Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril, la veille d’un retour de vacances, les équipes d’entretien de l’Autoroute A13 se sont aperçu qu’une fissure, de 50 à 80 centimètres de profondeur selon les endroits, barrait la chaussée de l’A13 à Saint-Cloud. La circulation a été interrompue dans les deux sens entre Paris et Vaucresson sur cette voie qui relie la capitale à Rouen et Caen. On imagine les bouchons !
On imagine aussi les critiques qui auraient fusé si l’autoroute défectueuse avait été gérée par un concessionnaire privé. Mais de Paris à Orgeval, le gestionnaire de l’autoroute est l’Etat français. De telles fissures sont-elles vraiment apparues sans prévenir ? L’entretien ne laissait-t-il pas à désirer ?
Les enquêtes qui suivront diront peut-être si de meilleurs travaux d’entretien auraient pu éviter cet incident grave et perturbateur. Mais celui-ci montre une fois de plus que l’Etat n’a pas à faire tous les métiers et qu’il vaut mieux, comme il le fait pour la plupart des autoroutes, confier l’entretien à des concessionnaires privés quand bien même on ne saurait exclure qu’ils puissent occasionnellement connaître ce type de difficultés.
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8 réponses
La réponse est dans la question : il n’y a jamais de fissures sur les autoroutes privées…
A force de vouloir s’occuper de tout, l’État ne s’occupe plus de rien, tous les services publics sont en déshérence !
Et s’il s’intéressait à la santé publique (en laissant les médecins libéraux travailler sans les administrer lourdement), à la sécurité (au lieu de laisser se généraliser l’insécurité et l’impunité)et à la défense (l’expérience Poutine a montré que la bombe atomique n’empêche pas la guerre traditionnelle, elle la facilite, et nous sommes nus), la diplomatie (le gros malin qui dirige le pays nous a mis à dos le monde entier), etc. ?
Il est temps que le régalien soit restauré et que les dérapages étatiques nuisibles soient jugulés (cf. l’audiovisuel étatique payé à la fois par nos impôts et la publicité, entrave à la concurrence).
L’État doit se concentrer sur le régalien, c’est bien vrai.
Mais, alors, question : est-ce que l’aménagement des voies de circulation, et donc du territoire, est un domaine régalien ou pas ? Pour ma part, je considère qu’il l’est, indubitablement.
L’ouverture à la concurrence des réseaux ferrés français le montrent : loin de régler le problème des petites lignes, comme on nous le promettait la main sur le cœur, les entreprises privées n’ont investi que les lignes les plus rentables ; laisser l’aménagement du territoire répondre à une telle logique serait un manquement envers le citoyen.
Pour une fois, désaccord sur cet exemple particulier de l’A13.
Que les routes soient globalement mal entretenues (en tout cas irrégulièrement), c’est un fait que je ne connais que trop bien. La route est la variable d’ajustement des entités publiques, état comme collectivités. Quand l’argent baisse, on coupe d’abord le budget « routes ». Il en résulte que le patrimoine voit se succéder des séries de « bonnes » et de « mauvaises » années, avec pour résultat un état dégradé du réseau principal, et parfois catastrophique des réseaux secondaires.
Mais dans le cas d’espèce, l’incident de l’A13 est très probablement un phénomène de vieillissement naturel que la surveillance des fissures a pu détecter à temps.
La fissure est apparue dans une zone de transition entre un viaduc et la terre ferme. ces zones sont hélas propices à des tassements différentiels du sol, d’autant plus si la route est ancienne et très circulée, ce qui est le cas ici. Rien, absolument rien, ne peut empêcher ce tassement. Pire encore, si des alternances de temps humide et de temps sec prolongé surviennent, le risque de formation de cavités souterraine par « évacuation des fines » (les composantes les plus fines du sol sont en quelques sortes « séchées puis lavées »), la hantise des gestionnaires de réseau, qu’on détecte uniquement… lors de la formation précoce de grandes fissures, ou l’apparition de petits trous à la surface de la chaussée. Dans ces cas là, pas à hésiter, il faut agir tout de suite pour contrôler et si nécessaire réparer en urgence. Quitte à fermer une grosse route au mauvais moment.
Je ne connais de l’incident que ce qu’en a dit la presse, donc j’ignore si mon hypothèse est exacte, mais le fait que la fissure ait été repérée à temps, et a fortiori… Lors de travaux d’entretien de nuit, est plutôt un signe qu’en l’espèce, la DIRIF a fait son boulot a) de surveillance b) de réaction au désordre – correctement.
