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dimanche 31 mai 2026

Sécurité pour l’Ukraine : des plans sur la comète sans un accord de paix préalable

Temps de lecture : 2 minutes

La « coalition des volontaires », constituée au printemps à l’initiative de Paris et Londres, des pays se disant prêts à participer à une force de « réassurance » au profit de l’Ukraine en cas d’accord de paix, s’est réunie en présentiel ainsi qu’en distanciel, jeudi, à Paris. Certes, vingt-six pays, essentiellement européens, se sont « engagés » à participer à cette force militaire très particulière, puisqu’elle ne serait pas conçue pour s’interposer en cas de reprise des hostilités mais serait censée jouer un rôle dissuasif vis-à-vis du Kremlin par sa seule présence. Pour éviter d’intervenir en tant que co-belligérants face à une puissance nucléaire, la Russie, tous conviennent que cela serait seulement le cadre d’un futur accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Ce qui réduit la probabilité qu’elle soit effectivement déployée à presque zéro, puisque d’une part le Kremlin se montre déterminé à continuer la guerre coûte que coûte jusqu’à la soumission de l’Ukraine, d’autre part cet accord de paix prévoirait forcément quelles troupes non parties au conflit seraient autorisées à être déployées, où et en quelles quantités. Très peu vraisemblable que le Kremlin, sauf défaite, accepte que des troupes de l’OTAN soient déployées dans ce cadre sur le territoire ukrainien…

Ce qui n’a pas empêché le président français, Emmanuel Macron, de se réjouir de cet engagement à être « présents sur le sol, en mer ou dans les airs ». Après un échange en visioconférence avec Donald Trump, il a assuré que le « soutien américain » à ces « garanties de sécurité » pour Kiev serait finalisé « dans les prochains jours ». Emmanuel Macron a aussi dit que les Européens prendraient de nouvelles sanctions « en lien avec les Etats-Unis » si Moscou continue de refuser la paix. Initiative qui a plus de chance de peser sur le conflit que cette coalition des volontaires pour la galerie, même s’il est loin d’être acquis que  des sanctions économiques renforcées fassentfléchir le Kremlin. L’Union européenne a déjà pris 19 paquets de sanctions, dont les derniers ont été très robustes, mais Vladimir Poutine semble déterminé à continuer la guerre même si elle affecte très gravement l’économie de son pays. Donald Trump a aussi déclaré, jeudi matin, qu’il « va se passer quelque chose » si Vladimir Poutine ne se montre pas prêt à la paix. Menace déjà brandie à maintes reprises par la Maison Blanche, sans jamais aucun effet.

Illustration de couverture conférence de presse d’Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, capture d’écran ©LCI YouTube

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3 réponses

  1. Est-ce qu’un jour l’avis des Français – bien préoccupés par d’autres souci certes plus terre à terre et pas du niveau de notre président – sera sollicité sur les initiatives personnelles d’un président ne bénéficiant plus de l’adhésion majoritaire des citoyens ?

  2. Rien n’arrêtera le colonel du KGB Poutine car ce qu’il veut c’est annexer l’ensemble de l’Ukraine. Il veut reconstituer l’empire russe et en devenir le tsar! Les européens continuent leur aveuglement malgré les avertissements des pays de l’est.

  3. Macron évolue dans un monde virtuel. De prétendu interlocuteur de Poutine au début du conflit (avec ses ridicules appels téléphoniques et sa prétention à influencer le dictateur russe), il est passé à va-t-en-guerre.
    Ce type est un pantin pathétique et il est grand temps qu’il dégage.

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