A l’heure où, chaque année depuis 30 ans, plus de 50 000 personnes se réunissent pour « sauver la Planète » lors des COP, trois remarques fondamentales peuvent découler d’une analyse réaliste et pragmatique de la situation :
1) L’argument du lien entre le carbone et le « réchauffement climatique » a perdu toute sa crédibilité au fil des années,
2) Cette réunion constitue en réalité une opportunité touristique et économique pour un grand nombre de participants (qui oublient leur « empreinte carbone » …),
3) L’idéologie prédomine en filigrane, avec comme valeurs l’anticapitalisme, la volonté de culpabilisation de « l’Homme moderne » et de le soumettre à cette « lutte pour le climat ».
La présente réflexion a pour objectif de montrer en quoi « l’urgence climatique » est devenue un leitmotiv politique plus qu’une réalité.
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Un débat scientifique devenu politique
Le débat autour du climat s’est progressivement politisé. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), créé par l’ONU, n’est pas une institution de recherche autonome, mais une instance intergouvernementale chargée d’évaluer l’état des connaissances afin d’orienter les politiques publiques. Sa position dominante repose sur l’idée que le dioxyde de carbone (CO₂) est le principal responsable du réchauffement observé.
Cette interprétation est portée par la communauté scientifique proche du GIEC, mais certains chercheurs avancent que des mécanismes naturels pourraient jouer un rôle majeur dans la hausse des températures. Par exemple, la géomorphologue du CNRS Brigitte Van Vliet-Lanoë évoque l’influence de l’activité solaire ou des phénomènes géophysiques dans certaines évolutions du climat (Van Vliet-Lanoë, 2020).
Le groupe CLINTEL, composé d’ingénieurs, universitaires et professionnels, critique également l’importance accordée par le GIEC à certains modèles climatiques qui dépendent d’un nombre trop restreint de variables et centrés essentiellement sur le CO2 (CLINTEL, 2023).
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Le rôle controversé du GIEC
La structure même du GIEC suscite parfois des interrogations. Les résumés destinés aux décideurs (SPM) sont rédigés et validés par les représentants des États, et non par les seuls scientifiques. Les rapports produits (plus de 8 000 pages pour le cycle AR6) sont condensés dans des résumés politiques (SPM : Summaries for Policymakers), rédigés avant la finalisation des rapports scientifiques (IPCC, 2023). Certaines publications critiques, notamment celles de Lindzen, Happer et Koonin (2023) estiment que ces résumés peuvent influencer le contenu final des rapports scientifiques pour rester cohérents avec les décisions politiques. L’exemple le plus souvent cité est celui du rapport de 1995, dans lequel une phrase indiquant l’absence de preuve directe du lien entre activités humaines et réchauffement avait été supprimée lors de la validation politique. Le groupe CLINTEL a également recensé plusieurs erreurs ou incohérences dans les rapports du GIEC (CLINTEL, 2022).
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Complexité du système climatique et relativisation du CO₂
Une approche dite « climato-réaliste » reconnaît le réchauffement global mais questionne le rôle exclusif du CO₂. Selon certaines analyses vulgarisées (Science Climat & Énergie, 2024), les lois de la thermodynamique et de l’absorption du rayonnement limitent l’impact du CO₂ sur le réchauffement des océans. D’autres phénomènes naturels jouent aussi un rôle essentiel : circulation thermohaline, volcanisme sous-marin, variations de l’albédo, ou encore activité solaire. Réduire les évolutions climatiques à une seule variable – le CO₂ – reviendrait à ignorer cette complexité.
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Entre science et communication
La présentation médiatique du climat s’appuie parfois sur des représentations volontairement tronquées, comme la « courbe en crosse de hockey » de Michael Mann, emblématique du Climategate (IPCC, 2021). Absente des sections scientifiques du GIEC mais reprise dans les résumés politiques, cette courbe illustre le décalage entre recherche et communication. Comme le rappelait Richard Feynman : « Aucun gouvernement n’a le droit de décider de la véracité des principes scientifiques. »
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L’érosion marine : un cas d’école
L’érosion des côtes illustre bien la diversité des facteurs naturels et humains en jeu dans les phénomènes environnementaux. Le rapport du sous-comité d’études pour la protection des côtes rédigé par M. Chatel (1957) évoquait les reculs côtiers, devenus plus importants et en accroissement « depuis le début du siècle » ; il notait une augmentation des grandes houles de tempêtes, la hausse du niveau de l’océan (1,5 mm/an), la diminution des stocks sédimentaires, et suspectait des facteurs naturels, accrus localement par l’intervention de l’Homme. Pour le sous-comité, les causes principales des érosions marines sont le déséquilibre sédimentaire, l’urbanisation et les aménagements humains.
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Une science inachevée et plurielle
Le réchauffement climatique est un fait mesuré, mais ses causes demeurent discutées. Des études estiment la contribution du CO₂ anthropique insuffisante pour expliquer l’augmentation des températures actuelles. D’autres facteurs – cycles solaires, volcanisme, oscillations et facteurs océaniques, urbanisation – pourraient jouer un rôle déterminant. Les effets économiques et politiques des politiques climatiques, notamment en Europe (Furfari, 2024), sont tangibles, et conduisent en particulier à une hausse du coût énergétique et à la fragilisation industrielle et sociale. La science du climat ne saurait être réduite à une doctrine du consensus : la complexité du système terrestre exige le maintien du doute, la confrontation des hypothèses et la pluralité des approches.