Bonjour
les caractéristiques d’une fissure sont la largeur et la longueur ,la profondeur étant difficile à apprécier. Il est normal et rassurant que la surveillance ait détecté cette fissure: une structure privée n’aurait pas fait mieux. Il est peu probable que les causes soit un défaut d’entretien mais plutôt les restes des intempéries car le colmatage des fissures est dans le catalogue des réparations fréquentes pour stopper les infiltrations d’eau. Le principe de précaution impose donc une réparation malgré une gêne de la circulation. Quel serait votre commentaire si on avait ignoré cet incident et qu’un accident se produise!
Les motards réclament un contrôle technique des routes de france avec obligation de remise en état, sous peine d’interdiction de gouverner. Seront ils entendus ?
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8 réponses
La réponse est dans la question : il n’y a jamais de fissures sur les autoroutes privées…
A force de vouloir s’occuper de tout, l’État ne s’occupe plus de rien, tous les services publics sont en déshérence !
Et s’il s’intéressait à la santé publique (en laissant les médecins libéraux travailler sans les administrer lourdement), à la sécurité (au lieu de laisser se généraliser l’insécurité et l’impunité)et à la défense (l’expérience Poutine a montré que la bombe atomique n’empêche pas la guerre traditionnelle, elle la facilite, et nous sommes nus), la diplomatie (le gros malin qui dirige le pays nous a mis à dos le monde entier), etc. ?
Il est temps que le régalien soit restauré et que les dérapages étatiques nuisibles soient jugulés (cf. l’audiovisuel étatique payé à la fois par nos impôts et la publicité, entrave à la concurrence).
L’État doit se concentrer sur le régalien, c’est bien vrai.
Mais, alors, question : est-ce que l’aménagement des voies de circulation, et donc du territoire, est un domaine régalien ou pas ? Pour ma part, je considère qu’il l’est, indubitablement.
L’ouverture à la concurrence des réseaux ferrés français le montrent : loin de régler le problème des petites lignes, comme on nous le promettait la main sur le cœur, les entreprises privées n’ont investi que les lignes les plus rentables ; laisser l’aménagement du territoire répondre à une telle logique serait un manquement envers le citoyen.
ce sont les entreprises privées qui livrent au fin fond de la France et installe les câbles, entre autres…
Pour une fois, désaccord sur cet exemple particulier de l’A13.
Que les routes soient globalement mal entretenues (en tout cas irrégulièrement), c’est un fait que je ne connais que trop bien. La route est la variable d’ajustement des entités publiques, état comme collectivités. Quand l’argent baisse, on coupe d’abord le budget « routes ». Il en résulte que le patrimoine voit se succéder des séries de « bonnes » et de « mauvaises » années, avec pour résultat un état dégradé du réseau principal, et parfois catastrophique des réseaux secondaires.
Mais dans le cas d’espèce, l’incident de l’A13 est très probablement un phénomène de vieillissement naturel que la surveillance des fissures a pu détecter à temps.
La fissure est apparue dans une zone de transition entre un viaduc et la terre ferme. ces zones sont hélas propices à des tassements différentiels du sol, d’autant plus si la route est ancienne et très circulée, ce qui est le cas ici. Rien, absolument rien, ne peut empêcher ce tassement. Pire encore, si des alternances de temps humide et de temps sec prolongé surviennent, le risque de formation de cavités souterraine par « évacuation des fines » (les composantes les plus fines du sol sont en quelques sortes « séchées puis lavées »), la hantise des gestionnaires de réseau, qu’on détecte uniquement… lors de la formation précoce de grandes fissures, ou l’apparition de petits trous à la surface de la chaussée. Dans ces cas là, pas à hésiter, il faut agir tout de suite pour contrôler et si nécessaire réparer en urgence. Quitte à fermer une grosse route au mauvais moment.
Je ne connais de l’incident que ce qu’en a dit la presse, donc j’ignore si mon hypothèse est exacte, mais le fait que la fissure ait été repérée à temps, et a fortiori… Lors de travaux d’entretien de nuit, est plutôt un signe qu’en l’espèce, la DIRIF a fait son boulot a) de surveillance b) de réaction au désordre – correctement.
I agree with you §§§
Bonjour
les caractéristiques d’une fissure sont la largeur et la longueur ,la profondeur étant difficile à apprécier. Il est normal et rassurant que la surveillance ait détecté cette fissure: une structure privée n’aurait pas fait mieux. Il est peu probable que les causes soit un défaut d’entretien mais plutôt les restes des intempéries car le colmatage des fissures est dans le catalogue des réparations fréquentes pour stopper les infiltrations d’eau. Le principe de précaution impose donc une réparation malgré une gêne de la circulation. Quel serait votre commentaire si on avait ignoré cet incident et qu’un accident se produise!
Les motards réclament un contrôle technique des routes de france avec obligation de remise en état, sous peine d’interdiction de gouverner. Seront ils entendus ?
Excellent !
À élargir à toute l’Europe