En un nouveau revirement dont il est coutumier et qui rend sa politique illisible, même pour ses partisans, Donald Trump a affirmé dimanche que Vladimir Poutine était « devenu complètement fou » après les bombardements massifs sur l’Ukraine.
Un commentaire cinglant sans précédent dans l’histoire des relations entre Donald Trump et le régime russe, depuis 1984, faites de complaisance, voire de renflouement en au moins deux occasions lors des six faillites de l’empire immobilier de l’actuel président américain. Faisant mine de découvrir seulement aujourd’hui que le Kremlin « envoie des roquettes sur des villes et tue des gens », alors que c’est sa stratégie depuis le début de la guerre, Donald Trump a commenté, non sans une candeur qui a de quoi laisser perplexe dans un contexte de guerre : « Je n’aime pas ça du tout ».
Il s’est alors interrogé :« Je ne sais pas ce qui ne va pas chez lui. Qu’est-ce qui lui est arrivé ? », comme si le président russe avait changé depuis peu pour devenir infréquentable alors qu’il aurait été jusqu’à récemment tout à fait décent. Sans doute une manière pour Donald Trump d’anticiper un échec de sa médiation en faveur d’un cessez-le-feu et de se désengager du dossier en prétextant un état mental inadéquat du maître du Kremlin… tout en critiquant aussi le président ukrainien, Volodymyr Zelenski. Le président américain a d’ailleurs ajouté : « J’ai toujours dit que Poutine voulait TOUTE l’Ukraine, pas seulement une partie, et peut-être que cela se révèle juste mais s’il le fait, cela mènera à la chute de la Russie ! ».
Les analystes attendaient de voir, lundi, s’il s’agissait d’un énième changement de pied et de ton du président américain qui serait bientôt annulé par un autre revirement, ou d’un vrai tournant dans le conflit. Si Donald Trump a dit, pour la première fois de manière aussi affirmative, « envisager absolument » des sanctions contre la Russie, la question clé demeure ; est-il prêt à armer l’Ukraine ? Il n’a validé aucun paquet de nouvelles aides militaires depuis son retour à la Maison-Blanche fin janvier.
En revanche, le chancelier allemand, Friedrik Merz, a annoncé qu’il n’y aurait plus de limitation de portée aux armes allemandes fournies à l’Ukraine, en allusion aux missiles Taurus, qui pourraient frapper les bases logistiques russes à 500 km du front.
6 réponses
Poutine enrage,le petit comédien « raté »lui tient tète depuis le départ,pas seul,heureusement.Qu’elle honte pour les Russes,ridiculisés face au monde,face à la Chine.Poutine n »a plus le chois que de continuer la guerre,le souci est savoir jusqu’où il ira.
Dans son hystérie comportementale et volubile, peut-être a-t-il eu un éclair de lucidité ?
Dans la course à la paix, l’Allemand est plus réaliste que l’Américain.
Trump a déjà reviré car on lui a apporté le rapport sur l’attentat ukrainien contre l’hélicoptère de V.P. venu inspecter Koursk. De plus « on » passe dans la presse ,sous silence les attaques journalières de drones ukrainiens sur le sol russe jusqu’à Moscou où l’aéroport de Domodeovo s’est mis en alerte. Encore un de mes courriels que vous ne publierez pas, pourtant je vous lis aussi dans Riposte Laïque, qui contredit souvent les positions que vous avez ici dans votre publication. Complexité de la pensée humaine.
Le poutinisme de Riposte laïque est notoire !
Les russes bombardent mais les ukrainiens n’auraient pas le droit de répliquer? D’ailleurs ils ne s’attaquent qu’aux dépots de munitions et de pétrole, pas aux civils comme les russes! Vous devriez avoir honte de soutenir un agresseur criminel.