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samedi 10 octobre 2026

Russie : drones, sabotages et « loi Graham »

Temps de lecture : 2 minutes

Recevant vendredi à l’Elysée les principaux chefs de partis et candidats à la présidentielle, (quoique pas tous), qu’il avait convoqué en urgence jeudi soir, en présence des chefs des services de renseignement (fait très inhabituel), Emmanuel Macron a déclaré que la menace russe pesant sur l’Europe s’était intensifiée, ajoutant que l’agressivité affichée par Moscou était en train de changer.

En parallèle d’incidents qu’on peut facilement relier au Kremlin (comme un drone venu de Biélorussie abattu dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre au-dessus de la Lituanie par des chasseurs italiens de la police du ciel de l’Otan ; le tir de deux fusées éclairantes par une frégate russe en direction d’un hélicoptère militaire danois au-dessus des eaux internationales) se déroulent depuis dix jours des actions de sabotage troublantes : incendies à proximité de centrales électriques allemandes, déraillement d’un train aux Pays-Bas et d’un autre en Normandie après que des tuyaux d’acier ont été posés sur les voies.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a estimé jeudi, selon des évaluations de ses services de renseignements, que les plans de la Russie dans le cadre de sa guerre contre l’Ukraine incluent des frappes « hybrides » de drones et de missiles contre les alliés de Kiev en Europe. Autres faits troublants laissant se demander s’il ne se prépare pas quelque chose ; l’Allemagne a dépêché en urgence de manière inattendue, des unités militaires (légères) vers les États baltes mercredi et la Russie et la Biélorussie ont annoncé des manœuvres communes.

Autre élément important dans le bras de fer entre les Occidentaux et le Kremlin sur l’Ukraine ; le Congrès américain a donné mercredi son approbation finale à un projet de loi accordant au président Donald Trump de nouveaux pouvoirs pour imposer des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les marchandises en provenance des cinq principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes, au premier rang desquels la Chine et l’Inde, et jusqu’à 500 % sur les produits russes eux-mêmes. Le texte vise aussi la « flotte fantôme » des pétroliers qui contournent les sanctions. La législation, adoptée mercredi par la Chambre des représentants par 262 voix contre 159, a été saluée par des responsables ukrainiens. Elle avait été adoptée par le Sénat le 7 août par 86 voix contre 11. Le texte porte le nom de Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, en hommage au sénateur républicain mort brutalement en juillet dernier. Fait significatif, Donald Trump ne prévoit pas d’y mettre son veto. Il est vrai que cela lui donne le pouvoir d’instaurer des droits de douane à sa guise, son hobby favori, sur des importations…

Le Wall Street Journal salue cette adoption du texte porté par Lindsey Graham, instrument utile pour assécher le financement de la guerre de Poutine, ajoutant que les craintes d’un usage abusif des tarifs par Trump sont légitimes, mais que le texte prévoit des exceptions pour les alliés européens qui importent peu de gaz russe et réduisent leur dépendance.

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6 réponses

  1. « Recevant vendredi à l’Elysée les principaux… » ou comment se faire mousser ! C’est la seule méthode qu’il connaisse le freluquet de l’Élysée. D’autre part concernant le déraillement du train en Normandie, ce sont des bouts de rails pas de tuyaux (russes, je ne sais pas !)

    1. Oui c’est le gouvernement par la peur, un classique décrit par ORWEL dans 1984, utilisé par tous les « dirigeants » en difficultés au plan intérieur !

  2. Face à son bilan catastrophique, il nous refait le coup du chef de guerre, « rassemblons-nous, ce n’est pas le moment de nous diviser, la guerre est à nos portes, nous ne pouvons pas réduire les taxes sur les carburants » et bla-bla-bla et bla-bla-bla. Il a besoin d’un bouc-émissaire facile, d’un os à faire ronger à la populace. Pendant qu’ils parlent de ça, tout heureux de se faire mousser eux-mêmes, les médias ne parlent plus de son bilan (déjà qu’ils n’avaient pas l’intention d’en parler beaucoup…).

  3. Pourrait-on envisager une fourberie de notre très onéreux président ? À savoir une guerre avant les prochaines élections afin de « l’obliger «  à continuer sa présidence en toute légitimité ?

  4. « déraillement d’un train aux Pays-Bas et d’un autre en Normandie après que des tuyaux d’acier ont été posés sur les voies. »

    Un lourd morceau de rail dit on officiellement. Et pourquoi le train hollandais a t il déraillé ? de la ferraille sur les voies ?

  5. Ah nos molassons occidentaux toujours en train de faire de grandes déclarations mais absolument aucune action courageuse derrière
    En montrant nos faiblesses nous faisons le jeu de la violente petite frappe russe qui ne connaît que la force

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