Nous avons plusieurs fois mentionné Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire, dans nos publications. C’est elle qui, fin 2024, avait lancé des coupes drastiques dans les subventions régionales accordées aux associations, déclenchant l’ire de la gauche et de tous ceux qui vivent d’argent public. Elle en avait parlé au colloque que nous avons organisé au printemps 2025. Nous l’avons sollicitée pour cette interview qu’elle a gentiment acceptée.
1. Mme la présidente, le deuxième tour des municipales vient de se terminer. Comment interpréter les résultats et quels seraient les enseignements à en tirer ? Que pensez-vous des résultats dans votre région, et notamment des alliances entre le PS et LFI ? Y a-t-il un parti qui puisse crier victoire ?
Elire son maire a toujours un caractère singulier, les élections municipales ont d’abord une dimension locale et personnelle. Néanmoins, l’évènement qui marque ces élections, c’est l’alliance de la honte entre LFI et le parti socialiste. Dans ma région, à Nantes, Johanna Rolland, numéro 2 du PS, s’est alliée sans état d’âme avec les Insoumis qui cautionnent la violence politique, assumant du même coup  leurs dérives antisémites. Sa seule boussole : sauver son poste. Cette gauche a trahi son âme et s’est disqualifiée.
La ville de Nantes est devenue un anti-modèle pour les communes de sa propre métropole : les nombreuses villes qui ont basculé à droite le démontrent (Couëron, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Bouaye, Les Sorinières, Thouaré-sur-Loire). Au fond, de manière générale, les communes limitrophes des métropoles régionales ne veulent pas être gagnées par leurs problèmes.
2. De manière très courageuse, vous avez lancé dans votre région plusieurs plans d’économies. Récemment, vous avez même annoncé vouloir fermer l’Agence économique de la Région Pays de la Loire. Quel est le bilan des économies entreprises jusqu’à maintenant et que comptez-vous faire pour la suite ?
Nous avons donc engagé un plan de 100 millions d’euros d’économies, et les résultats sont là : nos capacités financières se redressent, ce qui nous permet de continuer à investir dans les politiques utiles — les transports, la formation, l’innovation, les lycées.
Mais soyons lucides : l’ère de l’abondance est terminée. La Région n’a plus les moyens de conserver des structures qui ne sont plus efficaces. L’Agence économique était déficitaire, avec des perspectives financières négatives. La fermer n’est pas un renoncement, c’est un choix de responsabilité. Nous réintégrons la moitié de ses salariés dans nos services, qui sont parfaitement capables d’assumer ces missions, et nous accompagnons les autres avec un plan social parmi les plus protecteurs qui existent.
Ce que nous faisons, c’est apprendre à faire mieux avec moins. À recentrer l’action régionale sur ses compétences légales. À privilégier l’investissement plutôt que le fonctionnement. Chaque euro d’argent public doit être un euro utile. Et c’est exactement la ligne que nous continuerons à suivre.
3. Ce que vous faites au niveau régional est-il transposable au niveau national ? Quelles réformes et quelles économies feriez-vous pour rendre la France plus compétitive ?
Il y a une réalité incontestable : un Etat ruiné est un Etat qui ne peut plus tenir ses promesses. Et il va falloir apprendre à faire avec. Plutôt que de nous affaiblir, plutôt que de nous indigner, les crises que nous traversons doivent convoquer en nous un esprit de sursaut, d’exigence, de volonté. Au fond, c’est l’esprit de réforme que nous devons retrouver.
Pour cela, il faut regarder la vérité en face. Notre Etat providence ne fonctionne plus et il n’est plus financé. La vérité, c’est que 60% de la dépense publique se concentrent sur les dépenses sociales, qui sont financées par une dette et un déficit aujourd’hui insoutenables. Malheureusement, cette course effrénée est devenue le fondement de notre modèle. Nous sommes aujourd’hui au pied du mur. C’est une réorganisation complète de notre système qui faut entreprendre si nous voulons le sauver, avec quelques principes simples : « rien n’est gratuit », « remettre l’Etat à sa juste place », « mettre en place une règle d’or budgétaire ».
Entretien réalisé par Nicolas Lecaussin
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23 réponses
Le bon sens en marche. Mais le bon sens n’est ni socialiste, ni électoraliste, donc ce sera difficile. De plus, une grande partie des électeurs ne paye ni impôts nationaux, ni impôts locaux, comment veut-on qu’ils approuvent des économies et restrictions de budget ? Un citoyen approuve toutes les dépenses, surtout celles à son profit, quand ce n’est pas lui qui paye, pas besoin d’étudier la sociologie pour s’en rendre compte. Les problèmes de dettes de Paris n’ont pas empêché une majorité d’électeurs de voter pour encore plus, ce ne sont pas eux qui règleront l’addition.
