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lundi 15 décembre 2025

Quatre vérités sur les riches

Temps de lecture : 2 minutes

François Bayrou, comme la plupart de ses prédécesseurs, mise sur une imposition des hauts patrimoines pour séduire les socialistes et obtenir leur confiance le 8 septembre, lors du vote de confiance à l’Assemblée. S’en prendre aux riches et/ou aux entreprises, les désigner comme boucs émissaires, vouloir les ponctionner toujours plus, est une maladie française. Pour guérir, quelques rappels à l’attention de nos politiques.

  1. Les riches d’aujourd’hui sont surtout des entrepreneurs qui ont réussi

La gauche et une partie des médias semblent avoir oublié que nous ne sommes plus au XVIIIe siècle. Les riches ne sont plus des nobles mais des individus qui ont réussi. Il suffit de se reporter aux classements Forbes et Challenges : plus de 70 % de ceux qui y figurent sont des entrepreneurs qui se sont enrichis grâce à leur travail. De plus, 90 des 100 plus riches changent de place tous les ans. Les 10 premiers dans le classement Challenges représentent (grâce à leurs sociétés), plus de 900 000 emplois.

  1. Les riches payent beaucoup d’impôts

Comme le montrent les derniers chiffres de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), de moins en moins de Français sont assujettis à l’impôt sur le revenu et les plus aisés sont de plus en plus matraqués : 76 % du total de l’IR sont payés par seulement 10% de contribuables et 40%, par les 1 % les plus riches. L’instauration de l’ISF (Impôt sur la fortune) en 1982 n’a fait qu’en chasser un grand nombre et n’a jamais rapporté beaucoup d’argent. Depuis, la dette et les dépenses publiques n’ont pas cessé d’augmenter. Avant sa suppression, l’ISF ne rapportait même pas 7 Mds d’euros par an. C’est moins de 0.2 % du total de la dette française (+3 300 Mds d’euros) actuelle.

  1. Le système français est très redistributif

Contrairement à un mythe tenace et complaisamment entretenu, les inégalités ne s’aggravent pas car la France est l’un des pays les plus redistributifs au monde. Après redistribution et transferts sociaux, l’écart de revenus entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres est divisé par 4. Ces transferts se montent à 500 milliards, entre contributeurs nets et bénéficiaires. Selon l’INSEE, grâce aux minima sociaux, aux allocations, à la progressivité des  impôts, 57 % des Français reçoivent de l’Etat plus qu’ils ne versent.

  1. Le capital est très taxé

Autre mythe très répandu : le capital est moins taxé que le travail, En réalité, comme le montre une récente étude de l’IREF, les patrimoines sont assujettis à 4 fois plus d’impôts que les produits d’activité et de remplacement.

Au lieu de s’en prendre aux riches, c’est l’Etat qu’il faut bien dégraisser pour diminuer la dette et les dépenses publiques.

Illustration de couverture © Freepik IA

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7 réponses

  1. « 57 % des Français reçoivent de l’Etat plus qu’ils ne versent. »
    Dans ces conditions, difficile d’attendre quoi que ce soit des élections malheureusement.

    1. Exactement, vous avez tout compris (et les écolos/ocialistes aussi). Cela tiendra jusqu’à l’écroulement total de l’économie qui conduira à la paupérisation généralisée et une implosion à la soviétique.

  2. Tout est dit et bien dit dans cet article.
    Moins de riches ne fera pas moins de pauvres, la gauche ne le comprend pas ? Ou bien veut-elle drainer le vote des pauvres si nombreux en leur mentant ?

  3. Sauf à être l’idiot du village tous les gens qui connaissent comment fonctionne notre république bananière, savent que l’assistanat est sa marque de fabrique, donc ceux qui paient des impôts ne sont pas les « pauvres », mais bien les « riches »

  4. « Ou bien veut-elle drainer le vote des pauvres si nombreux en leur mentant ? »
    La gauche fabrique des pauvres ( et quand ça ne suffit pas elle en importe) pour augmenter les votes en sa faveur, c’est une évidence. Ensuite l’assistanat termine le travail!
    Pour la gauche, un riche c’est un « voleur » que l’on peut dépouiller au nom d’une certaine morale ( dite justice sociale!) pour donner aux pauvres. C’est du vol institutionnalisé. Or souvent un riche, c’est un entrepreneur qui a su développer ses affaires grâce à beaucoup de travail, de temps, d’investissement personnel, et il s’est « enrichi » parce que beaucoup de clients ont acheté les biens ou les services qu’il proposait et que les conditions de cet »échange » leur convenait. Mais ça, les gauchos sont incapables de le comprendre, ils préfèrent le vol!

  5. Voici des vérités bonnes à rappeler obstinément. Concernant le plan moral, rappeler aussi aux « gens de gauche » que les « riches » sont des humains comme eux et nous qui pour une minorité ont eu de la chance, pour certains ont du talent, et enfin pour une majorité à beaucoup travaillé et a pris des risques. Dès lors, pourquoi les détrousser et les faire fuir de notre beau pays en faillite. Ne devrait on pas au contraire tout faire pour qu’il soient plus nombreux ?

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