programme de santé ACA (Affordable Care Act) connu sous le nom d’Obamacare, l’IREF a été parmi l’un des rares Instituts à mettre en garde contre une politique publique qui, sous prétexte d’offrir une assurance santé à tout le monde, oblige les employeurs et les employés à choisir une société d’assurance et à payer un coût fixé par l’administration.
Lors de la mise en place, en 2009, du programme de santé ACA (Affordable Care Act) connu sous le nom d’Obamacare, l’IREF a été parmi l’un des rares Instituts à mettre en garde contre une politique publique qui, sous prétexte d’offrir une assurance santé à tout le monde, oblige les employeurs et les employés à choisir une société d’assurance et à payer un coût fixé par l’administration.
Les conséquences de cette décision coercitive n’ont pas tardé à apparaître. Il y a eu d’abord d’énormes bugs informatiques qui ont découragé des millions de personnes à souscrire en ligne ; des millions d’Américains ont été obligés de résilier leur assurance privée, choisie par eux-mêmes et dont ils étaient contents. Les sondages montraient que les Américains étaient majoritairement contre cette réforme.
Depuis 2009, plus de 2 400 pages de réglementations se sont accumulées pour réguler le fonctionnement du système. Le président Obama avait promis de baisser les franchises santé grâce à ce programme, elles ont, au contraire, augmenté de 60 % en moyenne. Parallèlement, le taux marginal de l’impôt a beaucoup augmenté avec la mise en place des taxes nécessitées ées par le financement du programme Obamacare. De 33,3 % on est passé à 39.6 % entre 20010 et 2012.
Les primes d’assurance ont bondi en moyenne de 25 % (et même 119% dans l’état d’Arizona) et les assureurs ne s’en sortent plus à cause des réglementations très strictes qui leur sont imposées. Obama avait promis de baisser le prix de l’assurance santé d’environ 2 500 dollars par famille et par an ; en réalité le prix a augmenté de 2 100 dollars !
Certains assureurs affichent des centaines de millions de dollars de pertes et préfèrent ne plus proposer une couverture dans le cadre d’Obamacare. La compagnie d’assurance AETNA qui existe depuis 150 ans aux Etats-Unis a décidé d’être présente – au titre du régime de l’Obamacare – dans seulement 4 états américains au lieu de 20 auparavant.
Sur le plan de l’emploi, les conséquences ont été aussi dramatiques. Les employeurs qui refusent l’Obamacare pour leurs employés sont pénalisés. On estime un coût à 275 dollars/mois pour chaque employé qui n’a pas souscrit à l’Obamacare. Ces pénalités ont encouragé les entreprises à embaucher à temps partiel car dans ce cas l’assurance n’est pas obligatoire… Ce sont plus de 2 millions d’emplois qui ont été perdus parce que les entreprises ont préféré embaucher à temps partiel et non plus à plein temps. Bob Funk est le président fondateur de la société Express Employment Services, l’une des plus grosses agence de placement des chômeurs aux Etats-Unis : 2.5 Mds de dollars de CA et plus de 500 000 personnes placées chaque année. Grâce à Obamacare, son Chiffre d’affaires a même bondi de 8 %. Et pourtant, il est farouchement contre cette loi, car elle incite les chômeurs à rester au chômage et aussi le travail à temps partiel : « Une catastrophe pour l’économie du pays et pour l’emploi ».
Obamacare a coûté environ 250 Mds de dollars à l’économie américaine et les perspectives sont encore plus dramatiques : fin 2020, Obamacare aura coûté 1.2 trillions de dollars et plus de 4millions d’emplois perdus. Ce n’est pas étonnant que le sujet soit omniprésent dans la campagne présidentielle américaine. D’un côté, Hillary Clinton défend le système à mi-voix et tout en promettant de l’améliorer et, de l’autre, Donald Trump souhaite le supprimer et redonner aux Américains la liberté de s’assurer.
L’échec d’Obamacare est un bon exemple de faillite d’une politique interventionniste dans le système de santé. Plus l’Etat intervient, plus les coûts augmentent et plus le système devient bureaucratique.
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