Bonjour.
Si je puis me permettre, l’absence d’une candidature sérieuse et honnête par l’opposition a bien aidé à reconduire l’équipe actuelle. Les gens ont voté pour un système pourri qu’ils connaissent, pas pour un système pourri hérité de Chirac-Tibéri-Sarkozy.
Salutations libérales !
Il n’y a pas d’alternance ou de rupture crédible dans la continuité de ce qui existe.
Comme avec David Lisnard, il y a une incompatibilité entre ce qui est dit (la communication politique) et ce qui est fait (ou pas fait) : rester dans le train du système macroniste.
C’est évidemment encore plus évident avec Christelle Morançais qui se place depuis longtemps dans la roue d’Edouard Philippe.
Elle agit avec un courage énorme au niveau local ! Elle ne fait pas que parler !
C’est une opportuniste, comme tous les centristes. Elle dit aux gens ce qu’ils veulent entendre et occupe la niche politique la plus rentable du point de vue de ses intérêts du moment. Aujourd’hui son intérêt est, comme chez tous les Macronistes, de continuer à manger la bonne soupe du système, en saupoudrant tout cela de quelques déclas, de quelques mesures anecdotiques à destination de la niche visée.
Ceci étant, j’envie votre candeur
Une opportuniste ne coupe les subventions aux associations et ne ferme pas l’Agence économique régionale (ce qui est d’ailleurs inédit en France)
Christelle Morançais, Sarah Knafo, Marion Maréchal…. et si le salut venait par ces femmes ?
Ces 3 personnalités défendent-elles : l’État de droit, la liberté individuelle
le libre-échange, la limitation du pouvoir politique ?
Ces 3 personnalités de droite sont des démocrates, quand a JLM avec toute sa clique sedicieuses et mafieuse défend il l etat de droit, la liberté individuelle, le libre échange…..?????
Bien sûr, elle a raison, mais les opportunistes ont laissé le champ libre à une gauche extrémiste et violente qui lui mineront le terrain au maximum.
J’ai commencé ma (trop) courte liste des élus qui proposent de tailler dans la gabegie de l’état:
Lisnard
Morençais
Alloncle
Knafo
Tanguy
5 , ça ne fait pas un parti mais c’est deja plus que pour un bridge.
Propos lucides et courageux.
Que fait-elle aux côtés d’Edouard Philippe, étatiste forcené ?
Qu’elle rejoigne plutôt David Lisnard
En effet !
OUI OUI OUI !!! Lisnard mais surtout pas Philippe
Bravo.
Je ne comprends pas qu’elle soit supporter d’horizon. Le parti d’un mollasson, entre macronisme et LR. Aucune chance de redressement avec ces gens là . Les reconduire, reviendrait à les remettre dans leur cage d’engraissage.
Horizon:ligne imaginaire qui disparaît au fur et à mesure que l’on avance.
Ce qu’il faur à la France c’est un David Lisnard et une Christelle Morançais . A part cela je ne vois pas comment on pourra renverser la table . Mais , oui mais , que fait-elle avec Edouard Philippe , ce Macroniste de la première heure. C’est incompréhensible .
Seuls ils ne pourront absolument rien…..quant au retour a la réalité des franchouillards c est pas pour tout se suite sauf si une pointe vient leur chatouiller l échine!!
Edouard Philippe a voté communiste aux législatives de 2024, après être allé se faire adouber à la Fête de l’Huma… à un moment donné, il va falloir clarifier les positions ! … Personnellement, je me sens aujourd’hui plus proche de libéraux-conservateurs comme Ciotti et Knafo que de sociaux-démocrates en pleine dérive identitaire, xénophobe et factieuse. L’heure des choix et des responsabilités a sonné. L’honneur politique, cela se gagne en encaissant des coups pas en cirant des chaussures.
Horizon:ligne imaginaire qui disparaît au fur et à mesure que l’on avance.
Des personnalités françaises liberales existent mais encore faut il que nos franchouillards les élisent au niveau national
Franchement elles n auront aucune chance en 2027 qui sera une digne ressucee des municipales de 2026 avec du gratuit et du quoi qu il en coute a tous les étages
Que fait t’elle avec E P….
Très bonne question.
Ce serait intéressant de creuser.
Y a t’il un loup ?….