Journal d'actualité libéral
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vendredi 23 janvier 2026

Se dirige-t-on vers un compromis territorial en Ukraine ?

Temps de lecture : 2 minutes

On semblait s’orienter jeudi soir sinon vers un compromis acceptable du moins vers des concessions territoriales que Kiev estimerait être obligé d’accepter au vu d’une situation militaire qui se dégrade inéluctablement.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a ainsi, pour la première fois, évoqué des abandons de territoires sans exprimer une fin de non-recevoir, quelques heures après que le chancelier allemand, Friedrich Merz, a évoqué une « concession territoriale » nécessaire, une première pour le dirigeant d’un important allié européen de Kiev. Le président ukrainien a révélé, sans autre commentaire, une proposition de la Maison-Blanche selon laquelle l’armée de Kiev abandonnerait sa ceinture de forteresses dans l’ouest de la région orientale du Donbass. Une prise de risque considérable pour Kiev, puisque l’armée russe s’y casse les dents depuis deux ans, et n’y progresse que de quelques dizaines de mètres par jour au prix de lourdes pertes. Mais Kiev doit aussi composer avec un taux de désertion qui serait actuellement élevé (les données précises sont couvertes par la censure militaire), et ne parvient pas à contre-attaquer. En échange, le Kremlin s’engagerait à ne pas déployer ses troupes dans la zone abandonnée par l’armée ukrainienne. On sait toutefois que les engagements du Kremlin ne valent généralement pas le papier sur lequel ils sont écrits, mais la Maison-Blanche pourrait se sentir humiliée (ou pas…) en cas de manquement de Moscou. Autre légère contrepartie, l’armée russe se retirerait des territoires qu’elle contrôle au nord ou centre-est, près de Kharkiv, Souma et Dniepropetrovsk. En tout état de cause, semblant ainsi s’inscrire dans une démarche de validation de ce plan, quoique bien sûr à regret, le président ukrainien a affirmé que tout devrait être validé par référendum. Reste à savoir si le Kremlin accepterait ce plan : cela serait surprenant au vu de ses exigence maximalistes, à savoir la conquête de l’intégralité du Donbass, mais aussi un changement de régime à Kiev.

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4 réponses

  1. Le nieme plan de paix deTrump en ukraine et au moyen Orient sans résultat pour le 1er et juste un cessez le feu pour le 2 ème qui s enlise gravement !!!!!
    Décidément Trump parle beaucoup et agit très peu….il se contente de faire du buzz le mal du monde occidental du XXI siècle par contre la Russie la chine la Turquie l iran…… poussent leurs pions sans vergogne!!!!!

  2. Offrons à Kraznov l’idée nobélisable d’imiter la principauté d’Andorre partagée pacifiquement depuis un millénaire entre les deux coprinces français et espagnol pour le plus grand bénéfice biculturel de leurs deux nations. Un membre de l’ONU fiscalement paradisiaque sans armée.
    Poutine coprince, ça brillerait dans son CV.

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