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mercredi 11 mars 2026

Friedrich Merz : « Il faut réparer et raviver la confiance transatlantique » !

Temps de lecture : 2 minutes

Comment réparer la relation transatlantique fortement abimée par Donald Trump ? Et cela sur un fond de long irénisme des Européens, conscients depuis relativement peu de temps du fait que, comme l’écrivait Raymond Aron, « l’Histoire est tragique ».

Telle était la question principale en filigrane de la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich, ouverte vendredi dans la capitale de la Bavière, qui réunit plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement. Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé à « réparer » et « raviver » la confiance transatlantique ». « À l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul », a ajouté le chancelier allemand, un an après le discours conflictuel prononcé au même endroit par le vice-président américain JD Vance, qui avait reproché aux Européens de ne pas prendre suffisamment en main leur propre défense. Avant de se rendre au forum, Marco Rubio, secrétaire d’État américain, qui dirige cette année la délégation américaine, a admis que les relations avec l’Europe se trouvaient « à un moment décisif ». Considéré comme moins anti-européen (ce n’est pas très difficile) que JD Vance, il prendra la parole publiquement samedi.

Friedrich Merz, a aussi déclaré que l’ordre mondial d’après-guerre « n’existait plus », ce qui semble à la fois vrai, sous les coups de butoir des puissances « révisionnistes » (Chine, Russie, Iran, voire Turquie) et de la quasi-trahison de la Maison-Blanche, et faux dans la mesure où, à vrai dire, des remises en cause sans vergognes de l’ordre politique et juridique hérité de 1945 ont abondé, surtout de la part de Moscou. Le chancelier allemand a également indiqué avoir « entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne ». La France est le seul pays en Europe, avec le Royaume-Uni, à être doté de la bombe atomique. La possibilité de faire bénéficier d’autres pays européens de la dissuasion nucléaire française s’est renforcée ces derniers mois face à leur crainte de ne plus pouvoir compter, à l’avenir, sur le parapluie américain qui protège actuellement toute l’Europe.

Selon Friedrich Merz, la guerre en Ukraine, qui va entrer dans sa cinquième année, « ne prendra fin qu’une fois que la Russie sera épuisée, au moins économiquement, voire militairement ». « Nous approchons de ce moment, mais nous n’y sommes pas encore », a-t-il dit.

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7 réponses

  1. Comme a dit de Gaule, « Les états n’ont pas d’amis ils n’ont que des intérêts »… souvenons nous en, si non la réalité le fera! Toutes ces belles intentions ne sont que gesticulations, Trump nous l’a rappelé, remercions le plutôt que de tenter de retomber dans l’illusion!

  2. Je ne comprends pas comment certains en sont encore à soutenir l’euro-socialisme en lieu et place de la réforme occidentale trumpienne… JD Vance a parfaitement eu raison de secouer les Européens. Et F. Merz a raison de dire qu’il faut maintenir et vivifier le lien transatlantique. A ce sujet, les industriels allemands (Merz) et italiens (Meloni) semblent plus réalistes que les socialo-affairistes anglais (Starmer) et français (Macron). Merz a également raison de souligner que ni l’Europe ni l’Amérique ne pourront faire cavalier-seul dans le monde de demain : il serait donc temps que les Européens prennent en compte aussi bien leurs partenaires américains que l’aspiration populaire massive à un renouveau culturel et libéral.

  3. Il est exact que l’ordre mondial de l’après guerre n’existe plus. Si nous n’y prenons garde, Les USA, la Chine et la Russie auront tôt fait de s’entendre sur le dos de l’Europe. L’attitude le la Turquie (candidate à l’Europe) est intéressante.
    La France dispose de l’arme nucléaire qui doit rester Française, dans une Europe dont le moins qu’on puisse dire est qu’en privilégiant le matériel Américain certains de ses membres ne semblent pas se diriger vers une force Européenne.

    1. Le matériel américain est moins cher et dans le cas du F35 le plus avancé. Vos récriminations ont pour but de vendre le français à la place!

  4. Une conférence de Munich c’est toujours une conférence de trop.
    Quant à l’inertie européenne, il serait temps de la secouer et de vraiment cesser les lubies climatiques du genre « green deal »; il serait aussi temps que l’Allemagne cesse de miner les politiques énergétiques de ses voisins en abandonnant plus rapidement leur suicidaire « Energiewende » et que la France s’affranchisse des règles du marché européen de l’électricité, comme l’ont fait l’Espagne (certes pour des raisons débiles encore plus éco-socialistes) et le Portugal.
    Notre civilisation reste occidentale et d’inspiration chrétienne, il convient de pouvoir l’affirmer sans être systématiquement réduit à « l’extrême droite ».

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