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samedi 17 janvier 2026

Tesla fait mieux que l’État

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Cédric O, socialiste proche de Dominique Strauss-Kahn, de Pierre Moscovici et du think tank Terra Nova, a, comme il va de soi, rejoint Emmanuel Macron en 2017 qui en fera un de ses conseillers, puis son secrétaire d’État chargé du Numérique entre 2019 et 2022.

Aujourd’hui recasé à l’Agence spatiale européenne (ESA), il s’est confié au média en ligne Maddyness. Sans surprise, il se dit « persuadé que l’État a un rôle décisif à jouer » tant dans le soutien à l’écosystème du numérique français que dans sa « régulation » (mot mal traduit de l’anglais : regulation signifie réglementation).

Il affirme, par ailleurs, qu’en France, « nous avons peur de tout : du changement climatique, du bouleversement du travail, de l’immigration, du fanatisme religieux, des OGM, de l’ensauvagement de la société, de la captation de ses données personnelles… », mais il n’en tire pas les bonnes conclusions. Car c’est bien, en partie, parce que l’État – et plus largement l’Union européenne – intervient pour « protéger » à outrance – du principe de précaution constitutionnalisé au récent RGPD – que l’on innove moins qu’ailleurs.

Aujourd’hui, les autorités ne cherchent-elles pas à réglementer l’intelligence artificielle (IA) ? Cédric O critique d’ailleurs la position du Parlement européen à ce sujet. Il n’a pas peur de dire que si son texte est adopté, il « mettrait fin à tout espoir de développement de technologies et d’entreprises européennes en matière d’IA générative ».

Il défend la « régulation », mais il est obligé d’admettre que dans le monde numérique, « le standard est la plupart du temps fixé par le leader : Facebook a eu plus d’impact sur les démocraties qu’à peu près n’importe quel État. Amazon fixe les standards du commerce, Google ou Twitter ceux de l’information, etc. Et cela n’est pas vrai que pour le numérique, puisque, comme le dit Cédric O, « Tesla a fait beaucoup plus pour la transition énergétique que beaucoup de politiques publiques ».

Mais ce n’est sûrement pas en réglementant à tout-va (en « régulant  » dirait Cédric O) et en taxant frénétiquement que nous donnerons naissance à des Big Tech ! Rappelons qu’aucune société française ne se trouve dans le classement des 50 entreprises les plus innovantes dans le monde.

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