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mercredi 27 mai 2026

Friedrich Merz veut en finir avec l’Etat providence allemand

Temps de lecture : 2 minutes

Pendant que la France ne semble pas envisager un instant, tous bords politiques confondus, une remise en cause de son système social à la fois extrêmement coûteux et de moins en moins opérant, au-delà de quelques ajustements cosmétiques sur 2 % du total des dépenses publiques, l’Allemagne se remet en question.

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a dressé devant les députés, mercredi, un tableau sombre des menaces planant sur l’Allemagne, promettant « un automne des réformes » et appelant le pays à rester uni. « Notre pays se trouve à un tournant cet automne » et « il en va de l’avenir » de l’Allemagne, a déclaré le dirigeant conservateur, dans un discours au Bundestag, en pleine semaine de débat sur le budget 2025.

Premier constat du chancelier : « Notre liberté est menacée », une référence à la guerre menée par la Russie en Ukraine et aux tentatives de déstabilisation de l’UE par le Kremlin. « Nous avons vu à quel point cela peut devenir concret avec la violation de l’espace aérien polonais » par des drones russes la semaine dernière, a-t-il ajouté. Friedrich Merz a ensuite évoqué un « modèle économique sous pression », alors que la crise industrielle ne reflue pas dans la première économie européenne. Près de 160.000 travailleurs ont été licenciés au cours du mois écoulé. Dans ce contexte, « l’automne des réformes est déjà lancé et cela concerne notre Etat social », a-t-il assuré. Retraites, chômage, assurance-maladie … Le chancelier promet un modèle « plus juste » et moins coûteux, alors que l’opposition de gauche l’accuse de vouloir détricoter l’Etat providence allemand.

Des allègements fiscaux pour les entreprises allemandes

Pour relancer la croissance, l’ébauche de budget pour 2025 entérine l’augmentation massive des investissements publics pour rénover la défense et les infrastructures allemandes. A cela s’ajoute une série d’allègements fiscaux pour les entreprises adoptée pendant l’été, la plus importante depuis 15 ans, selon le chancelier.

Enfin, « notre cohésion est ouvertement remise en question » par des « forces politiques nationales et étrangères », a averti Friedrich Merz. Le chef de file des conservateurs s’efforce de contenir l’essor du parti d’extrême-droite AfD, principale force d’opposition arrivée deuxième aux élections législatives de février.

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2 réponses

  1. « tous bords politiques confondus », c’est faux, Reconquête est le seul parti à réclamer haut et fort la baisse des dépenses sociales, et pas que sociales car si on s’arrête là on n’arrivera pas à résorber déficit et dette.
    Ce n’est pas le 1er article qui oublie Reconquête, alors qu’il est le seul parti à score électoral à se rapprocher des idées libérales. C’est vraiment dommage de ne pas promouvoir leurs idées économiques et leurs dénonciations des abus qui pourtant obtiennent des résultats (voir la baisse par l’état des dépenses dans l’aide publique au développement, même si ce n’est que 2 milliards).

  2. Les réformes allemandes sont effectivement impensables en France car la pression démographique place les gouvernants dans une situation d’urgence permanente. Et pour ne rien arranger, les générations montantes (Nicolas-qui-paie souvent fonctionnaire passé 35/40 ans et Karim le chauffeur Uber) ont maintenant pleinement pris conscience qu’une bourgeoisie vieillissante (Chantal la Macroniste et Bernard le LR) a méthodiquement profité de l’occasion pour jouer toute sa vie à « Pile je gagne, face tu perds »…

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