Le Congrès américain se prépare à adopter (peut-être) un texte de réforme de la santé. Il ne s’agit en rien d’instaurer une Sécurité Sociale à la française, et somme toute les assurés français auraient avantage à fuir leur Sécu pour se soumettre à un régime où l’Etat n’intervient qu’à titre subsidiaire, l’essentiel du système reposant sur les assurances privées. Précisions de Nicolas Lecaussin, directeur du développement à l’IREF
Le Congrès américain se prépare à adopter (peut-être) un texte de réforme de la santé. Il ne s’agit en rien d’instaurer une Sécurité Sociale à la française, et somme toute les assurés français auraient avantage à fuir leur Sécu pour se soumettre à un régime où l’Etat n’intervient qu’à titre subsidiaire, l’essentiel du système reposant sur les assurances privées. Précisions de Nicolas Lecaussin, directeur du développement à l’IREF
La réforme de l’assurance maladie promise par Barack Obama sera peut-être votée aux Etats-Unis. Deux incertitudes règnent encore. D’une part, la victoire des Républicains dans les élections de sénateur du Massachusetts donne peut-être aux sénateurs de l’opposition la possibilité de bloquer le vote. D’autre part, le texte définitif n’est pas clairement rédigé pour l’instant, car il est un mélange de trois textes : celui de l’administration Obama, celui de la Chambre des Représentants, celui du Sénat !
On sait que, de toutes façons, dans sa forme finale, le texte est très éloigné de ce qu’auraient souhaité les étatistes américains. Après des semaines et des semaines de débats au Sénat et à la Chambre des représentants, le système d’assurance maladie se présentera sous la forme suivante :
1. Les personnes non-assurées seront obligées de souscrire à une assurance maladie quels que soient leurs revenus. Sous la présidence de Bush, il y avait 47 millions d’individus dépourvus d’assurance, sous Obama, ce nombre s’est miraculeusement réduit à 35. Environ 12 millions ont disparu des statistiques officielles. Rappelons que ces personnes ne sont pas forcément des gens pauvres mais tous ceux qui ne souhaitent pas avoir une assurance maladie.
2. Au début, il était question d’instituer une nouvelle assurance gouvernementale (« public option ») qui serait mise en concurrence avec les assurances privées. Suite aux oppositions de nombreux élus, on a créé au Sénat une série d’assurances appelées « multi-state » financées par le gouvernement au niveau des Etats pour les mettre en concurrence avec les assurances privées. L’individu pourra choisir entre plusieurs assureurs : assurance classique privée ou professionnelle, franchise générale (l’assureur s’acquitte des dépenses jusqu’à un certain seuil) ou bien il peut opter pour un compte épargne santé (les cotisations sont déduites des impôts).
3. Les personnes qui ne souscrivent pas à une de ces possibilités, sont passibles des amendes forfaitaires de plus de 750 dollars. De même, l’employeur qui n’a pas offert à ses employés une assurance maladie est passible d’une amende de 3 000 dollars par employé.
4. Suite à la pression populaire et aussi celle des organisations conservatrices, la réforme de la Santé du président Obama n’est en rien une Sécurité sociale à la française. De plus, même dans sa forme édulcorée, elle est impopulaire : seulement 34% des Américaines la soutiennent et 61% sont contre son adoption. Enfin, la démocratie en Amérique semble se mieux porter que dans beaucoup d’autres pays occidentaux. Non seulement la société civile américaine fait preuve d’une extraordinaire vitalité et s’est mobilisée contre les politiciens du Congrès, mais ces élus eux-mêmes ont la capacité et le pouvoir de faire plier l’administration fédérale, la Maison Blanche et de barrer la route à une réforme étatiste.
5. En France nous aimerions avoir une assurance maladie mettant en concurrence des assurances privées, au lieu d’un monopole public, centralisé, obligatoire, qui a fait la preuve de son injustice, de son inefficacité, et de son coût prohibitif.
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