Plus de 200 000 colis contrôlés, des ministres sur le tarmac de Roissy, une « opération d’envergure exceptionnelle » : le gouvernement a jugé bon de mobiliser la répression des fraudes, les douanes et la gendarmerie contre Shein, géant chinois de la fast fashion. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a vanté la « détermination du gouvernement à rétablir l’équité entre tous les acteurs économiques » et à « protéger les consommateurs ». Éric Piolle, le maire de Grenoble, s’y est mis, lui aussi. Il considère que Shein incarne « les pires dérives de l’ultra fast-fashion : exploitation humaine, désastre environnemental, surconsommation à outrance »… Il est vrai que la marque s’est retrouvée au cœur d’un scandale : le 31 octobre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a constaté que des poupées à caractère pédopornographique étaient mises en vente sur le site de e-commerce. Elles ont été rapidement retirées, ce qui est une bonne chose. Faut-il pour autant fermer la plateforme en France ?
Ce scandale mis à part, nos hommes politiques oublient une chose : le succès de Shein s’explique avant tout par ses prix imbattables par rapport à la concurrence. Le véritable scandale n’est pas que des Français achètent des vêtements à bas coût, mais que leurs impôts, leurs factures et leurs cotisations ne cessent d’augmenter pendant que les services publics se dégradent. La lutte contre Shein est un écran de fumée commode : pendant qu’on contrôle des colis à Roissy et qu’on déclare du vernis à ongle « non conforme », la dette se creuse, la productivité du travail est en berne depuis la pandémie et les Français continuent de crouler sous le poids des prélèvements obligatoires. Ce lamentable sketch en dit long sur les priorités de nos représentants : ce n’est pas une plateforme chinoise qui menace la France, mais la myopie budgétaire et réglementaire de ceux qui la gouvernent.
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4 réponses
Je ne comprend pas, reportage TV sur les contrôles à Roissy; 80% des colis non conformes, 24H00 après, tout est conforme. Il faudra m’expliquer.
Si l’administration était si véloce, non serions dans un eldorado. Cherchez l’erreur!
si Éric Piolle, …, s’y est mis, lui aussi. alors nous voilà sauvés.
(mais où allons-nous bien pouvoir acheter des armes de catégorie A si Shein n’en vend plus non plus ?)
Honte d’un pays qui ne comprend plus ce qu’est une entreprise.
Ce qu’est une dette.
Ce qu’est un placement.
Ce qu’est la création de valeur.
On oppose les riches aux pauvres, les patrons aux salariés,
les grands aux petits.
Comme si la réussite de l’un devait forcément se faire au
détriment de l’autre.
Comme si diviser, c’était gouverner.
On ne fait plus de politique économique.
On fait de la thérapie collective.
Chaque loi ressemble à une séance de psy pour apaiser la
jalousie nationale.
La politique française est devenue un concours de slogans
Taxons ceux qui réussissent
Punissons ceux qui produisent
Freinons ceux qui avancent
Et pendant ce temps-là, les vraies questions : la compétitivité,
la dette, l’emploi restent sous le tapis.
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4 réponses
Je ne comprend pas, reportage TV sur les contrôles à Roissy; 80% des colis non conformes, 24H00 après, tout est conforme. Il faudra m’expliquer.
Si l’administration était si véloce, non serions dans un eldorado. Cherchez l’erreur!
si Éric Piolle, …, s’y est mis, lui aussi. alors nous voilà sauvés.
(mais où allons-nous bien pouvoir acheter des armes de catégorie A si Shein n’en vend plus non plus ?)
Honte d’un pays qui ne comprend plus ce qu’est une entreprise.
Ce qu’est une dette.
Ce qu’est un placement.
Ce qu’est la création de valeur.
On oppose les riches aux pauvres, les patrons aux salariés,
les grands aux petits.
Comme si la réussite de l’un devait forcément se faire au
détriment de l’autre.
Comme si diviser, c’était gouverner.
On ne fait plus de politique économique.
On fait de la thérapie collective.
Chaque loi ressemble à une séance de psy pour apaiser la
jalousie nationale.
La politique française est devenue un concours de slogans
Taxons ceux qui réussissent
Punissons ceux qui produisent
Freinons ceux qui avancent
Et pendant ce temps-là, les vraies questions : la compétitivité,
la dette, l’emploi restent sous le tapis.
De Montchalin et Papin au comble du ridicule.