Conclusion
Le climat mérite mieux qu’un récit figé présenté comme vérité unique. La science, traversée de débats et d’incertitudes, ne peut être réduite à un argument d’autorité au nom d’une urgence supposée. Quand enjeux politiques et idéologiques prennent le pas sur l’analyse critique, c’est la rigueur scientifique qui vacille. Reconnaître la complexité du climat et réhabiliter le doute éclairé n’est pas nier les évolutions observées, mais refuser que la science devienne outil de pression. Une approche crédible exige un débat pluraliste et apaisé, libéré des dogmes, afin que les décisions publiques reposent sur une réflexion réellement rationnelle et utile.
Références
– Chatel G. Quelques aspects du problème de la défense des côtes en France. Enseignements à tirer d’une visite générale du littoral. In : Les énergies de la mer. Compte rendu des quatrièmes journées de l’hydraulique, Paris, 13, 14 et 15 juin 1956. Tome 2, 1957.
– FURFARI Samuel (2024). Energie, mensonges d’état. La destruction organisée de la compétitivité de l’UE. Éditions l’Artilleur, 464 p
10 réponses
« L’idéologie prédomine en filigrane, avec comme valeurs l’anticapitalisme, la volonté de culpabilisation de « l’Homme moderne » et de le soumettre à cette « lutte pour le climat ».
Voilà , tout est dit de la « lutte pour le climat »: une dose de cryptocommunisme allié aux pires réactionnaires du retour à la terre ancestrale.
Le coût exorbitant des éoliennes, leur enracinement qui nécessite des centaines de tonnes de béton armé implanté définitivement, le coût de la maintenance, en particulier pour les machines off shore, le coût de la location à des propriétaires du terrain, coût répercuté sur le coût de l’électricité payé par les consommateurs en font une catastrophe écologique, économique et sociale. Tout cela pour un rendement de 10 à 15% quand il ya du vent.
Le GIEC , Groupe Intergouvernemental pour l’Evolution du Climat, et non pas d’experts, il n’a jamais été question d’experts dans le GIEC, chargé d’observer les changements climatiques et de faire des rapports sur leurs observations, rapports objectifs, ce qui n’est pas le cas. Les subventions diminueraient trop, voir son existence même.
Les écologistes sont bien connus pour êre des gauchistes recyclés. J’en ai connu une qui, dès la chute de l’URSS, est soudain devenue écolo! Le taux de CO2 dans l’athmosphère est de 0,04% soit 4 molécules sur 10.000, trop infinitésimal pour bloquer la diffusion de la chaleur dans l’espace!
Quand les glaces de l’ère glaciaire ont fondu ,il n’y avait pas d’activité humaine !
Le climat est comme cela avec des chauds et des froids.
Permettez-moi un point de vue plus philosophique: Je ne connais pas les causes du réchauffement climatique, avec certitude. Anthropique ou naturel? Je ne sais pas. Cependant, si nous étions certain que celui-ci est dû à l’activité humaine, personne n’aurait de doute qu’il faudrait agir. Notez bien que je ne préconise pas s’il faudrait chercher à l’atténuer ou à s’en protéger. Comme il n’ a pas de certitude, quelle position adopter? Je pense qu’il faut, à l’instar de Blaise Pascal, faire un pari. Nous parions que l’origine est anthropique. Si nous avons raison, tant mieux. Si nous avons tort, nous aurons encouragé l’innovation et l’activité économique dans un nouveau domaine. Est-ce vraiment un problème?
« nous aurons encouragé l’innovation et l’activité économique dans un nouveau domaine ». Quel nouveau domaine ? Pour le moment, il n’y a aucune innovation efficace, rentable et apportant un service bénéfique à l’homme dans TOUTES les actions des écolos.
Dans ce cas, la pari de Pacal est biaisé. En effet, il est possible que l’Homme ait une responsabilité dans la hausse des températures, mais pas du fait de la cause mise en exergue (le CO2). Donc, si on mise tout sur le CO2 et que dans des décennies on découvre la cause réelle, on aura « tout faux ». J’ai évoqué cela dans mon dernier tome de l’Affaire Climatique où je mets en avant des problèmes anthropiques avérés conduisant à une péjoration des phénomènes météo extrêmes (parmi eux, l’aménagement du territoire, la gestion irréfléchie de l’hydraulique, la gestion forestière trop industrialisée, etc.). Voir mes articles dans affaireclimatique.fr
Relisez « L’Imposture climatique » de Claude Allègre. Il fut « placardisé » bien que de gauche, pour avoir dit la vérité. D’ailleurs aucun de ces « régressistes » ne parle jamais des vraies pollutions, ni ne propose le progrès technique comme solution.
Cette idéologie machiavélique du CO2 (profitant à certaines entreprises qui hurlent avec les loups, au détriment de l’environnement comme souligné plus haut) contribuera à ruiner les pays européens face à des concurrents lucides, eux.
Avant on faisait craindre la colère divine, maintenant on fait craindre la colère du Climat. Une nouvelle religion parfaite pour combler le vide spirituel de l’athé. En bonus on peut le contrôler, le taxer, le dépopuler. Il est heureux de sa servitude, se prenant pour un gentil sauveur de la planète.
Je constat que le débat ici sur contrepoints est passé de « Le réchauffement existe-t-il vraiment ? » dans la décennie précédente à  » Le réchauffement est-il anthropique » avec le suivant qui s’annonce déjà « Le réchauffement est-il anthropique via le CO2 ? ». Est-ce un changement de commentateurs ou une prise de conscience ?