La presse française est dithyrambique après le Sommet du G 20. « Le choc de confiance, titre Les Echos ; pour Le Figaro, il s’agit, ni plus ni moins d’un « Accord mondial pour un nouveau capitalisme » ; même le quotidien Libération semble très satisfait : « Un compromis historique pour une crise exceptionnelle ».
La presse française est dithyrambique après le Sommet du G 20. « Le choc de confiance, titre Les Echos ; pour Le Figaro, il s’agit, ni plus ni moins d’un « Accord mondial pour un nouveau capitalisme » ; même le quotidien Libération semble très satisfait : « Un compromis historique pour une crise exceptionnelle ».
ues et financières. Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Et elles ne sont pas très réjouissantes pour les contribuables des pays développés. Leurs dirigeants réunis à Londres pour « sauver la planète » n’ont pas trouvé d’autres moyens de le faire qu’en distribuant encore plus d’argent. Il est vrai que ce n’est pas leur argent mais celui des contribuables. Des chiffres qui donnent le tournis, voici ce qu’il faut surtout retenir de ce Sommet : plus de Mille Milliards de dollars seront affectés à la relance économique par l’intermédiaire du FMI (Fonds Monétaire International) qui verra ainsi son budget multiplié par trois.
Depuis le début de la crise actuelle, le FMI a déjà distribué plus de 50 Mds de dollars avec plus ou moins de succès (plutôt moins que plus). La monnaie de certains pays comme la Serbie et la Hongrie s’est stabilisé, par contre celles de l’Ukraine et de la Biélorussie ne cesse de chuter malgré les milliards de dollars injectés. L’objectif n’a donc pas été atteint. Plus grave encore est le fait que l’argent qui sera distribué par le FMI n’est pas accompagné de conditions de réforme. Les pays seront arrosés de milliards de dollars sans que des contreparties soient demandées. L’impact économique à moyen terme de l’arrosage est donc nul… C’est ce qui s’est passé d’ailleurs à la fin des années 1990 lorsque le FMI a distribué plusieurs milliards à la Russie et au Brésil.
Les dirigeants présents à Londres, si prompts à condamner les salaires et les bonus des patrons, n’ont rien dit du poste en or du directeur du FMI, le grand bénéficiaire de tous ces milliards : 500 000 dollars de salaire annuel non-imposable (sans compter les autres avantages) et 80 000 dollars de retraite annuelle après seulement 3 années de travail. Le tout payé entièrement par les contribuables.
Parallèlement, de nombreux dictateurs africains doivent se frotter les mains après la réunion de Londres. En effet, le G20 a décidé d’accorder au moins une centaine de milliards de dollars supplémentaires à la Banque Mondiale (ce qui représente plus de trois fois son budget annuel !) pour de programmes d’aide dans les pays en voie de développement, en particulier en Afrique où la Banque Africaine pour le Développement redistribue l’argent de la Banque Mondiale. Inutile de préciser que les destinations de toutes ces dizaines de milliards sont très vaguement connues…
Pour « lutter contre la crise », les politiques ont donc préféré s’attaquer aux paradis fiscaux, réglementer les hedge-funds et dépouiller encore plus les contribuables. C’est-à-dire tous ceux qui ne sont pour rien dans cette crise.
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