Les syndicats sont les premiers à dénoncer le capitalisme « sauvage » et financier. Mais lorsqu’il s’agit de l’argent des contribuables, ils préfèrent remplir leurs poches et oublient la lutte des classes.
Les syndicats sont les premiers à dénoncer le capitalisme « sauvage » et financier. Mais lorsqu’il s’agit de l’argent des contribuables, ils préfèrent remplir leurs poches et oublient la lutte des classes.
Quatre organisations syndicales – CFDT, CFTC, UNSA, et FGAAC – ont signé un accord concernant la participation des salariés de la SNCF aux résultats de l’entreprise. Cet accord, proposé par la direction de l’entreprise publique, prévoit la mise en place de la participation aux résultats de la SNCF comme c’est le cas dans la plupart des entreprises. Une démarche qui serait, d’après le président de la SNCF, Guillaume Pepy, « une utilisation équitable et efficace des résultats positifs de l’entreprise ».
Noble initiative que celle de faire fonctionner l’entreprise publique comme une société privée en incitant ses employés à s’impliquer dans son développement. Néanmoins, en regardant de plus près l’accord, il n’est pas étonnant que les syndicats – même les durs de la FGAAC (syndicat des conducteurs des trains) – l’aient accepté. Tout d’abord, l’entreprise des chemins de fer est très loin d’obtenir des « résultats positifs ». C’est même une société qui vit sous perfusion d’argent public : plus de 11 milliards d’euros sont versés chaque année à la SNCF à titre de subventions publiques. Ce sont les contribuables qui payent.
Des dividendes versés alors que l’entreprise devrait rembourser les contribuables
Ensuite, le système de participation « à la sauce SNCF » est conçu de manière bizarre : avant même de signer l’accord avec les syndicats et le gouvernement, la direction de l’entreprise a versé à chaque agent un dividende salarial de 200 euros sur leur paye. Au total, plus de 40 millions d’euros ont été distribués aux 201 545 agents. Cela fait beaucoup pour les contribuables qui assurent déjà la survie de l’entreprise.
Il faudrait donc rappeler à Monsieur Pepy la définition d’un dividende : « Le dividende est prélevé sur les bénéfices de l’entreprise: cela signifie que si l’entreprise ne gagne pas d’argent ou trop peu, le conseil d’administration peut décider de ne rien distribuer ». C’est le cas de la SNCF qui devrait d’abord rembourser les contribuables avant d’accorder des cadeaux à ses agents. Officiellement, l’entreprise annonce un bénéfice (pour 2007) de 1,042 Mds d’euros. Sauf que :
– L’Etat (et les collectivités locales) ont versé (en 2007) 6,6 Mds d’euros de subventions directes à la SNCF et plus de 5 Mds au RFF. Au total : 11 Mds d’euros de subventions au RFF (Réseau Ferré de France, la société qui a repris la dette de la SNCF).
– La dette a été de 8 Mds d’euros en 2007 et le total de cette dette prise en charge par le RFF s’élève à 27 Mds d’euros
– La SNCF coûte presque 1 000 euros/an à chaque contribuable français (soumis à l’impôt sur le revenu) qu’il prenne le train ou non.
Quelle entreprise « normale » se trouvant dans cette situation financière pourrait verser des dividendes à ses salariés ?
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SYNDICATS il est grand temps de supprimer les subventions qui achètent, soudoient, corrompent, les dirigeants des syndicats car un syndicat corrompu et ils le sont tous, est pire que pas de syndicat
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SYNDICATS
il est grand temps de supprimer les subventions qui achètent, soudoient, corrompent, les dirigeants des syndicats car un syndicat corrompu et ils le sont tous, est pire que pas de syndicat
christian péqueux